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Quand souffle le vent du nord – Daniel Glattauer

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Résumé : Un homme et une femme. Ils ne se connaissent pas mais échangent des mails. Jusqu’à en devenir accro et à ne plus pouvoir se passer l’un de l’autre, sans se rencontrer pour autant… Savoureuse et captivante, cette comédie de mœurs explore avec finesse et humour la naissance du sentiment amoureux.


Mon avis : 5/5

Nombre de pages : 348
Éditeur : Le Livre de Poche
Collection : Littérature & Documents
Langue : Français
Prix : 7.10 €

« Quand souffle le vent du nord » est un livre que j’ai dévoré en quelques heures ! Il faut dire que l’écriture mail rend sa lecture fluide et terriblement addictive. Il y a une impression, et un certain plaisir, de voyeurisme à lire ainsi ce dialogue virtuel fictif mais totalement crédible. Cette discussion est à la fois profonde et distante, car tout en se livrant comme jamais auparavant, Emma et Léo passent sous silence pas mal de détails de leurs vies privées. Une façon de parler de soi que l’on retrouve souvent sur internet, du moins c’est ce que j’ai pu remarquer. On livrera ses passions, ses craintes, ses joies mais rarement des informations sur sa famille, son travail ou même son âge.
Et finalement, tout en respectant cette façon proche et distante de discuter sur internet, ce livre réalise aussi une sorte de pied de nez à l’idée reçue selon laquelle les rencontres sur le web sont froides et sans intérêts. Ces deux là qui se sont rencontrés « virtuellement » totalement par hasard et donc n’avaient aucune idée en tête. Les mots sont venus naturellement, et quelques mails abrégés se sont vite transformés en longues discussions passionnées au point qu’ils ne peuvent plus se passer l’un de l’autre.
Ils nous offrent un merveilleux ping-pong verbal à la fois drôle et touchant. Lui, un brin philosophe, analyse un peu trop les choses, mais c’est aussi ce qui le rend attirant. Comment ne pas succomber au charme de quelqu’un qui nous écrit :  » Écrire c’est comme embrasser, mais sans les lèvres, écrire c’est embrasser avec l’esprit ». De son coté, Emma est une femme qui m’a semblé malheureuse sans en avoir conscience. Sous ses airs d’épouse libre et heureuse en ménage, se cache une femme qui a renoncé à beaucoup de choses afin de donner l’image d’un couple qui a trouvé la recette du bonheur.
Cependant, pendant que certains voient ce livre comme une superbe histoire d’amour, moi je le ressens comme étant l’analyse de la vie à deux. Emma est un cas parmi tant d’autre. La routine la ronge, et c’est à travers Léo qu’elle croit revivre, alors que ce qui lui arrive avec son mari arriverait surement avec Léo à la longue. La passion dû à la nouveauté, et encore plus dans un contexte mystérieux tel qu’internet, vous donne l’impression d’aimer pour la première fois, mais au final que gagne t-on ? C’est pour cela que je redoute la suite. En effet, le deuxième tome « La septième vague » est disponible en librairie et j’ai peur que cette histoire vire au roman à l’eau de rose avec un happy end surement improbable dans la vraie vie, du moins à long terme…
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Chronicle

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Résumé : Après avoir été en contact avec une mystérieuse substance, trois lycéens se découvrent des super-pouvoirs. La chronique de leur vie qu’ils tenaient sur les réseaux sociaux n’a désormais plus rien d’ordinaire… D’abord tentés d’utiliser leurs nouveaux pouvoirs pour jouer des tours à leurs proches, ils vont vite prendre la mesure de ce qui leur est possible. Leurs fabuleuses aptitudes les entraînent chaque jour un peu plus au-delà de tout ce qu’ils auraient pu imaginer. Leur sentiment de puissance et d’immortalité va rapidement les pousser à s’interroger sur les limites qu’ils doivent s’imposer… ou pas !


Mon avis : 3,5/5

Lorsque « Le projet Blair Witch » et « Heroes » se rencontrent ça donne « Chronicle », l’histoire de trois adolescents que tout oppose mais qu’un évènement fantastique va rapprocher. On a Andrew, un jeune homme introverti qui vit avec une mère mourante et un père alcoolique, puis Matt son cousin amateur d’herbe et de grands philosophe, et enfin Steve, le stéréotype du mec cool.

Matt, Steve et Andrew

Matt, Steve et Andrew

C’est lors d’une rave party que tout va changer pour ces trois lycéens en découvrant un trou rempli de cristaux lumineux. Quelques jours plus tard le trou n’est plus là suite à un éboulement de terrain. Andrew, Matt et Steve n’ont aucune idée de ce qu’ils ont vécu et aucun moyen de le découvrir, mais le résultat est là : dorénavant il sont télékinésiste.

