La Reine des lectrices – Alan Bennett

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Résumé : Que se passerait-il outre-Manche si, par le plus grand des hasards, Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, tout d’un coup, plus rien n’arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu’elle en vienne à négliger ses engagements royaux ? C’est à cette drôle de fiction que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais. Henry James, les sœurs Brontë, le sulfureux Jean Genet et bien d’autres défilent sous l’œil implacable d’Elizabeth, cependant que le monde empesé et so british de Buckingham Palace s’inquiète : du valet de chambre au prince Philip, d’aucuns grincent des dents tandis que la royale passion littéraire met sens dessus dessous l’implacable protocole de la maison Windsor. C’est en maître de l’humour décalé qu’Alain Bennett a concocté cette joyeuse farce qui, par-delà la drôlerie, est aussi une belle réflexion sur le pouvoir subversif de la lecture.


Mon avis : 4/5

Nombre de pages : 173
Éditeur : Editions Denoël 
Collection : Denoël & d’ailleurs
Langue : Français
Prix : 12.15 €

Véritable ode à la lecture, ce livre se lit d’une traite et analyse la position du lecteur. La reine d’Angleterre, qui a découvert les plaisirs de la lecture sur le tard, a été confrontée à deux sentiments : celui du bonheur d’accéder à un monde imaginaire sans fin, mais aussi du coup, cette frustration de savoir qu’on ne liera jamais tout ce qui a été écrit à l’image des Danaïdes condamnées à remplir un tonneau percé.

Mais ce dernier sentiment est loin d’arrêter La Reine. Bien au contraire, plus les jours passent et plus son besoin de lire se transforme en boulimie. Ce qui avait commencé par pur hasard, devient son occupation principale. Chose qui est loin de plaire aux gens qui l’entourent. Si sa famille apprécie la femme adoucie que la lecture a fait d’elle, son conseillé et le premier ministre aimeraient volontiers mettre le feu à la bibliothèque !

« La Reine des lectrices » met alors en avant une politique froide, dénuée d’humanité et prête à tout pour avoir le dernier mot. Mais ce n’est sans compter sur La Reine Elizabeth, qui à presque 80 ans, ne compte plus se laisser dicter sa conduite, et encore moins ses lectures !

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