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Le Fait Du Prince – Amélie Nothomb

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Résumé : Un homme vole l’identité d’un inconnu. « Il y a un instant , entre la 15ème et la 16eme gorgée de champagne où tout homme est un aristocrate ».


Mon avis : 2/5

Nombre de pages : 160
Éditeur : Le Livre de Poche
Collection : Littérature & Documents
Langue : Français
Prix : 5 €

« Le Fait du Prince » avait toutes les clés en main pour faire un très bon livre. Tout commence lors d’une réception. Baptiste,  le personnage principal, discute avec l’un des invités. Ce dernier lui explique la conduite à avoir lorsque quelqu’un meurt chez vous. Selon lui, il ne faut surtout pas appeler les urgences, car nous serions tout de suite mis dans la catégorie des « possibles meurtriers ». Au contraire, il faut emmener le mort dans un taxi, expliquant qu’il a perdu connaissance et demander à être conduit dans l’hôpital le plus proche. On pourra alors découvrir dans les journaux « L’individu est mort pendant qu’on le conduisait à l’hôpital » et vous serez exempt de tout doute.

Le lendemain Baptiste est seul chez lui lorsqu’un homme demande à entrer afin de téléphoner, expliquant que sa voiture est en panne et qu’il n’a pas trouvé de cabine téléphonique. Une fois le combiné en main, son interlocuteur a à peine le temps de dire « Allo » que cet inconnu tombe raide mort. Baptiste repense alors à sa discussion de la veille. Il tourne et retourne toutes les possibilités qui s’offrent à lui. Finissant par conclure que ce cadavre dans son appartement doit être vu comme une chance. En effet, l’homme et Baptiste ont la même corpulence et la même couleur de cheveux. Une fois la putréfaction entamée, il serait difficile de faire la différence entre l’un et l’autre.

Baptiste décide alors de changer d’identité. Dorénavant il sera « le mort », un suédois nommé Olaf Sildur. Jusque là, l’histoire, certes complètement folle, tient la route. Qui n’a jamais rêvé changer de vie. Baptiste abandonne tout et rien à la fois. Sans réelles attaches, il est heureux de recommencer à vivre.

Il embarque dans la sublime Jaguar d’Olaf, et réalise qu’elle n’est pas du tout en panne, et qu’une cabine téléphonique était juste à coté. S’en suit des tas de réflexions sur l’identité du mort. Baptiste se rend chez lui à Versailles, et découvre un train de vie peu ordinaire. Une piscine remplie de champagne, des passages secrets et de l’argent en masse. Il rencontre même la femme (et nouvellement veuve, sans qu’elle le sache) d’Olaf. Une sublime brune de 25 ans, ancienne toxico, et au comportement très étrange.

Arrivée à ce moment là de l’intrigue, des tas de questions tournent dans notre tête : Qui est Olaf ? Sa mort était elle un accident ? Que va t-il arriver à Baptiste ? Malheureusement les réponses sont bâclées, voire inexistantes. Une fin qui ne m’a donc pas satisfaite. L’intrigue prend des chemins invraisemblables, et nous laisse un sentiment de déception.

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The Blind Side

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Résumé : Plongée dans l’univers du football américain. Au Tennessee, Michael Oher, un jeune noir américain, trouve sa voie grâce à l’amour de sa famille adoptive et à son talent pour le football.


Mon avis : 4/5

Si vous aimez les belles histoires, et encore plus lorsqu’elles sont tirées d’une histoire vraie, regardez « The Blind Side ». Ce film, qui a valu à Sandra Bullock l’oscar de la meilleure actrice l’année dernière est fort en émotion. Il raconte l’histoire de Michael, un jeune homme de 17 ans sans réelles attaches. Sa mère est une toxicomane au nombre impressionnant d’enfants (tous de pères différents, ou presque), et son père, il ne l’a jamais connu. Mickael, alias Big Mike, passe alors de famille d’accueil en famille d’accueil jusqu’à finir à être livré à lui-même. Seul, sans toit au dessus de la tête et sans avenir. Jusqu’au jour où il est envoyé dans un lycée des beaux quartiers de Memphis.

Michael

Michael

Toujours plus seul, au milieu d’enfants de bonnes familles, un soir, alors qu’il se rend au gymnase afin d’y trouver refuge, il tombe sur la famille Tuohy. Leight Anne, la mère, décide de l’héberger. S’en suit une formidable relation entre Michael et cette famille. Il découvre enfin le vrai sens du mot « aimer ».

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Il reprend ainsi confiance en lui et va jusqu’à rentrer dans l’équipe de foot de son lycée et en devenir le leader. Aidé par sa nouvelle mère à mettre toutes ses qualités en avant, il fini par être demandé par toutes les plus grandes universités pour ses qualités sportives mais il doit remonter sa moyenne. Une mission qui semble quasi impossible, mais Michael Oher n’est pas comme tout le monde, prêt à tout pour s’en sortir, et entouré des meilleurs personnes, il va tout faire pour avoir son diplôme de fin d’année et se construire un avenir.

Ce film est une magnifique leçon de vie. Il nous prouve que derrière chaque personne se cachent des tas de possibilités. Michael aurait pu voir son nom s’ajouter à la liste des « mauvais gars » que l’on retrouve en première page des journaux. Mais parce-qu’il a eu la chance de croiser le chemin des bonnes personnes, il a réussi !

