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50/50

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Résumé : Le quotidien d’Adam, 27 ans, bascule le jour où il est diagnostiqué d’un cancer. Il l’annonce alors à sa petite amie, son meilleur ami et sa mère qui, tous trois, vont réagir différemment à la nouvelle et conduire le jeune homme à s’interroger sur la manière dont il veut vivre cette épreuve.


Mon avis : 4/5

Comment agir face à la maladie ? Nombreux sont les films mettant en avant les prouesses réalisées par des personnes atteintes de maladies telles que le cancer. Ainsi, il n’est pas rare de voir des patients sous chimio-thérapie réaliser des exploits qu’un homme sain n’imaginerait pas faire. Je suis souvent déçue en regardant ces films. Leurs volontés de transmettre une pensée positive me semble souvent exagérée. Comme si le malade n’avait pas le droit à un moment de se dire : ma vie c’est de la merde ! On sait qu’être confronté à la mort est le meilleur moyen de savoir ce que nous voulons vraiment. Mais ce que j’attends de ce genre de film, c’est aussi de voir ce qui se passe entre le moment où l’on apprend sa maladie et celui où l’on avance. Et c’est exactement ce que j’ai trouvé dans « 50/50 ».

Adam et sa petite-amie Rachael (Bryce Dallas Howard), une artiste ratée et égoiste.

Adam et sa petite-amie Rachael (Bryce Dallas Howard), une artiste ratée et égoiste.

Katherine, la psy (Anna Kendrick) et Adam.

Katherine, la psy (Anna Kendrick) et Adam.

Ici pas de challenge du style : je vais grimper au sommet de l’Everest, je vais faire le tour du monde… Mais juste Adam, 27 ans, face à la maladie et submergé de doutes. Ce jeune homme introverti, coincé dans une relation qui ne mène à rien, va alors découvrir des choses bien plus importantes que le fait de surfer la plus grosse vague ou de faire le tour du monde. Il va découvrir l’amour. Pas sa version bleuette avec pétales de roses et déclarations sous la pluie. Mais celui de ses proches : amis, parents…

Kyle (Seth Rogen) et Adam en train de "personnaliser" un des tableaux de Rachael.

Kyle (Seth Rogen) et Adam en train de « personnaliser » un des tableaux de Rachael.

50/50 est un film touchant, sans forcément tomber dans le pathos. Un défis relevé par Joseph Gordon Levitt  et Seth Rogen. Deux acteurs qui jonglent brillamment entre humour et drame. Bien sûr, comme dans tous les films, ou presque, il y a cette petite note de romance entre Adam et sa psy, mais ici aussi on ne tombe pas dans le cliché.

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BirthMarked, Tome 1, rebelle – Caragh M. O’Brien

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Résumé : Dans le monde de Gaia, il y a les privilégiés, qui habitent derrière le mur de l’Enclave, et ceux, comme elle, qui vivent à l’extérieur. Tous les mois, la jeune fille aide sa mère, sage-femme, à donner à l’Enclave trois nouveau-nés. Mais, un soir, les parents de Gaia sont brutalement arrêtés et conduits derrière le mur. A peine ont-ils le temps de lui confier un mystérieux ruban sur lequel est brodé un étrange code…


Mon avis : 4/5

Nombre de pages : 368
Éditeur : Simon & Schuster Children’s
Langue : Anglais
Prix : 8.62 €

Acheté chez WHSmith afin de m’initier à la lecture en vo, ce livre trainait dans ma P.A.L depuis des mois. La crainte de ne pas pouvoir lire un roman entier en anglais, et donc de ne pas suivre l’histoire correctement j’imagine. Une peur vite envolée car finalement ce fut une lecture facile et surprenante.

Une fois passés les premiers chapitres, tout roule. L’écriture est fluide et abordable. Le rythme est maintenu de façon à ce qu’on ne s’ennuie jamais. Gaia, le personnage principal, comme dans toute bonne dystopie, est une jeune fille confrontée à des choix : continuer à vivre comme on lui a appris ou se rebeller ?!

À 16 ans elle va donc être face à des choses qui la dépasse. C’est toute seule qu’elle décide d’affronter les plus grands. Celle qui a passé ses dernières années à aider sa mère dans sa profession de sage femme va alors se transformer en une sorte de modèle de liberté. Mais à l’inverse de Katniss (Hunger Games) ou Tris (Divergent) elle garde une grande part de douceur et de fragilité. Ici, pas de transformation radicale qui font passer une jeune femme à celui de guerrière. De ce fait elle est un personnage plus accessible, dans lequel on se projette plus facilement.

