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Tenue du jour : Laura Carmichael

24 nov 11 copie

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Cyrano de Bergerac – Edmond Rostand

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Résumé :  » C’est un roc !… c’est un pic ! c’est un cap ! Que dis-je, c’est un cap ? C’est une péninsule !  » La scène se passe en 1640. Provoqué par un fâcheux, Cyrano se moque. De lui-même et de son nez, objet de sa disgrâce. Séduire Roxane ? Il n’ose y songer. Mais puisqu’elle aime Christian, un cadet de Gascogne qui brille plus par son apparence que par ses reparties, pourquoi ne pas tenter une expérience ?  » Je serai ton esprit, tu seras ma beauté, dit Cyrano à son rival. Tu marcheras, j’irai dans l’ombre à ton côté.  » Jeu étrange et dangereux. Christian ne s’y trompe pas. A travers lui, la belle en aime en fait un autre… Mais Cyrano, s’il entrevoit le bonheur un instant, ne peut oublier son physique ingrat… Un drame qui tourne au tragique… Et pourtant quel panache dans cet impossible amour…


Mon avis : 5/5

Nombre de pages : 186
Éditeur : Librio 
Collection : Théatre
Langue : Français
Prix : 2 €

Comment ai-je pu attendre tant d’années avant de découvrir cette petite merveille ?! Edmond Rostand réussi brillamment à faire de cette pièce un chef d’œuvre du théâtre français. Cyrano de Bergerac nous ravi grâce à son parlé parfait. Récitant des monologues impeccablement construits avec une aisance déconcertante. Et là, je conseille à tout le monde de regarder le film « Cyrano de Bergerac » sorti en 1990. À peine avais-je terminé ce livre qu’il m’en fallait plus. Et c’est avec joie que j’ai découvert la superbe performance de Gérard Depardieu dans cette adaptation.

Cyrano, un homme que l’on admire et que l’on plaint. L’histoire peut paraitre enfantine, mais il faut la replacer dans son contexte. En cette fin 2011, nombreux ont été les remakes de « Cyrano de Bergerac ». Et du coup, on a tendance à oublier que c’est à Edmond Rostand que l’on doit cet amour triangulaire. Cependant, si beaucoup se sont inspirés de cette intrigue, il me semble qu’aucun n’est arrivé à la cheville de l’écrivain. Plus qu’une pièce de théâtre, il s’agit là de poésie. Et quoi de mieux qu’un extrait, celui de la scène du Balcon, pour appuyer mes propos…

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La Reine des lectrices – Alan Bennett

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Résumé : Que se passerait-il outre-Manche si, par le plus grand des hasards, Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, tout d’un coup, plus rien n’arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu’elle en vienne à négliger ses engagements royaux ? C’est à cette drôle de fiction que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais. Henry James, les sœurs Brontë, le sulfureux Jean Genet et bien d’autres défilent sous l’œil implacable d’Elizabeth, cependant que le monde empesé et so british de Buckingham Palace s’inquiète : du valet de chambre au prince Philip, d’aucuns grincent des dents tandis que la royale passion littéraire met sens dessus dessous l’implacable protocole de la maison Windsor. C’est en maître de l’humour décalé qu’Alain Bennett a concocté cette joyeuse farce qui, par-delà la drôlerie, est aussi une belle réflexion sur le pouvoir subversif de la lecture.


Mon avis : 4/5

Nombre de pages : 173
Éditeur : Editions Denoël 
Collection : Denoël & d’ailleurs
Langue : Français
Prix : 12.15 €

Véritable ode à la lecture, ce livre se lit d’une traite et analyse la position du lecteur. La reine d’Angleterre, qui a découvert les plaisirs de la lecture sur le tard, a été confrontée à deux sentiments : celui du bonheur d’accéder à un monde imaginaire sans fin, mais aussi du coup, cette frustration de savoir qu’on ne liera jamais tout ce qui a été écrit à l’image des Danaïdes condamnées à remplir un tonneau percé.

