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Queen Betsy, Tome 5, Vampire et Casée – Mary Janice Davidson

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Résumé : Betsy a des problèmes par-dessus la tête. Pour commencer, elle va fêter son anniversaire : trente ans + un an de sa vie après la mort. En plus de l organisation du mariage, elle a pris la décision d arrêter de boire du sang, sans consulter son fiancé, Éric Sinclair, le roi des vampires en personne… En d autres termes, elle n a vraiment pas la tête à recevoir des visiteurs, même s il s agit de puissants vampires européens qui se sont enfin résolus à lui présenter leurs respects.


Mon avis : 3/5

Nombre de pages : 224
Éditeur : Milady
Collection : Bit Lit
Langue : Français
Prix : 7.10 €

Queen Betsy n’est pas prête de prendre des vacances. Son emploie du temps de ministre et ses soucis personnels font qu’elle n’a plus une minute à elle. Elle se retrouve obligée de jongler entre le baby-sitting de son demi-frère bébé Jon, les soucis de santé de son amie Jessica, sa vie amoureuse, la préparation de son mariage, son anniversaire, son régime « no blood », l’arrivée de grands diplomates vampires français, sans oublier la sortie du livre de Johnny, intitulé « Vampire et célibataire ». En définitive elle a du pain sur la planche !

Comme dans les précédents tomes, on rit (mais un peu moins que dans les premiers volets quand même). Betsy nous réserve de belles répliques, parfois grossières, mais toujours hilarantes. Ici, contrairement à ce qui avait été le cas dans les autres livres, nous n’avons pas de réelle énigme centrale à résoudre. Mais rassurez-vous, Betsy a de quoi passer le temps : meurtre, zombie et fantôme sont au rendez-vous.

Alors, est-ce ce manque d’histoire, l’humour moins travaillé que dans les premiers tomes, un Sinclair un peu trop effacé, une Laura quasi inexistante (n’oublions pas qu’elle avait failli tomber du coté obscur dans le précédent tome), mais le résultat me laisse sur ma faim. Sans oublier que j’ai été pas mal déçue en recevant le livre : 230 pages seulement ! Ils sont de plus en plus courts alors qu’on attend de plus en plus longtemps leurs sorties.

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Twilight, Chapitre 4, Révélation, partie 1

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Résumé : Bella a fait son choix : elle s’apprête à épouser Edward. Mais le jeune homme honorera t-il sa part du marché ? Acceptera-t-il de la transformer en vampire et de la voir renoncer à sa vie humaine ?


Mon avis : 3/5

Et oui, j’ai craqué. Je suis allée voir le dernier Twilight ! Mais ce qu’il y a de bien lorsqu’on va voir un film tiré d’un roman (ou plutôt d’un tome) qui nous a déçu, c’est que nos attentes sont quasi inexistantes. Alors comment réagir face à une histoire dont la tournure nous dépasse !? En relevant les aspects positifs peut-être… Car oui, il y a eu quelques bons moments !

Jacob, que nous appelerons le sauveur, a réussi à rentabiliser mon billet de cinéma ! Pour commencer, le jeune homme a belle allure. Je l’ai trouvé physiquement très bien dans ce volet. Et j’ai aussi noté un mieux dans le jeu de Taylor Lautner. À vrai dire, il était sans aucun doute l’un des acteurs les plus « justes » de ce film. J’ai aussi apprécié qu’on limite ses scènes « shirtless » (une seule en deux heures). C’est fou comme ce qui ne choque pas à la lecture, voire plait, semble too much en image.

