Les Hauts de Hurle-Vent – Emily Brontë

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Résumé : Les Hauts de Hurle-Vent sont des terres balayées par les vents du nord. Une famille y vivait, heureuse, quand un jeune bohémien attira le malheur. Mr. Earnshaw avait adopté et aimé Heathcliff. Mais ses enfants l’ont méprisé. Cachant son amour pour Catherine, la fille de son bienfaiteur, Heathcliff prépare une vengeance diabolique. Il s’approprie la fortune de la famille et réduit les héritiers en esclavage. La malédiction pèsera sur toute la descendance jusqu’au jour où la fille de Catherine aimera à son tour un être misérable et fruste. Ce roman anglais, le plus célèbre du XIXe siècle à nos jours, a été écrit par une jeune fille qui vivait avec ses soeurs au milieu des landes de bruyère. Elle ne connut jamais cette passion violente ni cette haine destructrice. Elle imagina tout, même le fantôme de la femme aimée revenant tourmenter l’orgueilleux qui l’a tuée.


Mon avis : 5/5

Nombre de pages : 413
Éditeur : Le Livre de Poche
Collection : Classique
Langue : Français
Prix : 5.60 €

Cette année, sur les conseils de ma tante j’ai lu « Les Hauts de Hurle-Vent ». « Tu verras, c’est un livre magnifique, sombre mais plein d’émotions »m’a t-elle dit. Et je n’ai qu’une chose à dire : Elle avait raison ! J’ai adoré baignée dans une atmosphère sombre et pesante. Je connaissais ce roman seulement de titre. Du coup ça a été pour moi une véritable surprise et révélation. L’ambiance n’a strictement rien à voir avec un livre de Jane Austen. Je dis ça car j’avais dans l’idée que c’était le même style. Grosse erreur…

Cependant, même si le style est totalement différent, ça ne m’empêche pas d’aimer autant Emily Brontë que Jane Austen. On ne peut les comparer. Elles ont toutes les deux leurs façons d’écrire sur l’amour et leurs propres univers.

Ce que j’ai aimé dans « Les Hauts de Hurlevent » c’est surtout les personnages. Complexes et imparfaits. Ils ont des défauts et sont par moment faibles (souvent pour certains). Ce roman n’est pas une histoire d’amour banale et encore moins un conte de fée. Ce qui est troublant avec les personnages c’est qu’on les aime autant qu’on les déteste. Pendant ma lecture je me disais « Quelle horreur ce Heathcliff » et puis quelques pages plus tard j’avais envie de le prendre dans mes bras pour le réconforter. Et je vous jure que je n’ai pas une tendance au syndrome de Stockholm où à la schizophrénie. Il est facile de tomber sous le charme d’un Mister Darcy ou d’une Lizzy Bennett, mais aimer Cathy et Heathcliff c’est ce qui fait la force d’Emily Bronte. Elle a su écrire ce roman d’une façon telle que leurs actes les plus répréhensibles (et il y en a) ne changent en rien ce qu’on ressent pour eux. Nous faire aimer des âmes noires, beau travail Emily !

Souvent dans les histoires on félicite le héros d’avoir fait le bon choix. Vous connaissez tous ce genre de scènes où l’héroïne s’enfuit alors qu’elle est sur le point de se marier, et ce afin de rejoindre l’homme qu’elle aime vraiment. Ou encore lorsque le garçon vient récupérer sa dulcinée à l’aéroport en courant au milieu de la foule. On trouve toujours ça d’un romantisme fou, mais en même temps on se dit aussi que ce n’est franchement pas crédible. Oubliez tout ce que vous connaissez du romantisme avec « Les hauts de Hurle-Vent ». Dans ce roman on découvre des personnages dont l’amour les ronge d’une façon tellement puissante que ça les plonge dans le plus profond des désespoirs, voire dans la folie. Ici les rendez vous sont souvent, pour ne pas dire toujours, manqués, les rapports complexes et les choix indécis.

Heathcliff a Catherine dans la peau. Elle est sa vie, son monde, son âme. Et cet amour ne peut qu’être beau à regarder. Mais en même temps il fait naitre en lui une haine proche de la folie lorsque cette dernière lui échappe. Quant à Catherine, elle n’est pas une jolie et gentille jeune fille. Elle a des défauts et un un coté « Je veux tout » tout en n’étant jamais sure de ce qu’elle veut vraiment. Elle ne sait jamais comment agir. Finalement elle est comme nous, elle ne fait pas toujours les bons choix, et le regrette souvent.

Cette histoire est une des romances les plus bouleversantes de la littérature classique. Elle vous poursuit longtemps après avoir fermé le livre. Vous ne pouvez vous empêcher de vous la repasser en boucle dans la tête. Les personnages sont montrés dans leurs aspects les plus sombres mais aussi les plus beaux, ce qui ne peut que les rendre encore plus réalistes,  et fait qu’on a l’impression de les connaitre.

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Et puis il y a les paysages ! « Les Hauts de Hurle-Vent » c’est avant tout un domaine encerclé d’une nature presque sauvage et souvent violente. On ressent cette histoire sombre que vivent les héros à travers la description des paysages. On est loin de l’Angleterre romantique de Jane Austen. Ici l’ambiance est plus noire et complexe. Emilie Brontë est vraiment très forte, elle arrive à exprimer la complexité de l’histoire à travers chaque élément. Le temps, les personnages, les actions, les décors, la nature… tout est utile à l’intrigue.

En conclusion « Les hauts de Hurle-Vent » m’a complètement chamboulée, et je conseille cette lecture à tous !

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