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Doctor Who – Saison 1 (saison 9 depuis le début)

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Résumé : Cette série relate les aventures du Docteur, un extraterrestre, un Seigneur du Temps (Time Lord) originaire de la planète Gallifrey. Dans la première série (1963), il voyage à bord d’un TARDIS (Time And Relative Dimension(s) In Space, ou Temps A Relativité Dimensionnelle Inter Spatiale en français), une machine pouvant voyager dans l’espace et dans le temps. Particulièrement attaché à la Terre, il est régulièrement accompagné dans ses voyages par des compagnons, pour la plupart humains. Le TARDIS a l’apparence d’une cabine de police (construction typiquement britannique ressemblant à une cabine téléphonique), le système de camouflage étant resté bloqué. Comme tous les Seigneurs du Temps, le Docteur a le pouvoir de se régénérer, ce qui explique sa capacité à changer de corps lorsqu’il est proche de la mort. Dans la seconde série, le Docteur (2005) est le dernier survivant de sa race, anéantie par la grande guerre du temps contre les Daleks, les pires ennemis du Docteur.


Mon avis : 3,5/5

Nombre d’épisodes: 13 + 1 épisode spécial « Christmas »
Nationalité : Anglaise
Année : 2005

En Angleterre cette série fait partie intégrante de la culture, elle se trouve juste à coté de la Reine et des Beatles. Et depuis plus de 50 ans rien a changé, bien au contraire, l’engouement ne cesse de s’accroitre. Cependant il aura fallu attendre le 21eme siècle pour qu’elle arrive dans notre beau pays !

Étant une Tumblr Addict, je n’ai pas pu passer à coté du phénomène « Doctor Who ». Au début je ne prêtais pas trop attention à tout ça et puis de fils en aiguilles j’ai été intriguée. À vrai dire c’est plus l’engouement pour la série que cette dernière en elle-même qui m’a donné envie de m’y mettre. J’ai donc regardé un épisode et CATASTROPHE j’ai trouvé ça kitsch et inintéressant. J’ai donc mis de coté me disant que ce n’était pas du tout mon truc. Mais récemment j’ai décidé de retenter l’aventure, et au bout de quelques épisodes ma première impression a totalement changé. Adieu le kitsch inintéressant, bonjour le kitsch anglais drôle et frais !

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Le Docteur, dont personne ne connait le nom, se doit d’être accompagné d’un acolyte. Dans cette première saison il s’agit de Rose Tyler, une jeune femme de 19 ans un peu paumée dans la vie. Sauvée de justesse par le Docteur d’une mort certaine, elle a choisi de le suivre dans ses aventures à travers le temps et l’espace. La relation entre ces deux personnages est très forte, chacun se révèle être prêt à tout pour l’autre. Sans oublier que la notion d’immortalité ajoute un aspect dramatique à l’histoire. Le docteur ne doit pas oublier que les humains vont et viennent dans sa vie mais lui sera toujours là.

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À par le dernier maitre du temps, le Docteur.

Le Docteur est un personnage très drôle, légèrement hyperactif et sûr de lui. Il est en adéquation avec le coté décalé de la série. Le Tardis semble être fait en papier mâché et le Docteur le dirige à coup de marteau et de tournevis sonique. Mais pourtant on accroche, au final c’est cet aspect un peu « fait maison » qui est une des raison pour lesquelles on aime cette série. Elle a un coté parodique sans pour autant n’être que légère. Un mélange de « La quatrième dimension » et des Monty Python.

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Un détail sympa avec les personnages secondaires : « Doctor Who » est surement la série qui a accumulé le plus de guests. En voici certains, toutes saisons confondues :

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Les intrigues nous plongent dans différents mondes et époques. On va du futurisme ambiance dystopie aux retours en arrière. On découvre entres autres Charles Dickens combattant des forces surnaturelles. Bref, le Tardis c’est encore mieux que la Dolorean !

Prochain arrêt ?

Prochain arrêt ?

Enfin et non des moindres, j’ai beaucoup aimé la bande son de cette série. Il y a bien sur celle du générique, mais ce n’est pas elle qui m’a le plus marquée, moi je craque pour « The Doctor’s theme » que vous pouvez écouter ci-dessous. Joli, non ?!