Ma mère et une amie, qui n’ont jamais accroché avec l’acteur, m’ont dit la même chose : « Jacob est vraiment très bien dans ce film. Il est d’ailleurs de plus en plus beau ». Je ne suis donc pas la seule à avoir noté ce détail ! Qui est en fait plus qu’un détail. Car pour la première fois depuis le premier film, j’ai vu le Jacob que j’avais lu (tant dans le physique que dans sa façon de se comporter). Ce fut un véritable plaisir, mais surement la seule satisfaction de ce volet…

En effet, les autres choses que j’ai aimé, ne sont que des petits détails par ci par là. Le rock endiablé d’Alice et Jasper, le poulet que cuisine Bella (mon ventre en a gargouillé), sa transformation en zombie enceinte. Visuellement c’est vraiment pas mal ! Le père de Bella, tellement touchant. Le fait que l’on précise que Renesmée soit un nom franchement étrange (pour ne pas dire moche). La musique du bal « Flightless Bird – American Mouth » (dans le premier volet au bal) lors des vœux de Bella et Edward au mariage. Jolie idée !

Et puis, il y a ce qui m’a gênée, voire énervée ! Bien sur il y a l’intrigue. La même que celle du livre, et donc toujours autant déplaisante. Je vais donc me contenter des détails exaspérants comme les éternelles grimaces d’Edward. Bella qui marche jusqu’à l’autel tel un condamné à mort se rend à la potence. Edward et toute la panoplie de vampires, installés dehors pour le mariage, mais aucune paillette en vue. Alors oui, on a une sorte de pergolas fleurie, mais franchement, quand on pense qu’un seul rayon les fait briller comme des boules à facettes je trouve ça un peu gros. Sinon la robe ne m’a pas emballée. Trop blanche à mon gout (je préfère les teintes légèrement beige), donc pas dans l’idée « rétro » que je me faisais. Cela dit, la broche pour les cheveux est très jolie ! Du coté des coiffures, Carlisle et Edward ne sont pas à la fête…

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Et puis il y Renesmée. J’avais quand même hâte de voir la tête du bébé ! Et je dois dire que j’ai été assez surprise… Mon dieu les effets spéciaux peuvent parfois faire peur. Renesmée se retrouve affublée d’un regard pas du tout « bébé » qui donne quelque chose d’assez étrange et flippant.

Il y a pleins d’autres petites choses que je n’ai pas aimé, et d’autre que j’ai aimé auxquelles je ne pense pas tout de suite. Je conclurai donc avec le fait que le film respecte relativement bien le livre, et donc forcément ne répond pas à mes attentes en tant que lectrice. Mais rien que parce-que j’ai ENFIN vu le vrai Jacob, celui que j’attendais depuis mes lectures, je ne regrette pas d’y être allé !

Pleure pas choupinou, c'est Stephenie Meyer qui a foiré la fin, pas toi.

Pleure pas choupinou, c’est Stephenie Meyer qui a foiré la fin, pas toi.

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Hamlet – William Shakespeare

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Résumé : « II y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark !  » Le soir venu, le spectre du roi défunt hante les brumes du château d’Elseneur. II crie vengeance. Honte à son frère Claudius, le lâche assassin ! Hamlet, son fils, a promis… Ce crime ne restera pas impuni. Mais au bord du gouffre, le voilà qui vacille :  » Être ou ne pas être ? ».


Mon Avis : 5/5

Nombre de pages : 127
Éditeur : Librio
Collection : Théâtre
Langue : Français
Prix : 2 €

« Hamlet », une tragédie qui bien que se situant dans un contexte qui nous est totalement étranger, résonne en nous comme quelque chose de familier. Pourquoi ? Parce-qu’à travers les réflexions d’Hamlet, nous nous remettons, nous-même lecteur, en question.

Hamlet, le personnage principal et fils du roi mort depuis deux mois, n’arrive pas à faire le deuil de son père. Il a dû assister aux noces de sa mère et son oncle, un mois à peine après la tragédie. Autant dire un jour ! Et tel un zombie, il ère sans but, trainant sa tristesse comme un poids lourd. Les choses se compliquent un peu plus le jour où des gardes lui jurent avoir vu le fantôme de son défunt père. Hamlet ira jusqu’à sa rencontre, et apprendra de la bouche du spectre qu’il a été victime d’un fratricide. En effet, le nouveau roi Claudius aurait empoisonné son frère pour récupérer couronne, pouvoir et femme. Impuissant, le fantôme demandera à son fils de le venger.