Ils commencent avec des jeux bon enfant : peluche qui vole, foot en plein ciel, tour de « magie » pour épater la galerie. Et alors que Matt et Steeve vivent ça de façon légère, Andrew, lui, devient de plus en en plus violent, jusqu’à se déclarer être un super prédateur. Celui qui a souvent été martyrisé par ses camarade de lycée va oublier toute notion de bien et de mal. Comme on dit, le pouvoir va lui monter à la tête, et ses deux nouveaux meilleurs amis Matt et Steeve, beaucoup moins forts que lui, semblent incapable de le raisonner.

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Andrew

L’effet « documentaire » donne un peu mal à la tête au début, mais lors des scènes d’action on apprécie ce choix qui amplifie les sensations. Une impression de jeu de simulation pas mal du tout ! Je reste cependant sceptique sur certaines scènes : pensons-nous encore à tenir une caméra et à bien cadrer lorsqu’on est sur le point de mourir ?! Quant à l’intrigue,  je n’ai pas pu m’empêcher de penser au massacre de Columbine : le laissé pour compte qui devient un criminel sans limite.

En conclusion « Chronicle » c’est du pur divertissement à l’américaine avec effets spéciaux, soirées arrosées et morale a la clé.

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Bridget Jones, L’âge de raison – Helen Fielding

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Présentation : On ne la présente plus ! Depuis la parution du premier tome de son journal, Bridget Jones, ses angoisses existentielles, ses kilos en trop, ses cigarettes, ses verres de Chardonnay, ses copines féministes et sa mère extravagante réjouissent des millions de lectrices célibataires ou non. Revoilà donc miss Bridget, affublée depuis quelques semaines d’un Mark Darcy pour lequel son cœur s’emballe un peu vite, tellement elle jubile de ne plus faire partie de la caste des parias de l’amour… Pour autant, rien n’est gagné pour notre cœur d’artichaut qui va découvrir qu’il ne suffit pas de rencontrer l’homme idéal. Le plus compliqué sera bel et bien de le garder !


Mon avis : 3,5/5

Nombre de pages : 410
Éditeur : J’ai lu
Langue : Français
Prix : 6.90 €

Alors que le premier opus mettait en avant la quête de l’amour, « L’âge de raison » nous montre toute la difficulté qu’il y a à le garder une fois trouvé. Bridget Jones à enfin dégoté l’homme parfait en la personne de Marc Darcy. Mais ce qui pourrait être le début d’un bonheur sans faille se révèle être un véritable parcours du combattant. Il semble en effet être plus difficile de garder son petit ami que de le trouver, surtout lorsqu’on s’appelle Bridget Jones, qu’on a une tendance à la paranoïa, un manque de confiance en soi  et un groupe d’amis persuadé d’être de bons conseils en matière de vie amoureuse ! Bref, vous l’aurez compris, si il est évident que la vie à deux n’est pas chose facile, il semble que Bridget aime créer des problèmes là où il n’y en a pas, ou peu…

Il faut dire que lorsque votre petit ami s’apelle Marc Darcy, qu’il est un brillant avocat, gentleman, riche et séduisant, les rivales sont nombreuses et certaines semblent prendre plaisir à vous diminuer. Dans ce livre Bridget va devoir jouer des coudes pour imposer son autorité face à Rebecca, une jeune femme riche, aussi épaisse qu’un cintre, ce qui ne l’empêche pas de draguer Darcy comme un soldat qui va au front : du véritable rentre dedans !

Si pour moi le premier tome est de loin meilleur que ce deuxième opus, cette suite n’en est pas pour autant inintéressante. Elle boucle la boucle ! On regrette cependant la quasi absence de certains personnages comme  le très sexy mais légèrement goujat Daniel Cleaver. En contrepartie on apprécie, non, on se réjouit de l’apparition du très célèbre Colin Firth. Et oui, même les livres on des guests ! D’ailleurs, je serais curieuse de savoir si ce qu’il raconte sur le tournage de « Pride and Prejudice » est vrai… Certaines répliques tournant autours de sa personne m’ont faite bien rire. Je retiens entres autres son message sur le répondeur de Bridget, plus la petite remarque de Shazzer sur le fait que ce dernier devrait attendre Bridget dans la fontaine et non pas à coté, Bridget et ses amies étant accro à la fameuse scène du Lac de « P&P ».

