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La vie de tous les jours : quel délice !

Le problème avec les jours fériés c’est qu’on y prend vite gout. Trois jours de repos c’est cool, mais quatre ça serait encore mieux, non ?! Il faut dire que si un week-end passe bien trop vite, ce n’est pas le cas pour les journées au bureau. Tout commence avec le réveil dans la joie et la bonne humeur…

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On doit alors se préparer afin d’avoir l’air un minimum vivant et heureux d’aller gagner de quoi payer son loyer.

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Certains sont des forces de la nature et dès le matin sont plein d’entrain.

D'autres, ont besoin d'un peu plus de temps...

D’autres, ont besoin d’un peu plus de temps…

Ensuite vient l’épreuve matinale que je classe parmi les plus difficiles, j’ai nommé « Les transports en commun ». Prendre le métro tous les matins c’est un peu comme laisser sa place à son double diabolique.
Le dernier siège libre est pour moi !

Le dernier siège libre est pour moi !

Lorsqu'un wagon est bourré à craquer mais que les personnes continuent de s'y entasser.

Lorsqu’un wagon est bourré à craquer mais que les personnes continuent de s’y entasser.

Oh toi qui est venu chanter du Piaf dans ma rame avec ta sono de fête foraine, tu veux une pomme ?

Toi qui es venu chanter dans ma rame avec ta méga sono, tu veux une pomme ?

Et enfin et non des moindres, la chose la plus horrible qui puisse arriver de bon matin juste après son café, c’est d’être enfermé dans une rame de métro avec une personne à l’hygiène douteuse. Ça peut aller du léger oubli de déodorant quelque peu perturbant au cas plus désespéré de vieille dame qui ne s’est pas lavée depuis le siècle dernier et que je soupçonne d’être en train de faire ses besoins juste derrière moi…

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Après ce périple on pourrait croire que vous avez mérité un peu de repos, mais non, vous devez maintenant tenir huit heures en moyenne dans un bureau avec des gens que vous n’avez pas toujours envie de voir et qui ne peuvent pas s’empêcher de venir vous demander des trucs ou de vous parler de leur vie en pensant que ça vous intéresse.

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Quand ma collègue me répète qu’elle va tout plaquer pour faire le tour du monde.

Il faut dire que la vie de bureau a ce pouvoir de vous faire rencontrer des gens que vous n’auriez jamais fréquenté en règle générale. Et vous devez faire en sorte d’être toujours aimable afin de préserver un semblant d’harmonie. Bon, cependant, ayant un certain caractère, le coup du « peace and love » a ses limites et des tas de scénarios me passent par la tête.

Et encore, ça c'est la méthode douce.

Et encore, ça c’est la méthode douce.

Mais vous remarquerez une chose très étrange au bureau. Il s’agit du fait que ce n’est pas parce-que vous avez une tonne de choses à faire que vous ne vous ennuyez pas.

Lorsque je dois faire un énième tableau excel.

Lorsque je dois faire un énième tableau excel.

Cela dit si il n’y avait que l’ennuie les journées ne seraient pas trop dures. Non, le pire au boulot ce n’est pas l’exécution de taches plus monotones les unes que les autres, mais plutôt LE PATRON. Vous savez, cette personne à l’allure humaine mais qui se révèle être un monstre doté d’un sadisme à toute épreuve.

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Le patron est cette personne qui vous demandera de faire un million de chose à la fois, qui ne sera jamais satisfait, qui vous dira qu’il peut tout faire en cinq minutes mais qui au final a besoin d’aide pour imprimer un simple mail.

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C’est aussi la même personne qui vous demandera de faire des heures supplémentaires non payées parce-que c’est ce qu’on fait lorsqu’on est un bon employé.

Vous voulez pas que je passe le balai aussi ?!

Vous voulez pas que je passe le balai aussi ?!

D’ailleurs, lorsque vous apprenez que votre patron ne sera pas là de toute la semaine c’est un peu comme des vacances avant l’heure.

Dites moi que son avion s'est perdu en mer et je sabre le champagne !

Dites moi que son avion s’est perdu en mer et je sabre le champagne !