Ainsi vient la question : Être ou ne pas être ? Croire le spectre et devenir un meurtrier à son tour, se laisser guider par la haine, la violence et le besoin de vengeance. Ou alors ne rien faire, au risque de n’être plus que l’ombre de soit même. Qui n’a jamais été confronté à des choix. Ceux qui pourraient changer notre vie, mais qui se révèlent être les plus difficiles à prendre, ou du moins à mettre en application.

 » Être, ou ne pas être, telle est la question. Y a-t-il plus de noblesse d’âme à subir la fronde et les flèches de la fortune outrageante, ou bien à s’armer contre une mer de douleurs et à l’arrêter par une révolte ? « 

Hamlet brille par son intelligence. Alors qu’on le croit sombrer dans la folie, il se révèle remarquablement rusé. Déjouant les plans de son beau-père, qui ne veut qu’une chose : le voir mort. Comme si son attitude n’était qu’un moyen de surprendre ses opposants. Il va jusqu’à mettre le roi face à ses actes via une pièce de théâtre mettant en scène le meurtre d’un roi.

Le théâtre dans le théâtre. "Play scene from Hamlet" Daniel Maclise.

Le théâtre dans le théâtre. « Play scene from Hamlet » Daniel Maclise.

Hamlet nous montre à quel point le deuil est impossible lorsque la mort d’un être aimé est brutale et violente. Impossible de continuer sa vie, on se retrouve comme piégé. Hamlet, fini par choisir la vengeance, non sans mal. Mais lorsque Ophélie, celle qu’il aime, perd son père, il est impossible pour elle de s’en relever. En mourant, c’est comme si le meilleur d’elle en avait fait de même. Laissant place à une sorte de démence. Elle suivra de près son père dans la tombe en se noyant. Accident ou suicide ? Dans les deux cas, cela semble être plus une délivrance qu’un drame. Et les nombreuses peintures représentant cette scène donne une sensation de douceur et de paix retrouvée.

"La mort d'Ophélie" Millais.

« La mort d’Ophélie » Millais.

En définitive, « Hamlet » de William Shakespeare fut un véritable coup de cœur que je ne peux m’empêcher de conseiller à tous. Plus qu’une histoire de vengeance, cette pièce est une réflexion sur la vie, l’homme, la mort. Tant de choses qui restent encore est toujours entourées de mystères.

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La Belle et La Bête – Madame de Villeneuve

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Résumé :  » Le monstre se fit entendre. Un bruit effroyable, causé par le poids énorme de son corps, par le cliquetis terrible de ses écailles et par des hurlements affreux, annonça son arrivée. En voyant approcher la Bête, qu’elle ne put envisager sans frémir en elle-même, la Belle avança d’un pas ferme, et d’un air modeste salua fort respectueusement la Bête. Cette démarche plut au monstre et, se retournant vers la Belle, il lui dit : « Bonsoir, la Belle » « .


Mon avis : 3,5/5

Nombre de pages : 141
Éditeur : Gallimard
Collection : Folio
Langue : Français
Prix : 2 €

Mettant l’histoire de « La Belle et La Bête » (version Disney) dans celles qui m’ont le plus marquée petite (et adulte), j’avais très envie d’en connaitre les bases.

Seulement, lorsque le désir vous prend de retrouver le conte qui a inspiré un dessin animé, courage à vous ! Il s’agit en effet d’une quête quasi sans fin… Je me suis donc arrêtée sur le livre de Madame de Villeneuve, un roman qui date de 1740, et qui semble marquer l’arrivée en France de cette histoire.

"La Belle et La Bête" de Jean Cocteau.

« La Belle et La Bête » de Jean Cocteau.