Même si j’adore Tris et Katniss, je sais que je ne leur arriverai jamais à la cheville et qu’elles sont des exceptions. À l’inverse, Gaia est une jeune femme comme il y en a beaucoup. La vie et ses événements la change, sans pour autant la transformer radicalement. Mais cela ne l’empêche pas d’être une véritable héroïne à sa façon.

Enfin, je félicite l’auteur d’avoir pris le risque de toucher à des thèmes sensibles tels que la perte d’un parent, la peine de mort, la folie… Le fait de ne pas censurer certains drames qui sont le lot de tous, surtout dans une dictature, rend l’histoire encore plus dramatiquement belle, profonde mais surtout plus crédible. En conclusion, un premier tome prometteur qui donne envie de connaitre la suite !

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Divergent, Tome 1 – Veronica Roth

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Résumé : Dans un monde post-apocalyptique, la société est divisée en 5 factions. À 16 ans, Béatrice issue de la faction des Altruistes doit choisir sa nouvelle appartenance, pour la vie ! Cas rarissime, ses tests d’évaluation lui donnent le choix : elle est divergente… Elle doit cacher ce secret, susceptible de la mettre en danger de mort…


Mon avis : 6/5

Nombre de pages : 444
Éditeur : Fernand Nathan
Collection : Blast
Langue : Français
Prix : 16.50 €

Ahhhhhh, qu’il est bon de retrouver une dystopie qui prend aux tripes. Car malgré l’abondance de romans jeunesse ayant pour thème un futur chaotique, peu sont ceux qui m’ont vraiment chamboulée. Tout a commencé avec « Hunger Games », une véritable claque, qui, une fois le dernier tome terminé m’a laissée orpheline. Bien sur, avant ça il y avait eu « Les âme vagabondes » de Stephenie Meyer que j’ai aussi adoré. Mais c’était moins dans l’action, donc je ne le comparerai pas aux dystopies jeunesses du moment. Par la suite j’ai lu d’autres titres : Uglies, Chronique de la fin du monde, Birth Marked… Mais sans jamais retrouver le piquant qu’on avait dans « Hunger Games ». Et puis « Divergent » est arrivé !

Me voila enfin replongée dans une véritable aventure menée par Tris, une jeune fille de 16 ans au caractère bien trempé. Dans son monde, il est du devoir de chacun de choisir une faction l’année de ses 16 ans. Et celle qui a vécu tout sa jeunesse avec les Altruistes se demande si elle ne serait pas plus heureuse ailleurs, quitte à couper les ponts avec les siens… Mais où aller ? Chez les sincères, les érudits, les audacieux, les fraternels ???

Malheureusement pour elle (ou heureusement…), son test d’aptitude censé révéler la faction qui semble faite pour elle annonce qu’elle est une divergente : elle ne correspond à aucun profil, elle est une sorte de « mélange » de plusieurs factions. Et quel que soit son choix final, une chose est sûre : elle devra cacher son statut de divergent, sans quoi elle risquerait la mort. Mais pourquoi ?

Tris arrive donc dans sa nouvelle faction avec deux buts : réussir sa période d’initiation pour ne pas finir sans-faction, et cacher sa divergence.

Le rythme de ce roman et tel qu’on ne peut le lâcher. Les actions sont fortes, et certains passages sont d’une violence redoutable sans pour autant être gratuite. C’est d’ailleurs un des aspects qui donne une certaine maturité à ce livre. Ici, pas de damoiselle en détresse. Les filles comme les garçons sont maitresses de leur vie et doivent s’accrocher coute que coute pour réussir. Pas de cadeau !

Certaines scènes sont tellement bien écrites qu’on les ressent physiquement. Si comme moi vous n’êtes pas une grande amatrice de hauteur et redoutez l’enfermement, sachez que les émotions fortes seront au rendez-vous ! Ce livre ne se lit pas, il se vit. On accompagne Tris dans son initiation. Cette fille forte et intelligente que tout le monde rêverait d’être. Bien sur, elle sait redevenir douce et aimante quand il le faut, mais sans jamais tomber dans la mièvrerie.

En définitive, « Divergent » est un roman qui prend aux tripes et qui une fois refermé continue de vous hanter. Reste plus qu’à attendre la sortie du deuxième tome prévue pour la fin de l’année. Mais je remercie Veronica Roth qui a su créer une fin qui tout en nous donnant envie de découvrir la suite, ne nous frustre pas au point de ronger notre frein durant des mois.