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Vice & Versailles – Alain Baraton

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Résumé : Au palais des monarques, le drame est roi : assassinats, forfaits en tous genres, règlements de compte, empoisonnements, attentats, disparitions, duels, vols et complots hantent le domaine. Versailles, c’est la grande boutique des horreurs. Attention toutefois, l’histoire, dans la demeure de Louis XIV, a le goût du classicisme et de la bonne mesure : pas de chiens écrasés en costume d’époque, mais des machinations, machiavéliques, implacables comme des tragédies grecques, des meurtres, sanglants, atroces, mais qui ne laissent pas de taches, des mystères, épais comme le velours des tentures et qui n’ont jamais été élucidés. Le palais du Roi Soleil a aussi une part d’ombre, méconnue : plongeons en frissonnant, dans son éclatante obscurité.


Mon avis : 3,5/5

Nombre de pages : 208
Éditeur : Grasset
Langue : Français
Prix : 16.25 €

Ce livre rassemble deux de mes passions : l’Histoire de France et les mystères. Je ne pouvais donc décemment pas le laisser de coté.

Ici, tous les protagonistes ont existé. De ce fait lorsque l’on nous énumère les différentes tortures subit par telle ou telle personne, la distance n’est pas aussi grande qu’avec un livre où le récit est fictif. Savoir qu’une personne a réellement subit tout ce qu’on a sous les yeux ne peut nous laisser de marbre. Idem pour les intrigues amoureuses qui tournent mal, les jalousies, etc… Je ne suis pas une grande fan de romans de capes et d’épées, mais dites moi que l’action est tirée de faits réels et je lis le livre sur le champs !

Alain Baraton, le jardinier de Versailles, nous conte tout un tas d’anecdotes. Cela va de la construction de Versailles dans des marais riches en substances hallucinogènes à l’Affaire des poisons. Nous en connaissons certaines et ce livre nous permet de les redécouvrir de façon plus précises, quand à d’autres elles nous font voir sous un nouvel œil Versailles et sa cour. Pour ma part, j’ai particulièrement apprécié tout ce qui avait rapport à la construction du château : les marais riche en champignons hallucinogènes, les habitants expropriés, les travailleurs exploités et épuisés jusqu’à en mourir, etc…

Lorsque l’on termine ce livre nous n’avons pas lu des histoires mais l’Histoire de France. Une façon différente de connaitre des personnages et des lieux célèbres, du moins bien plus attrayante que celle utilisée à l’école.

Cependant, j’ai apprécié certaines histoires plus que d’autres, et une fois terminé ce livre on ne peut être sûr d’avoir tout retenu. il s’agit la du problème majeur lorsque l’on propose un livre composé de plusieurs récits, au final on retient une anecdote sur deux au mieux.


Versailles ne cessera jamais d’intéresser les gens et les marques, la preuve avec « Eleven Paris » qui nous propose une série de t-shirt à l’effigie du château. Êtes-vous prêts à avoir la Galerie des Glaces dans la peau !?

EP1. T-shirt noir Versailles, ELEVEN PARIS, 39€
2.  T-shirt blanc Versailles, ELEVEN PARIS, 39€
3.  Débardeur noir Versailles, ELEVEN PARIS, 35€

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Sors de ce corps William – David Safier

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Résumé : Deux dans un corps, c’est un de trop ! Rosa n’en revient toujours pas : comment un homme aussi beau et intelligent que Jan a-t-il bien pu tomber amoureux d’elle, une institutrice sans charme particulier, moyenne à tous les niveaux ? Pour se rassurer sur son potentiel de séduction, elle accepte les avances d’un jeune homme rencontré lors d’une fête. Malheureusement, Jan surprend les deux tourtereaux d’un soir et, profondément blessé, quitte Rosa. Quelques années plus tard, Jan est sur le point d’épouser la parfaite Olivia. Toujours amoureuse de lui mais manquant terriblement de confiance en elle, Rosa décide d’avoir recours aux services de Prospero, un magicien se disant capable de faire voyager les gens dans le passé. Mais celui-ci pose une condition : Rosa ne pourra réintégrer son époque qu’une fois qu’elle aura vraiment découvert ce qu’est l’amour. Et voilà comment la jeune femme se réveille dans la peau… du grand William Shakespeare !


Mon avis : 4,5/5

Nombre de pages : 356
Éditeur : Pocket
Langue : Français
Prix : 6.80 €

En mode farniente chez ma tante j’en ai profité pour faire une descente dans sa bibliothèque. La couverture m’a intriguée, et le résumé encore plus. L’idée d’un voyage dans le temps et surtout à l’époque Élisabéthaine, qui plus est dans le corps de William Shakespeare, me paraissait prometteur.