Une histoire dans laquelle je n’ai pas eu de mal à rentrer. Tout est très bien écrit, et superbement construit : décors, intrigue, personnages… On reconnait tout de suite le livre qui a inspiré Jean Cocteau dans sa version de « La Belle et La Bête » avec Jean Marais et Josette Day (1946) : le château, à la fois splendide, sombre et mystérieux, les miroirs magiques, les animaux…

À vrai dire, j’ai même été surprise par cet amas de féerie. J’étais persuadée que Disney avait la main lourde sur la magie, mais finalement, ou du moins pour cette histoire, c’est le livre qui l’emporte. Mais parce-qu’il y a toujours un « mais », voici les deux points qui m’ont gênée :

– J’ai été déçue de la relation qu’entretiennent La Belle et La Bête. En prenant la place de son père dans le château, notre héroïne ne pensait pas être traitée comme une reine : bijoux, robes, repas. Tout est démesuré ! Mais elle n’en reste pas moins la prisonnière du maitre de ses lieux. Ce dernier, peu loquace, se limite à des : « Bonsoir Belle, voulez-vous coucher avec moi ce soir ? ». Entendez plutôt : Voulez-vous dormir à mes côtés DONC devenir ma femme. Question à laquelle Belle répond toujours (ou presque) « non ». Elle passe alors ses journées seule, entourée d’animaux, à la recherche d’activités. Le soir venu, elle se rattrape dans ses rêves. Des songes merveilleux, grâce à l’apparition d’un bel inconnu. Cette histoire tourne vite au ménage à trois. Et même si nous, lecteurs, nous saisissons très vite (pour ne pas dire tout de suite) que cet homme et la bête ne font qu’un, Belle, elle, ne fera le lien qu’à la fin. Donc, si le lecteur saisit la situation de la bête, et toute la tendresse qu’il éprouve pour Belle, il n’en est pas de même pour elle qui voit encore ces deux personnes (l’inconnu et La Bête) comme deux êtres que tout oppose.

Et lorsque Belle avoue avoir des sentiments pour La Bête, je me suis retrouvée à me demander pourquoi ? On réalise alors que ses sentiments ne sont que le résultat de la raison. En effet, elle mène un train de vie que beaucoup lui envieraient et sa famille a à nouveau de l’argent grâce à la générosité de la Bête. Mais outre cette abondance matérielle, il n’est à aucun moment rapporté que les deux personnages aiment à discuter. Donc, comme le livre le met en avant tout le long, la raison l’emporte sur les sentiments = prend l’oseille et tais-toi !

– Le deuxième point négatif de ce livre, et je m’arrêterai là, est le long monologue final de la fée. Un discours important, car il apporte énormément d’informations. Faisant de cette histoire plus qu’une amourette fleur bleue. Mais, trainant en longueur, il m’a obligée à relire plusieurs fois certains passages afin d’être sure de suivre le fil. Une tirade qui amène un dénouement  un peu trop parfait à mon gout. C’est plus du « Happy ending », c’est du….

…Conte de fée ! En fait ça doit être ça un vrai conte de fée. Quelque chose qui est complètement dans l’irréel et le fantasque.

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Sara Ramirez – The Story

Ahhhhh, « Grey’s Anatomy » et moi c’est une longue histoire d’amour. Hier, alors que je me refaisais pour la énième fois l’épisode musical de la saison 7 (épisode qui a vu son taux record de larmes versées), je me suis dit qu’il était dans mon devoir de partager ma chanson préférée avec vous. Sara Ramirez (alias Callie Torres dans la série) nous offre une reprise de « The Story » de Brandi Carlile. Le résultat est tout simplement magnifique ! Il faut dire que Sara Ramirez est loin d’être une débutante. C’est une habituée de Broadway, et elle a aussi été la voix chantée de Pocahontas dans la version américaine du dessin animé Disney. C’est pas rien !