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Éternels, Tome 3, Le pays des ombres – Alyson Noel

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Résumé :  Après avoir traversé de nombreuses vies antérieures et anéanti ceux qui cherchaient à les détruire, Ever et Damen ne s’attendaient pas à devoir affronter le plus dangereux des ennemis : une puissante malédiction qui menace de les séparer à tout jamais. Déterminée à briser ce charme, Ever se plonge dans la magie et obtient l’aide inattendue de Jude, un séduisant jeune homme au passé obscur. Alors que son âme sœur s’éloigne d’elle pour la protéger, le lien qui l’unit à Jude devient plus fort. Ever croyait qu’elle et Damen étaient faits l’un pour l’autre… mais si le destin leur réservait un sort différent ?


Mon avis: 2,5/5

Nombre de pages : 332
Éditeur : Michel Lafon
Langue : Français
Prix : 16.20 €

J’avais beaucoup aimé le premier tome, un peu moins le second et maintenant je peux dire  encore moins le troisième. L’auteur nous propose une histoire qui traine en longueur. On se retrouve ainsi à lire des pages et des pages de pseudo remise en question de Damen et de moments de nunucherie d’Ever.

Le seul bon point de ce troisième tome est l’arrivée d’un nouveau personnage : Jude. Ce jeune homme semble apporter une profondeur particulière à l’histoire, voire la remettre en question. Certains pourraient penser que vouloir séparer Damen et Ever n’a aucun sens. Mais Jude n’est pas n’importe qui. Et si c’était lui la véritable âme soeur d’Ever ? Si Damen n’avait fait que les séparer depuis des siècles ?  Je suis persuadée qu’en choisissant ce genre de tournure l’auteur transformerait cette saga un peu trop mièvre à mon gout en une véritable aventure amoureuse. Mais je sais qu’elle ne le fera pas. Du moins, j’en suis quasiment sûre, et c’est bien dommage…

En attendant, je ne sais pas trop si je lierai le quatrième tome. Je dois avouer qu’une part de moi aimerait connaitre la suite, mais mon envie diminue quand je vois que quasiment rien n’a évolué entre la première page et la dernière page de ce livre. Quelque chose me dit que la suite sera identique : 300 pages pouvant se résumer en 50.

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Persuasion – Jane Austen

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Résumé : Anne est la seconde fille de l’honorable Sir Elliot de Kellynch. Persuadée par son amie Lady Russel, elle a dû rompre ses fiançailles avec le jeune Frederick Wentworth, un officier de marine pauvre, car il ne présentait pas les assurances d’un bon parti. Huit ans plus tard, sa famille connaît des revers de fortune. Son père décide alors de louer le château familial à l’amiral Croft, qui se trouve être le beau-frère de Frederick. Anne appréhende de revoir celui qui est resté son grand amour. Alors que s’achève la guerre avec la France, le capitaine Wentworth, fortune faite, revient avec le désir de se marier pour fonder un foyer. Il a conservé du refus d’Anne la conviction que la jeune fille manquait de caractère et se laissait trop aisément persuader…


Mon avis : 6/5

Nombre de pages : 256
Éditeur : Archipoche
Collection : Roman étranger
Langue : Français
Prix : 6.60 €

Peut-on se remettre d’un chagrin d’amour ? Voila la question soulevée par Jane Austen dans « Persuasion ». Comme à son habitude, l’auteur privilégie les sentiments nobles à la fortune, et nous offre une histoire à la fois crédible et magique. Les siècles ont passé, mais les sentiments amoureux, eux, sont toujours vécus de la même façon. Il est donc impossible de ne pas s’identifier à Anne Elliot. On vit ses joies, ses peines, ses espoirs… Et donc, tout comme elle, nous tombons irrémédiablement sous le charme du Capitaine Frederick Wentworth !

Vous avez aimé Mister Darcy ? Alors vous allez adorer le Capitaine Wentworth. Jane Austen semble avoir un faible pour les hommes distants au premier abord, mais qui se révèlent être de véritables gentlemen au cœur tendre. Et, tout comme dans ses autres romans, elle dresse un portrait peu flatteur de la haute bourgeoisie et de la noblesse. Un milieu en grande parti peuplé de gens cupides et hautains, à l’image de Sir Walter et Elizabeth, le père et la sœur ainée d’Anne.

À l’inverse, Anne Elliot est une sorte d’intruse. Douce et intelligente, elle donne plus d’importance à ce que les gens ont dans le cœur qu’à leurs titres. Toujours calme face à des personnalités quelques peu égocentriques comme sa sœur cadette Mary, elle n’en est pas pour autant faible. Son renoncement à l’amour, huit ans auparavant, sur les conseils de sa grande amie Lady Russel, pour des soucis de convenance, l’a grandement changée. Sous ses airs de « jeune fille docile » se cache une femme qui a aime un homme de toute son âme et qui continuera de l’aimer envers et contre tout.