Rosa, le personnage principal qui se décrit elle-même comme un véritable cliché féminin, m’a beaucoup plu. Cette célibataire toujours folle amoureuse de son ex, mal dans sa peau, qui déteste son job et qui a un énorme penchant pour le mélange alcool + chocolat ne peut qu’être attachante. Cette histoire aurait pu être du réchauffé, depuis « Bridget Jones » les célibatantes nous entourent, aussi bien dans la littérature qu’au cinéma, mais David Safier réussit à sortir des clichés sans difficultés.

Du coup, ce qui aurait pu être une énième comédie menée par une héroïne un peu godiche prend des airs de roman psychologique dans lequel Rosa fait une sorte de voyage (dans le temps) initiatique, voire spirituel. Le ton est léger mais le fond lui peut parfois être des plus profonds. On y découvre la difficulté du deuil, les relations de couple, mais surtout l’éternelle quête du bonheur.

En conclusion un livre à la fois drôle et touchant, qui cache un très beau message en sortant des clichés à l’eau de rose. Un seul détail m’a dérangée. Cette jeune femme de plus de 30 ans, qui vit au 21eme siècle et qui ne cache rien de ses histoires d’amour (souvent laborieuses) se montre un peu trop pudique à mon gout. C’est à peine si elle ose vider sa vessie lorsqu’elle est dans le corps de William Shakespeare, et pour se qui est de laver ce corps d’homme dans lequel elle est coincée, n’y comptez pas ! C’est un peu trop de manières pour une femme moderne selon moi.

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La naissance d’un dessin animé…

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Créer un dessin animé est souvent un véritable défi. Entre le conte original et la volonté de modernisation, les dessinateurs mettent souvent des années pour ne pas dire des décennies à mettre au point un dessin animé digne de sortir sur grand écran. Nous avons tous (ou presque) vu « La Petite Sirène », « La Belle et la Bête », « Cendrillon », « Blanche-Neige », etc… Mais ne vous êtes-vous jamais demandé quelles furent les inspirations et les motivations qui ont mené au résultat final que vous avez sous les yeux…

Blanche-Neige (1937)

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Si vous regardez bien, vous verrez que la plupart des princesses correspondent aux canons de beauté de l’époque de sortie du film. Pourquoi ? Outre le fait de créer des personnages « vraies », il faut savoir que les dessinateurs se sont inspirés de modèles bien vivants. Blanche-Neige fut le premier long-métrage réalisé par Disney. Sorti en 1937, il a été un véritable succès. Une réussite que l’on doit en grande partie à notre princesse à la peau diaphane et aux lèvres rouges sang. L’inspiration : l’actrice américaine Janet Gaynord dans ses jeunes années.

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La danseuse Marge Champion (âgée aujourd’hui de plus 92 ans) à quant a elle servi de modèle pour la fameuse scène de danse. Des mouvements repris à l’identique dans « Robin des bois ». Pourquoi creuser à coté quand on a trouvé le bon filon… Pour ce qui est du prince, son visage poupon et sa coiffure impeccable sont inspirés de l’acteur Douglas Fairbanks. Autant pour Blanche-Neige la ressemblance avec son modèle est flagrante, autant pour le prince je reste dubitative… Il faut dire que de tous les princes Disney, celui là est surement le moins présent. Pour preuve, son visage tout en rondeur donne une idée de brouillon et de flou.

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Cendrillon (1950)

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Cendrillon, tout comme Blanche-Neige, est un exemple parfait de mise en avant de canons de beauté de l’époque. Le film est sorti en 1950, soit juste après la seconde guerre mondiale. Et aux États-Unis quel était le type de femme que tout le monde voyait comme étant parfaite : la pip up! Il est donc tout à fait naturel de retrouver en notre chère Cendrillon des traits communs avec celles qui ornaient les casiers des jeunes hommes et les blindages des avions de guerre.

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La frange boule, le brushing, la peau laiteuse. Aucun doute, Cendrillon c’est la pip up de Disney !

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Mise en scène d’une actrice pour mettre au point les différents mouvements par dessins

Dessins préparatoires de Cendrillon.

Dessins préparatoires de Cendrillon.

Dessins préparatoires de la méchante belle mère.

Dessins préparatoires de la méchante belle mère.

