La Belle et La Bête – Madame de Villeneuve

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Résumé :  » Le monstre se fit entendre. Un bruit effroyable, causé par le poids énorme de son corps, par le cliquetis terrible de ses écailles et par des hurlements affreux, annonça son arrivée. En voyant approcher la Bête, qu’elle ne put envisager sans frémir en elle-même, la Belle avança d’un pas ferme, et d’un air modeste salua fort respectueusement la Bête. Cette démarche plut au monstre et, se retournant vers la Belle, il lui dit : « Bonsoir, la Belle » « .


Mon avis : 3,5/5

Nombre de pages : 141
Éditeur : Gallimard
Collection : Folio
Langue : Français
Prix : 2 €

Mettant l’histoire de « La Belle et La Bête » (version Disney) dans celles qui m’ont le plus marquée petite (et adulte), j’avais très envie d’en connaitre les bases.

Seulement, lorsque le désir vous prend de retrouver le conte qui a inspiré un dessin animé, courage à vous ! Il s’agit en effet d’une quête quasi sans fin… Je me suis donc arrêtée sur le livre de Madame de Villeneuve, un roman qui date de 1740, et qui semble marquer l’arrivée en France de cette histoire.

"La Belle et La Bête" de Jean Cocteau.

« La Belle et La Bête » de Jean Cocteau.

Une histoire dans laquelle je n’ai pas eu de mal à rentrer. Tout est très bien écrit, et superbement construit : décors, intrigue, personnages… On reconnait tout de suite le livre qui a inspiré Jean Cocteau dans sa version de « La Belle et La Bête » avec Jean Marais et Josette Day (1946) : le château, à la fois splendide, sombre et mystérieux, les miroirs magiques, les animaux…

À vrai dire, j’ai même été surprise par cet amas de féerie. J’étais persuadée que Disney avait la main lourde sur la magie, mais finalement, ou du moins pour cette histoire, c’est le livre qui l’emporte. Mais parce-qu’il y a toujours un « mais », voici les deux points qui m’ont gênée :

– J’ai été déçue de la relation qu’entretiennent La Belle et La Bête. En prenant la place de son père dans le château, notre héroïne ne pensait pas être traitée comme une reine : bijoux, robes, repas. Tout est démesuré ! Mais elle n’en reste pas moins la prisonnière du maitre de ses lieux. Ce dernier, peu loquace, se limite à des : « Bonsoir Belle, voulez-vous coucher avec moi ce soir ? ». Entendez plutôt : Voulez-vous dormir à mes côtés DONC devenir ma femme. Question à laquelle Belle répond toujours (ou presque) « non ». Elle passe alors ses journées seule, entourée d’animaux, à la recherche d’activités. Le soir venu, elle se rattrape dans ses rêves. Des songes merveilleux, grâce à l’apparition d’un bel inconnu. Cette histoire tourne vite au ménage à trois. Et même si nous, lecteurs, nous saisissons très vite (pour ne pas dire tout de suite) que cet homme et la bête ne font qu’un, Belle, elle, ne fera le lien qu’à la fin. Donc, si le lecteur saisit la situation de la bête, et toute la tendresse qu’il éprouve pour Belle, il n’en est pas de même pour elle qui voit encore ces deux personnes (l’inconnu et La Bête) comme deux êtres que tout oppose.

Et lorsque Belle avoue avoir des sentiments pour La Bête, je me suis retrouvée à me demander pourquoi ? On réalise alors que ses sentiments ne sont que le résultat de la raison. En effet, elle mène un train de vie que beaucoup lui envieraient et sa famille a à nouveau de l’argent grâce à la générosité de la Bête. Mais outre cette abondance matérielle, il n’est à aucun moment rapporté que les deux personnages aiment à discuter. Donc, comme le livre le met en avant tout le long, la raison l’emporte sur les sentiments = prend l’oseille et tais-toi !

– Le deuxième point négatif de ce livre, et je m’arrêterai là, est le long monologue final de la fée. Un discours important, car il apporte énormément d’informations. Faisant de cette histoire plus qu’une amourette fleur bleue. Mais, trainant en longueur, il m’a obligée à relire plusieurs fois certains passages afin d’être sure de suivre le fil. Une tirade qui amène un dénouement  un peu trop parfait à mon gout. C’est plus du « Happy ending », c’est du….

…Conte de fée ! En fait ça doit être ça un vrai conte de fée. Quelque chose qui est complètement dans l’irréel et le fantasque.

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