Le vrai Mickael Oher entouré de sa famille.

Le vrai Michael Oher entouré de sa famille.

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The Social Network

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Présentation :  Une soirée bien arrosée d’octobre 2003, Mark Zuckerberg, un étudiant qui vient de se faire plaquer par sa petite amie, pirate le système informatique de l’Université de Harvard pour créer un site, une base de données de toutes les filles du campus. Il affiche côte à côte deux photos et demande à l’utilisateur de voter pour la plus canon. Il baptise le site Facemash. Le succès est instantané : l’information se diffuse à la vitesse de l’éclair et le site devient viral, détruisant tout le système de Harvard et générant une controverse sur le campus à cause de sa misogynie. Mark est accusé d’avoir violé intentionnellement la sécurité, les droits de reproduction et le respect de la vie privée. C’est pourtant à ce moment qu’est né ce qui deviendra Facebook. Peu après, Mark créethefacebook.com, qui se répand comme une trainée de poudre d’un écran à l’autre d’abord à Harvard, puis s’ouvre aux principales universités des États-Unis, de l’Ivy League à Silicon Valley, avant de gagner le monde entier… Cette invention révolutionnaire engendre des conflits passionnés. Quels ont été les faits exacts ? Qui peut réellement revendiquer la paternité du réseau social planétaire ? Ce qui s’est imposé comme l’une des idées phares du XXIe siècle va faire exploser l’amitié de ses pionniers et déclencher des affrontements aux enjeux colossaux…


Mon avis : 4/5

« The Social Network » ou « Comment Facebook a été crée » est un film tout simplement génial ! Il nous explique comment Facebook (à l’origine « TheFacebook ») est né d’un partenariat entre Mark Zuckerberg et Eduardo Saverin et la guerre qui s’en ait suivie. J’ai été bluffée par le génie de ces jeunes de Harvard mais aussi par l’hostilité du monde des affaires. Là ou il y a de l’argent il y a les coups bas.

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Lorsqu’on voit ce film, on ne peut s’empêcher de penser « Mais quel salop ce Mark », du coup j’ai fait quelques recherches sur le personnage et j’ai découvert que si certains aspects étaient vrais, d’autres avaient surement été amplifiés. Le film étant directement inspiré du livre écrit par Ben Mezrich, et dont la principale source a été Eduardo Saverin, on ne peut que s’interroger sur l’objectivité du récit… Du coup, en regardant ce film on finit vite par ce dire « Mark : Méchant » et « Eduardo : Gentil ».

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Mark Zuckerberg est le genre de mec a avoir la tête dans le guidon, son seul objectif est de se démarquer de tous les autres surdoués d’Harvard. Dès le début on vous met dans le bain. On le retrouve dans un bar avec sa copine mais cette dernière ne supportant plus son égocentrisme préfère le quitter. Du coup, le film met en avant le fait que c’est cette déception amoureuse qui serait à la base de tout. D’après le vrai Mark Zuckerberg, il n’en a jamais été ainsi. Il est en couple (et marié) depuis des années et c’est une histoire qui date d’avant « Facebook ». Voici ce qu’il a dit dans une interview « Ils font croire que c’est la seule raison pour laquelle j’ai créé Facebook, parce que je voulais me faire des filles, ou que je voulais entrer dans une société secrète. Ils n’arrivent simplement pas à se faire à l’idée que quelqu’un puisse construire quelque chose juste parce qu’il aime construire des choses ».

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J’aurais aimé que Mark Zuckerberg, dans la même interview, en dise plus sur d’autres détails du film. Comme le fait que l’idée qui a abouti à Facebook est partie des frères Winklevoss qui voulaient créer un réseau social sélectif destiné aux élèves d’Harvard. Mark, le petit génie de l’informatique, devaient les aider dans leur projet mais il lui est alors venu (comme par hasard) l’idée de créer Facebook entre temps. Il en parle alors à son meilleur ami Eduardo, avec qui il s’associe.

Le film se passe à la fois dans le passé et le présent. D’un coté on a Mark dans le présent, en procès contre les frères Winklevoss et Eduardo Saverin et de l’autre on a l’historique de Facebook. De sa création dans une chambre à Harvard à son apogée dans de superbes locaux Californien.

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On découvre un jeune homme prêt à tout pour réussir, même aux pires coups bas. De plus, il semble très influençable, surtout avec Sean Parker (Justin Timberlake), le créateur de Napster et le roi de la tchatche. Le film explique que ce dernier a tout fait pour se débarrasser d’Eduardo, quitte à être méprisable. Le tout sans réaction de la part de Mark. Comme si l’amitié qui les avait unis n’avait plus aucune importance. Lorsqu’il est question de son entreprise, Mark semble ne plus avoir d’attache.

Au final il a quand même dû sortir le chéquier face aux frères Winklevoss (65 millions $) et idem avec Eduardo Saverin pour un montant resté secret. Quant à son association avec Sean Parker, elle a vite explosé. Il s’est rendu compte de son addiction aux drogues et de sa tendance à la paranoïa. Ce dernier a gardé ses parts dans l’entreprise mais ne gère plus rien. « The Social Network » est un film qui fait réagir. Jusqu’où sommes nous prêt à aller pour réussir ? En conclusion un très bon film et un Jesse Eisenberg excellent qui a largement mérité sa nomination aux Oscars !