Après huit heures enfermé dans un bureau avec un patron imbuvable et des employés souvent chiants, vous avez droit à une liberté conditionnelle de quelques heures. Le temps d’aller boire un verre / voir un film / regarder le dernier épisode de Once upon a time avec un plat picard. Bref, profiter des quelques heures qu’il vous reste avant de devoir retourner au bureau.

Enfin, ayons une pensée pour toutes ces personnes qui ont des métiers bien plus difficiles que les nôtres…

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Gardien de camps – Dantsig Baldaev

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Résumé : La connaissance de l’univers du Goulag peut désormais prendre appui sur le document unique que constitue un album original comprenant la reproduction de dessins effectués de 1949 à 1989 par l’ancien milicien et gardien de prison Dantsig Baldaev, album qu’il a lui-même offert en 1990 à l’ethnologue française Roberte Hamayon. Les 74 pages contenant les dessins qu’il a effectués lorsqu’il était fonctionnaire de l’administration pénitentiaire soviétique, donnent pour la première fois l’opportunité de disposer d’une mise en image du fonctionnement ordinaire des camps soviétiques, précisément dans leurs aspects les plus terribles et les plus violents. Cet album offre la possibilité d’aborder de front les questions liées à la restitution de la violence du/au Goulag fait de pratiques souvent ordinaires, parfois éphémères, et des discours qui les accompagnent. Loin d’en faire l’apologie, cet ouvrage vise à donner les moyens d’en comprendre la portée et l’intérêt, en accompagnant le fac-similé de l’original d’une version traduite en français et d’une série de textes explicatifs. Élisabeth Anstett est anthropologue, chargée de recherche au CNRS et membre de l’Iris (Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux). Ses travaux portent sur les usages sociaux de la culture matérielle, plus particulièrement dans les anciens espaces soviétiques, et explorent la question des traces laissées par l’expérience de la violence extrême. Luba Jurgenson est maître de conférences à Paris-Sorbonne en littérature russe, membre du Circe (Centre interdisciplinaire de recherches centre-européennes) et codirectrice (avec Alexandre Prstojevic) du séminaire « Récit, Fiction, Histoire » à l’EHESS (CRAL). Son travail porte sur la représentation littéraire des violences extrêmes, essentiellement nazies et soviétiques.


Mon avis : 3/5

Nombre de pages : 208
Éditeur : Syrtes
Langue : Français
Prix : 29 €

Reçu dans le cadre de « Masse Critique » chez Babelio, j’ai tout de suite été interpellée par cet ouvrage. Il faut dire que suis très curieuse de tout ce qui touche aux périodes sombres de l’histoire.

Le format nous met tout de suite dans l’ambiance, ceci n’est pas un roman mais un album. Après une introduction de plusieurs pages on a droit à une série de dessins en noir et blanc tous plus dur les uns que les autres. On apprend ainsi les codes des tatouages des prisonniers (et moi qui pensais naïvement que ces derniers étaient choisis selon les gouts de chacun). Par exemple un serpent entortillé autour d’une épée sera porté par un chef de caste de voleurs,  une tête de tigre est l’image d’une personne contre le pouvoir. En fait, les tatouages sont un peu comme un cv, chacun vous représente ou raconte des événement importants de votre passé. Par exemple, une rose entourée de barbelé veut dire : j’ai fêté mes 18 ans dans une zone de détention. Tout ça ne rend que plus ridicule les « Freedom » ou encore « Carpe Diem » que beaucoup de jeunes portent à même la peau de nos jours.

Exemples de tatouages courants chez les prisonniers de camps.

Exemples de tatouages courants chez les prisonniers de camps.

Une fois passée la partie tatouage, dont le travail de recherche ne peut qu’être félicité, on entre dans la partie la plus sombre de ce livre, celle de la vie dans les camps. Entrecoupée d’affiches de propagande mettant en avant des leaders comme Staline ou Lenine, les dessins sont souvent choquants. Le style graphique est en totale adéquations avec les faits relatés : expressif et noir. Certaines images sont presque insoutenables tant elles semblent impossibles. Ce livre démontre une chose : en matière de torture l’homme se révèle toujours très original. Un exemple parmi tant d’autres : une femme qui refusait de devenir la maitresse d’un bourreau du goulag se voyait attachée nue à un arbre sur un nid de fourmis. Pour le reste des détails j’aurais du mal à vous décrire les images tant elles sont dures.

Jeune fille torturée par des agents du NKVD.