Mais ce dernier sentiment est loin d’arrêter La Reine. Bien au contraire, plus les jours passent et plus son besoin de lire se transforme en boulimie. Ce qui avait commencé par pur hasard, devient son occupation principale. Chose qui est loin de plaire aux gens qui l’entourent. Si sa famille apprécie la femme adoucie que la lecture a fait d’elle, son conseillé et le premier ministre aimeraient volontiers mettre le feu à la bibliothèque !

« La Reine des lectrices » met alors en avant une politique froide, dénuée d’humanité et prête à tout pour avoir le dernier mot. Mais ce n’est sans compter sur La Reine Elizabeth, qui à presque 80 ans, ne compte plus se laisser dicter sa conduite, et encore moins ses lectures !

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Contes d’un autre genre – Gaël Aymon

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Résumé : La Belle éveillée : Il était une fois une princesse à qui les fées avaient accordé l’intelligence, le courage et… de terribles cauchemars. A quinze ans, elle se piqua le doigt et sombra dans le sommeil. Rouge-Crinière : Rouge-Crinière la sanguinaire offrit un jour l’hospitalité à un soldat blessé. Il avait le droit d’aller où bon lui semblait dans le château sauf dans la chapelle. Mais il ne put résister à la curiosité. Perce-Neige et les trois ogresses : Perce-Neige n’était pas un prince comme les autres : il refusait de se battre, à la grande honte de son père, qui l’envoya à la mort. Mais le beau prince arriva chez trois ogresses…


Mon avis : 3,5/5

Nombre de pages : 60
Éditeur : Talents Hauts Editions 
Collection : Hors Collection
Langue : Français
Prix : 15 €

Plusieurs fois par an, Babelio organise un projet « Masse Critique ». Il propose aux bloggers de rédiger la critique d’un ou plusieurs livres parmi une liste. Bien sur, on est nombreux à être sur le coup, et tout le monde n’a pas la chance d’être sélectionné. Pour ma part, cela fait la deuxième fois que je postule et la deuxième fois que je suis sélectionnée. Cette fois-ci, le thème était : La littérature jeunesse. Et qu’ai-je reçu, un livre de contes !

« Contes d’un autre genre », comme son nom l’indique, tout en s’inspirant d’histoires connues, s’amuse à détourner les intrigues. Le conte a toujours été vu comme quelque chose qui nous enseigne la vie ou du moins une certaine morale. Gaël Aymon est resté dans cette démarche. Mais son truc à lui a été de moderniser le récit. Ici, pas de princesse sauvée par un prince qui n’écoute que son courage. La jeune femme se sauvera elle-même du sort qu’on lui a jeté. On pourrait alors se dire, mais où est le romantisme et le happy end ? N’ayez craintes, tout est là ! Sauf que l’auteur n’a pas voulu se cantonner à une belle princesse qui vit un drame avant d’être sauvée par un prince en collants afin de finir heureux à tout jamais.

Ce livre nous inculte une morale toute nouvelle : il ne tient qu’à nous d’être heureux. Et ce bonheur là peut venir sous diverses formes. Ce qui lie ces histoires entres elles c’est « la liberté ». Sans cette liberté de choisir ce que l’on veut être, qui l’on veut aimer, où l’on veut aller, il n’y a pas de bonheur possible. Toutes les princesses ne sont pas destinées à épouser un prince et faire des enfants, tous les princes n’ont pas pour but d’être de valeureux guerriers, etc…

Bien sûr « Contes d’un autre genre » est avant tout destiné à un public jeune. Mais en plus de réjouir les tous petits en cette période de Noël, il ravira les parents, leur faisant découvrir de toutes nouvelles histoires alliant joliment tradition et modernité. Et qui dit conte dit illustration. Un point qui est surement celui qui m’a le plus déçue. Je m’attendais à de jolies images pleines de fééries et j’ai découvert des traits et des couleurs un peu trop brutes à mon gout. Surtout pour la première histoire dont est issues la couverture. Voila un livre que je n’aurai pas acheté par coup de cœur face à sa couverture… Cependant, la deuxième histoire relève le niveau.