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Peter Pan – James M. Barrie

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Résumé : Peter Pan enlève Wendy et ses frères. Il les conduit au Pays Imaginaire où il règne en maître sur les enfants abandonnés. La lutte contre le Capitaine Crochet est sans merci. La jalousie de la fée Clochette est sans pitié pour Wendy… Et le dévouement de Wendy pour les enfants sans mère est sans limite.


Mon avis : 3/5

Nombre de pages : 139
Éditeur : Librio
Collection : Texte intégral
Langue : Français
Prix : 2 €

Petite, je ne me suis jamais vraiment intéressée à l’histoire de « Peter Pan », et ce n’est pas le dessin animé Disney qui m’y a poussée. J’ai attendu mes 25 ans avant de m’y mettre, mais comme on dit : « Mieux vaut tard que jamais ».

Je dois avouer que j’avais de nombreuses idées reçues : la crainte de m’ennuyer considérant cette histoire comme uniquement destinée aux enfants, le trop plein de fantaisies… Mais au final, j’ai trouvé ce livre très intéressant et bien plus complexe qu’il n’y paraît.

Peter Pan, cet enfant qui ne grandira jamais et qui vit au pays imaginaire, n’a pas de mère, ou du moins, aucune à sa connaissance. Il vit selon ses règles, entourés d’enfants qu’il a comme qui dirait lui même recruté. Il vit au jour le jour, sa mémoire lui faisant défaut. Un peu comme lorsque je demande à mon neveu ce qu’il a mangé à la cantine et qu’il ne s’en souvient plus. Tel un enfant, rien n’a vraiment d’importance pour lui, pas même la mort (du moment que ce n’est pas la sienne).

C’est d’ailleurs en cela que j’ai été surprise. Le fait de voir Peter Pan agir comme il lui plait, et ce, même dans les extrêmes est assez choquant. Il a beau être figé dans un corps d’enfant, il n’est pas pour autant un adulte « mentalement ». Alors le voir manier le poignard avec tant de facilité ne peut que surprendre !

Cette vie en apparence idyllique (si on occulte le sang qui coule), ou l’on ne grandit pas, m’a aussi rappelée Rosalie dans « Twilight » avec sa peine d’être figée sans perspectives. Nombreuses sont les personnes qui rêvent de jeunesse éternelle. On regrette souvent notre innocence d’enfant. Mais vivre éternellement avec la mentalité d’un enfant, est-ce une vie ?

Cette image d’enfant/adulte m’a aussi fait penser à Claudia, transformée en vampire par Louis et Lestat dans « Entretien avec un vampire » alors qu’elle n’est qu’une petite fille. Prisonnière d’un corps d’enfant, elle ne connaitra jamais l’amour, les plaisirs charnels (et oui, ça a son importance), la passion, et surtout, le sentiment d’être un tant soit peu « fini » physiquement.

Heureusement, Peter Pan a la mémoire courte. C’est d’ailleurs ce qui le sauve. Ses peines ne durent jamais très longtemps. Car au fond, sous ses airs de chef solitaire, il n’est rien d’autre qu’un petit garçon qui a perdu sa maman et qui cherche à combler un vide émotionnel.

Finalement, Peter Pan est un livre plus proche de la nouvelle psychologique que du conte pour enfant. Une histoire d’aventure qui amène énormément de réflexions, dont surtout : « Où vais-je ? ». Cette question qui nous angoisse mais à laquelle on ne peux échapper. Peter Pan a bien réussi à ne jamais avoir à se la poser, mais à quelles conditions : une vie faite d’amnésie, de solitude, de violence, d’ignorance, et surtout d’un énorme manque d’affection.

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Après avoir lu ce livre, j’ai regardé la version Disney, mais je n’ai pas vraiment accroché. L’histoire a été tellement changée, qu’on ne reconnaît plus le petit garnement aux dents de lait qui refuse le changement, surtout lorsqu’il est question de devenir un homme. L’intrigue perd de sa profondeur, mais je peux tout à fait comprendre qu’il ait fallu la retravailler afin d’en faire un produit « accessible à tous et surtout aux plus jeunes ».