Jeune fille torturée par des agents du NKVD.

Ce livre choc est une mine d’informations, mais au final sa qualité est aussi son défaut. Riche en dessins, dont l’organisation n’est pas toujours évidente (certains dessins reviennent d’ailleurs plusieurs fois), le résultat est tel que cet album peut sembler légèrement brouillon. Comme un livre d’histoire, on ne s’assoit pas pour le lire d’un bout à l’autre, mais on le feuillète un peu de temps en temps. Une façon de le lire qui vous préservera si tout comme moi vous avez un seuil de tolérance limité aux scènes de tortures.

En conclusion, « Gardien de camp » est un album intéressant, un livre d’histoire en image qui vous en apprendra plus sur se qu’on endurait des milliers de personnes dans les goulags. On croit savoir, mais ce n’est qu’une fois ce livre ouvert qu’on découvre la vérité brute et nue.

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Une vie de rêve – Jemma Forte

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Résumé : Francesca a des rêves de princesse : elle souhaite être actrice et la célébrité la fascine. Cependant, sa vie ressemble plus à celle de Cendrillon. Travaillant dans une agence de publicité, elle écrit en secret son journal intime de la vie de bureau qui, découvert par son patron, lui vaut un licenciement. Mais, grâce à une amie, elle retrouve du travail comme assistante d’une star de cinéma ! Or, le rêve tourne vite au cauchemar…


Mon avis : 3,5/5

Nombre de pages : 504
Éditeur : France Loisirs
Langue : Français
Prix : 9.99 €

J’aime bien la chick-lit, je trouve ce style reposant sans être pour autant naïf. Le hic c’est qu’il y a de plus en plus de livres qui surfent sur la vague de « Sex and the City », « Le diable s’habille en Prada » ou encore « Bridget Jones », mais peu arrivent à être vraiment drôles et intéressants.

Ici, le personnage principal, Francesca, ne déroge pas à la règle principale de la chick-list : être une héroïne ordinaire et pas ordinaire à la fois. Frustrée par son travail, comme beaucoup, vie amoureuse lamentable, comme beaucoup, compte en banque à sec, comme beaucoup, et enfin 500 pages d’aventures étonnantes qui n’arrivent que dans les livres, on a entres autres la rencontre de l’âme soeur, une amitié sincère avec une des plus grandes stars hollywoodiennes, l’écriture d’un roman. Bref, une fois l’intrigue entamée on comprend que cette Francesca n’a plus grand chose à voir avec nous.

Heureusement, on ne lit pas un livre juste pour se reconnaitre, sinon ma bibliothèque serait bien vide. Donc, vous l’aurez compris, l’intrigue à l’image de la chick-lit a tendance à être border line. Pas facile de s’identifier à une fille lambda qui finit par être celle à qui tout réussi. Mais c’est ceci qui fait qu’on ne s’ennuie pas une minute en lisant ce livre, scènes drôles ou émouvantes, il y a toujours un petit clin d’oeil à notre propre expérience, mais puissance 100. Enfin, personnellement je n’ai jamais dû aller acheter des tampons pour Jennifer Aniston ou encore bu le thé avec Colin Firth et Léonardo Dicaprio. Quand à la soirée des Oscars, je la vis de trèèèès loin, depuis mon canapé et ma tenue de soirée est un pyjama des plus saillants.

Avec la chick-list ce n’est jamais la fin qui prime, tel un conte de fée moderne, on connait le dénouement à l’avance. Ce que l’on aime c’est comment on arrive au happy end, et pour le coup, sans être éblouissant ça reste sympathique !

En conclusion je n’ai pas été déçue, j’ai eu ce que j’attendais. Sans parler de fou rire, j’ai souri plus d’une fois et j’ai trouvé l’héroïne attachante juste ce qu’il faut. 


Et si vous aussi vous avez un tapis rouge de dernière minute, voici quatre robes de soirée à moins de 300€ qui en jètent ! Quant à celles qui n’ont pas d’invitations aux Oscars, ces robes seront aussi parfaites pour les mariages histoire de piquer la vedette à la mariée.

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1. Robe longue, H&M, 49.95€

2. Robe longue, MORGAN, 99€
3. Robe édition limitée, TOPSHOP, 245€
4. Robe longue en soie, MANGO, 149.99€