« Persuasion » est surement l’une des plus belles histoires d’amour qu’il m’ait été permise de lire. Le style délicat de Jane Austen, sa façon de décrire les émotions et les personnages nous permet à nous lecteur de plonger dans l’histoire. Nous ne sommes pas spectateurs, nous sommes les personnages. Lorsque Anne a mal, nous avons mal, lorsque Frederick est gêné, nous sommes gênés…

Vous l’aurez compris, « Persuasion » est un livre que j’ai adoré ! Moi qui pensais que « Orgueil et Préjugés » ne pourrait être détrôné par aucun autre livre de Jane Austen, je commence à revoir mon avis. « Persuasion » a quelque chose de plus réaliste, et de ce fait il m’a touchée différemment. J’étais à ça de verser ma petite larme…

Son
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Karmin

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Certains d’entre vous ont déjà du entendre parler de ce duo composé d’Amy Heidemann et Nick Noonan. Nos deux tourtereaux (car oui, ils sont fiancés) sont à l’origine d’un véritable « buzz ».

Ils se sont rencontrés au prestigieux « Berklee College of Music ». Puis, à la suite d’un devoir en commun ils ont décidé de quitter la fac et de se lancer dans la musique en tant que professionnels. Et comme je le disais au début : en plus d’avoir trouvé l’amour ils ont trouvé le succès. Il faut dire qu’ils sont sacrément doués ! Amy rappe mieux qu’un gangsta et son chéri est mignon tout plein en plus d’être très bon musicien.

Par la suite, tout est allé très vite… D’abord repérés sur Youtube grâce à des reprises de chansons pop, ils ont été ensuite invités sur le show d’Ellen Degeneres afin d’interpréter le rap « Look at me now » qui leurs a valu plus de 50 millions de vues sur Youtube. Depuis, impossible de les arrêter. Ils ont d’ailleurs dernièrement chanté et composé l’hymne de la NBA.

Voici trois chansons qu’ils ont brillamment repris (mes préférées). Et preuve de leur succès, la chanson « Pumped up Kicks » a été reprise pour l’émission Youtube très populaire des Billboards. Ça change du salon !

 Look at me now

Price Tag

Pumped Up Kicks

Et pour les petites curieuses qui se demandent comment Amy arrive à mettre au point ses coiffures rétros du plus grand effet, voici un tutoriel vidéo que la belle a fait pour vous.

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Une irrésistible envie de sucré – Meg Cabot

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Résumé :  Heather Wells, ex-lolita de la pop, ne veut plus être victime de la mode. Elle se sent très bien en jean. Et sa vie d’avant, elle n’en veut plus. Elle décroche un job dans une résidence d’étudiants où l’on ne s’ennuie vraiment pas : deux filles meurent coup sur coup. Heather est persuadée qu’il s’agit d’un meurtre. Cela tombe bien car Cooper, le sublime garçon qui l’héberge dans sa sublime maison est détective. Une nouvelle vie commence pour Heather…


Mon avis : 3,5/5

Nombre de pages : 443
Éditeur : Livre de Poche Jeunesse
Langue : Français
Prix : 6.60 €

Rien de mieux qu’une ex popstar pétillante, fille spirituelle de Bridget Jones et Sherlock Holmes, pour vous faire aimer les enquêtes policières. Sans être un équivalent de la série « Les Experts », ce livre offre tous ce qu’on attend d’une bonne intrigue : des meurtres, des suspects, une enquête, des rebondissements et enfin le coupable.

Le tout mené par Heather Wells, ex-chanteuse pour adolescents, reconvertie en directrice adjointe d’une résidence étudiante à New York. Un personnage qui donne à ce livre la touche girly qu’il faut. Un savant mélange de chick-lit et de suspense.

Certains passages croustillants sans forcément être des plus osés donnent du réalisme à l’histoire. Fini les héroïnes prudes et parfaites. Heather Wells manque peut-être de jugeote par moment mais pas de courage. Comme elle le dit elle-même : elle ressemble au lapin rose qui fait la pub pour les piles. Jamais à court d’énergie ! Pour elle, fini le temps où elle chantait de la soupe à des pré-ados. Dorénavant Heather Wells vivra selon ses règles et seulement les siennes. Enfin, sauf quand elle agit dans le but de séduire son charmant colocataire Cooper, qui n’est autre que le frère de son ancien petit-ami…

En conclusion un premier tome léger sans pour autant négliger son intrigue, « Une irrésistible envie de sucré » est un livre que je conseille de lire si l’on veut passer un bon moment.