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Mildred Pierce

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Résumé : Dans le Los Angeles des années 1930, Mildred Pierce est une mère de famille de la classe moyenne qui essaie de maintenir la position sociale des siens confrontés à la Grande Dépression…


Mon avis : 5/5

Il y a quelques semaines, je suis restée clouée au lit pour cause de grippe. Seulement, après avoir dormi environs 15 heures, j’ai du trouver un moyen de palier à mon ennui, et ce, sans sortir de chez moi. J’ai donc choisi ces quelques instants de tranquillité (si on oublie la fièvre) pour regarder « Mildred Pierce ». Vous savez, cette série qui a décroché plusieurs Emmy Awards dernièrement, dont celui de la meilleure actrice pour Kate Winslet. Pour moi, la savoir dans le casting ne pouvait être qu’une valeur sure !

J’ai donc mis en route le premier épisode (il y en a 5 en tout d’environ une heure chacun), et j’ai tout de suite accroché. Il faut dire que l’intrigue démarre très rapidement. Dès les premières minutes Mildred (Kate Winslet) se sépare de son mari et doit trouver un moyen de subvenir à ses besoins ainsi que ceux de ses deux filles : Veda (l’ainée) et Kay. Vous ai-je dis que l’action se déroule aux États-Unis dans les années 30 ? Période où la femme séparée est une espèce rare et isolée…

Mildred et ses filles

Mildred et ses filles

Mais Mildred est du genre tenace et motivée. Si au début elle a du mal à repartir dans le milieu du travail, son inexpérience l’obligeant à se diriger vers des boulots qualifiés comme ingrats (serveuse, femme de ménage…), mais la période de dépression l’oblige à faire des choix. Surtout qu’une fois dans la balance, l’argent pèse plus lourd que la dignité. Car si pour vous et moi, jouer les serveuses n’est pas la pire chose au monde, on sent qu’il n’en est pas de même pour Mildred. Celle qui a toujours été mère au foyer, dans une belle maison avec un mari subvenant à ses besoins, a énormément de mal à franchir la ligne. Mais lorsqu’on est mère célibataire, les priorités changent !

Veda plus âgée

Veda plus âgée

En plus de travailler comme une acharnée, Mildred doit subir les critiques de sa fille Veda. Une enfant qui n’hésite pas à insulter sa mère sur ses choix et sa carrière. En effet, si Kay, sa plus jeune fille, est un rayon de soleil, Veda, elle, est une peste matérialiste, menteuse et calculatrice. Mildred ne se laisse cependant pas abattre en devenant propriétaire d’un, puis de plusieurs restaurants. Seulement voila, cette fortune ne fait que creuser le fossé entre elle et sa fille ainée. Je félicite d’ailleurs les deux actrices qui incarne Veda : Morgan Turner et Evan Rachel Wood, qui jouent divinement bien un rôle des plus complexes.

Mildred et son nouveau compagnon Monty

Mildred et son nouveau compagnon Monty

On suit ainsi avec plaisir la vie de Mildred, du moins, 10 ans de sa vie. Des années qui la transformeront. Une séparation, des histoires d’amours, des drames… feront d’elle une femme forte, blessée, mais jamais brisée !

En définitive, « Mildred Pierce » est une série brillante, composée à 50 % de drame et 50 % d’espoir. Son héroïne nous prouve que rien n’est jamais totalement perdu, même dans les situations les plus difficiles. Mais en même temps, rien n’est jamais gagné d’avance.

Son
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Clap Your Hands – Sia

Les vacances sont finies, snif… Je pense que beaucoup comprendront mon désarroi. Fini les grasses matinées et vive le levé en même tant que les poules. Je suis très musique de bon matin, c’est un moyen comme un autre de se réveiller. surtout lorsqu’on n’aime pas le café ! Alors pour commencer la journée je vous propose une musique rythmée qui vous aidera surement à vous mettre en mode « on ».