Si « Le journal de Bridget Jones » était un remake très amélioré de « Orgueil et Préjugés » de Jane Austen, « L’âge de raison » est lui largement inspiré de « Persuasion » du même auteur. Bizarrement, j’ai moins aimé Marc Darcy dans ce roman… Et oui, c’est possible ! J’ai trouvé que certaines réactions ne lui ressemblaient pas, du coup je le laisse à Bridget qui a largement gagné sa part après toutes ces aventures !

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Diplo Ft. Amanda Blank & Santogold – Im A Lady

Une de mes chansons fétiches ! J’adore le mélange de sonorités à la fois douces et brutes : électro, soul voire rap. Bref, un tempo que j’adore et une chanson que j’associe étrangement à la série « Downton Abbey ». Explication : j’associe souvent les choses lorsque je les ai découverte au même moment. Cela donne d’ailleurs des duo improbables ! Quoi qu’il en soit, quelque chose me dit que cette chanson va  m’accompagner encore un bon moment.

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V-Day

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Sombrelune m’a gentiment proposé de participer au fameux V-Day, autrement dit : Le jour du vampire. Alors en quoi ça consiste ? C’est tout simple, chaque blogger profite du 14 février pour mettre en avant son suceur de sang préféré. Un merveilleux pied de nez à la Saint-Valentin que les médias nous vendent depuis des semaines et qui elle suce votre argent soit disant par amour…

Maintenant que les présentations avec le V-Day sont faites, il est temps de proposer un vampire. Bizarrement, je ne suis pas de celles qui fantasment sur ces créatures. J’ai aimé « Twilight », « Vampire Diaries », etc… Mais soyons honnêtes, ces vampires là sont de vrais toutous apprivoisés qui n’ont plus rien à voir avec le monstre sanguinaire. Du coup, après réflexion j’ai décidé de dédier ce jour à Aidan McCollin, le vampire de la version US de « Being Human ».

Pourquoi ? Parce-qu’il redonne tout son sens au vampire, sans manquer d’y ajouter une bonne dose de modernité. On est face à quelqu’un qui a du vécu et qui veut s’intégrer dans la société sans jamais oublier qu’il sera toujours une créature du mal. Un sentiment qui ressort à chaque épisode, car tout en donnant une impression de calme et de self control on n’oublie jamais le danger qu’il y a à le fréquenter.

Pleure pas choupinou, c'est pas de ta faute mais celle de cette malédiction...

Pleure pas choupinou, c’est pas de ta faute mais celle de cette malédiction…

Contrairement à ses homologues (Edward, Stefan, Angel…) qui ne vous feraient même pas penser à rentrer un numéro d’urgence dans votre portable, fréquenter Aidan c’est se mettre à pratiquer la sculpture de pieux les soirs d’hiver, juste au cas où… Il  est le vampire anti-midinette, une véritable créature torturée et non un suceur de sang de lapins sous prozac. Chez lui la souffrance est visible et la frontière entre le bien et le mal extrêmement fine. Et ça, c’est ce qui nous rend encore plus admirative face à sa force et à sa volonté de tout faire pour être quelqu’un de bien. On le félicite de ses efforts, et lorsqu’il craque on ne lui en tient pas vraiment rigueur car on n’oublie jamais qu’il est un vampire et que sa nature première est de tuer pour vivre.

Comme je ne suis pas douée pour les conclusions, je laisse le mot de fin à Sam Witwer, l’acteur qui incarne ce fameux Aidan McCollin.

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C’est lundi, que lisez-vous ? [5]

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Une semaine sous le signe de l’amour ! J’ai commencé avec la suite des aventures de Bridget Jones, un peu moins drôle que le premier opus mais tout de même un bon moment de lecture. Et j’ai terminé avec une pièce pleine de quiproquos « Le Jeu de l’amour et du hasard » de Marivaux. Une histoire un peu facile mais sympathique. Le bémol : une intrigue trop rapide qui m’a laissée sceptique quant aux sentiments des personnages… Je pense cependant que mon impression mitigée vient du fait que cette pièce est surtout faite pour être écoutée plutôt que lue. Enfin, parce-que je ne tiens jamais mes résolutions, j’ai acheté de nouveaux livres (alors que ma P.A.L est loin d’être vidée), du coup je commence cette semaine un roman dont on parle beaucoup en ce moment « La couleur de l’âme des anges » de Sophie Audouin-Mamikonian.

Ce que j’ai lu la semaine dernière :

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Ce que je suis en train de lire :

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Mes prochaines lectures :

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** Et vous, qu’avez-vous lu ? **