La Belle au bois dormant (1959)

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Les princes et princesses n’ont pas le monopole des dessinateurs. En effet, les sorcières ont elles aussi droit à des modèles, et non des moindres. Joan Crawford, une grande actrice américaine qui a entre autre décroché un Oscar pour « Le roman de Mildred Pierce », a été l’inspiratrice (physiquement parlant) du personnage de Maléfique, la terrible sorcière au teint verdâtre de « La Belle au bois dormant ».

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On peut voir ici l’acteur Ed Kemmer en pleine simulation de combat et autres péripéties à cheval (de bois). Dès scènes qui étaient filmées afin d’aider les dessinateurs à réaliser au mieux l’action.

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Helene Stanley a quant à elle servi de modèle à la fois pour Aurore et Cendrillon.

Dessin préparatoire des trois fées.

Dessin préparatoire des trois fées.

Dessins préparatoires d'Aurore.

Dessins préparatoires d’Aurore.

La petite sirène (1989)

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Au départ, Ariel, comme de nombreuses autres princesses Disney, devait être blonde (comme on peut le voir ci-dessous sur un dessin préparatoire). Seulement voila, une chevelure blonde dans un contexte aquatique ne rend pas très bien. En effet, les dessinateurs se sont rendus compte que les jeux de lumières et autres effets visuels liés à la vie sous la mer donnaient aux cheveux de la sirène une teinte verte peu esthétique. Par la suite, Ariel est donc devenue rousse, ou plutôt rouge, et ses cheveux ont fait rêver plus d’une petite fille depuis. Aujourd’hui encore, selon moi, Ariel est la plus jolie princesse Disney et sa couleur de cheveux y est pour beaucoup !

Dessins préparatoires d'Ariel.

Dessins préparatoires d’Ariel.

Dessins préparatoires d'Eric.

Dessins préparatoires d’Eric.

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Dessins préparatoires d’Ursula.

Saviez-vous que le drag queen Divine a inspiré les traits de la démoniaque Ursula, quant à Ariel, c’est la jolie Alyssa Milano, à l’époque âgée de moins de 20 ans, qui a été l’inspiration des dessinateurs Disney pour créer Ariel. C’est quand même la class d’avoir prêté ses traits à une princesse Disney !

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La Belle et la Bête (1991)

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Pour ce qui est de « La Belle et La Bête » on peut voir que le plus compliqué à été de mettre au point la Bête. Il faut dire que sa description dans l’œuvre originale est loin d’être séduisante. On parle d’un monstre avec des écailles et une trompe, on est donc loin de la bête sauvage à tête de lion que Disney a mis au point. Un choix à la fois compréhensible mais dérangeant pour les puristes dans mon genre. En effet, la bête est ainsi à cause d’une malédiction. Fini la beauté, dorénavant ses traits seront ceux d’un monstre qui se cachera dans son châteaux à l’abri des regards. Par conséquent, lorsque Disney lui donne les traits du roi de la jungle, certes sauvage, mais tellement majestueux, je me dis qu’on est loin de la bestiole hideuse des débuts…

Ce dessin me fait étrangement penser à un film noir de vampire genre "Nosferatu".

Ce dessin me fait étrangement penser à un film noir de vampire genre « Nosferatu ».

Dessins préparatoires de la Bête et Gaston

Dessins préparatoires de la Bête et Gaston

 Passage du dessin à l’animation

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Je pense que le choix d’avoir donné à la Bête des traits à la fois sauvages et doux (un peu comme une énorme peluche) avait pour but de ne pas créer une trop grande gêne auprès des spectateurs, surtout les plus jeunes. En effet, la Bête (Adam pour les intimes) peut faire peur mais pas dans le sens « repoussant ». Au contraire, comme je le disais plus haut, elle a cet aspect majestueux des plus évidents. Finalement on l’évite seulement parce que ses crocs sont acérés, qu’elle mesure bien deux mètres et que sa voix est bestiale. Mais à aucun moment on ne peut clairement dire : mon dieu c’est un monstre répugnant.

En conclusion, vous remarquerez que la création d’un dessin animé est un processus long et délicat. Outre le scénario, il y a toute la partie visuelle qui est déterminée selon des tas de critères. Je vous invite d’ailleurs à regarder le reportage « Il était une fois Walt Disney’ sur ses inspirations artistiques lors des premiers films. On découvre un homme passionné d’art et avec la volonté farouche de l’amener jusque dans ses dessins animés quitte à mêler différents courants (un parti pris qui semble avoir disparu en même temps que son créateur). Comme quoi, chez Disney, un dessin animé n’est jamais qu’un dessin animé. Ouvrez les yeux et admirez !