Première histoire : La Belle éveillée

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Deuxième histoire : Rouge-Crinière

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Troisième histoire : Perce-Neige

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Gold to be alive

Comme Kristen Stewart qui sort de sa chrysalide dans le dernier numéro de “Glamour”, mettons nos jeans et t-shirt délavés de coté, et lançons nous dans le “Saturday night fever style”, autrement dit : la gold attitude !

Jupes, pantalons, robes, accessoires… Tout y passe ! Tel un virus des plus contagieux, le doré en a terminé avec son image cheap. Si la journée il est encore à proscrire, plus rien ne nous empêche de sortir le grand jeu là la nuit tombée. Les plus timides se satisferont d’accessoires, pendant que les audacieuses oseront la robe de sirène en lamé doré. John Travolta n’a qu’à bien se tenir !!!

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Midnight in Paris

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Résumé :  Un jeune couple d’américains dont le mariage est prévu à l’automne se rend pour quelques jours à Paris. La magie de la capitale ne tarde pas à opérer, tout particulièrement sur le jeune homme amoureux de la Ville-lumière et qui aspire à une autre vie que la sienne.


Mon avis : 5/5

Il était temps pour moi de voir le film dont tout le monde parlait depuis sa diffusion à Cannes… À vrai dire, je n’ai pas tardé pour cause d’aprioris, mais plutôt par manque de temps et d’opportunités. Mais en ce mois de décembre, j’ai dédié deux heures de mon après-midi à Paris !

J’ai tout de suite accroché avec l’ambiance romantique, historique et bohème du film. Du pur Woodie Allen ! Un film qui nous fait réfléchir sur la vie, nos aspirations et nos choix. Gil est un écrivain américain débutant. Malgré une passion pour la grande littérature, il n’a jamais rien écrit d’autre que des scénarios hollywoodiens. Seulement, à plus de trente ans, il a décidé de faire ce pour quoi il a toujours aspirer : l’écriture, la vraie ! Tels ses icônes Ernest Hemingway et Scott Fitzgerald, il veut vivre de sa passion et être fier de son travail.

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Gil et Ines

Et quoi de mieux que Paris pour écrire ! Un peu comme dans un documentaire de l’office du tourisme, on nous montre les plus belles vues de la capitale, de jour comme de nuit. Et bien sur nous avons ces nombreuses séquences années 20 qui sont tout bonnement sublime. Une période considérée comme l’âge d’or selon Gil Pender.

Adriana et Gil

Adriana et Gil

Je ne vous en dirai pas plus sur l’intrigue. Je préfère vous laisser la surprise de découvrir par vous même. Mais si comme moi vous avez l’âme nostalgique, ou comme le dit l’un des personnages de ce film « Le syndrome de l’âge d’or ». C’est à dire que vous êtes persuadé « qu’avant c’était mieux », ce film, en plus d’être visuellement magnifique (chaque scène semble avoir été travaillée pour que son rendu visuel soit parfait), vous fera réfléchir sur vous-même.

Et puis, on ne peut s’empêcher (en parfait chauvin) d’apprécier le coté critique de l’Amérique. Via les parents et amis d’Ines, la fiancée de Gil, on découvre une Amérique persuadée de détenir le savoir absolu et matérialiste au possible. À l’inverse, Paris, y est montré tel un endroit libre, où la vie n’est que « bohème » et plaisirs simples. Cependant, le fait de placer l’intrigue dans un contexte relativement bourgeois (champagne, soirées privées, grands appartements haussmanniens et hôtel de luxe) enlève un peu de poids à ce parti pris d’une vie plus simple…