Mangez-le si vous voulez – Jean Teulé

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Résumé : Le mardi 16 août 1870, Alain de Monéys, jeune Périgourdin intelligent et aimable, sort du domicile de ses parents pour se rendre à la foire de Hautefaye, le village voisin. Il arrive à destination à quatorze heures. Deux heures plus tard, la foule devenue folle l’aura lynché, torturé, brûlé vif et même mangé. Pourquoi une telle horreur est-elle possible ? Comment une foule paisible peut-elle être saisie en quelques minutes par une frénésie aussi barbare ? Ce calvaire raconté étape par étape constitue l’une des anecdotes les plus honteuses de l’histoire du XIXe siècle en France.


Mon Avis : 4/5

Nombre de pages : 114
Éditeur : Pocket
Collection : Littérature
Langue : Français
Prix : 5.20 €

Comment un être humain peut il être à ce point cruel ? Voila la question qu’on ne cesse de se poser en lisant ce livre. Jean Teulé nous raconte un fait réel, celui d’un homme pris comme bouc émissaire en 1870 pendant la guerre franco-allemande. Et sa façon d’écrire avec détachement, un peu comme un spectateur décrirait ce qu’il a devant les yeux, est assez troublante, car elle nous pose nous même en spectateur immobile.

Alain de Moneys est un citoyen charmant, toujours prêt à aider. Mais en cette période difficile le village de Hautefaye est au plus mal. Il y a ces jeunes hommes tour à tour envoyés au combat qui ne reviendront jamais, et cette sècheresse qui n’en finit pas. Alain, qui a été élu au conseil, a élaboré un projet d’assainissement censé aider les villageois. Tout le monde l’aime, il faut dire que la plupart des habitants de Hautefaye ont au moins une fois été aidés par Alain.

Mais en ce 16 aout 1870 tout s’effondre. Parti d’un malentendu, les villageois accusent Alain d’être un prussien. Il commence par l’insulter, ignorant ces explications, puis le bâtent. S’en suit des attaques d’une violence sans précédent.

« Mangez-le si vous voulez » met en avant l’effet de foule. Il y a ceux qui suivent la troupe et participent au carnage, et ceux donc l’effet de masse ne fait que les pousser à être encore plus violent, à conforter leur idée de mise à mort. On découvre des habitants à fleur de peau pendant cette période de guerre. Il n’aura d’ailleurs suffit qu’un malentendu pour que le pire arrive, et sans que personne, ou presque, ne reprenne la raison.

Jean Teulé parle de son roman

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