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Restaurant : Factory & Co

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23 Cour Saint-Emilion
75012, Paris

Concept : Un restaurant type fast-food spécialisé dans le bagel (même les burgers sont confectionnés dans des pains troués) et les cheesecakes, les deux entièrement fait maison. « La » valeur ajoutée de ce spot !

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Qualité : Je dois avouer que j’ai été un peu déçue. Bien que le bagel était excellent, j’ai trouvé les frites sauce cheddar peu gouteuses. Le fromage semblait énormément dilué (avec de la crème surement), du coup il imbibait un peu trop à mon gout les frites sans forcément apporter un intérêt gustatif. Et dieu sait que j’adore le cheddar ! Pour ce qui est des cheesecakes, je me suis lancée dans l’aventure Bounty mais après deux bouchées j’ai calé. J’adore les cheesecakes. Ils sont frais, légers, parfaits pour terminer un déjeuner. Seulement ici on est loin de l’ambiance light. En effet, chocolat, crème fouettée et sucre prononcé sont au rendez-vous. La prochaine fois j’envisagerai ce gâteau pour le gouter et non pour clôturer mon repas.

Lieu : Bondé, il faut dire que Bercy est un lieu de passe souvent noir de monde. Cependant, si vous avez la chance d’avoir une place en terrasse vous passerez un bon moment. Question déco, on est dans un style américain épuré assez sympa.

Prix : Correct compte tenu des plats proposés. Comptez moins de 20 euros pour un menu : bagel / frites ou salade / boisson / cheesecake.

Service : Rapide.  Au début j’ai eu un peu peur lorsqu’on nous a donné le bipeur qui permet de savoir à quel moment notre commande est disponible. La dernière fois que j’ai utilisé ce procédé j’ai bien attendu 30 minutes pour un burger et des frites.

Conclusion : Même si « Factory & Co » n’a pas été un coup de coeur, il est évident que je préfère cent fois aller manger là-bas que chez Mc Do (endroit où je n’ai pas mis les pieds depuis au moins deux ans). Cependant, la prochaine fois j’éviterai le cheddar sur mes frites et j’opterai pour un cheesecake moins périlleux.

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Les Roses d’Héliogabale – Lawrence Alma-Tadema, 1888

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Sous ses airs de fête romantique et voluptueuse cette peinture cache une terrible histoire. En effet, elle représente un évènement qui se produisit durant le règne éphémère du jeune empereur Héliogabale. Lors d’un banquet, ce dernier donna l’ordre de lâcher le contenu d’un plafond réversible sur ses convives. Une pluie de pétales de roses se déversa alors sur les courtisans et tua par étouffement plusieurs d’entres eux. Sur l’estrade, Héliogabale à gauche préside le banquet, entouré de ses proches hilares. A droite, un groupe de femmes parmi lesquelles il y a sûrement la mère et la grand-mère du jeune empereur, qu’elles ont placé sur le trône à la suite d’un complot. Au premier plan, les convives sont encore inconscients du dénouement dramatique. Ce scénario macabre était, d’après de nombreux auteurs, une des activités préférées du jeune empereur lors des banquets… En voila un qui aurait du essayé le tricot !

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Une sirène à la mer !

Kate Hudson, la reine du beach-wear, a succombé au maillot de bain rétro, c’est à dire le bikini taille haute. Un ensemble qui va à tout le monde et encore plus à celles qui ont des formes et qui veulent un joli galbe. Surtout qu’en 2014 on est bien loin du traditionnel maillot de bain beige des années 40. Fleurs, pois, effet de matières, tout est permis et on adore ça. Alors à nous les vagues en mode sirène au style et aux courbes redoutables !

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1. Bikini corail à fleurs, DOROTHY PERKINS, 28€
2. Bikini taille haute à finitions en macramé Toledo,TORI PRAVER, 425€

3. Bikini taille haute collection Kelly Brook, NEWLOOK, 40€
4. Bikini rétro noir, BLUE MAN, 89€
5. Bikini corail et crème à pois, TOPSHOP, 44€

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Restaurant : Blueberry – Maki Bar

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6 rue du Sabot
75006, Paris

Concept : Un restaurant qui vous propose une grande variété de makis et autres mets japonais, le tout à la sauce occidentale. Par conséquent, à vous le boeuf, la mozzarella et la roquette façon pays du soleil levant.

Hummmm !!!

C’est aussi beau que bon !

Qualité : Au top ! Les makis, sushis et sashimis sont alliés à des produits made in France de façon intelligente. Ici on ne tombe pas dans du grand n’importe quoi comme le fameux maki nutella de chez Planet Sushi !

Lieu : De l’extérieur, ce restaurant donne l’impression d’un lieu étroit et cosy, mais une fois à l’intérieur on découvre une succession de pièces qui peuvent accueillir beaucoup de monde. L’ambiance, à la fois feutrée et moderne est quant à elle des plus agréables.

Prix : Comptez entre 10 et 15 euros l’assiette de 6 makis et un peu plus de 30 euros pour le plateau dégustation concocté par le chef. Comme beaucoup, nous avons décidé de mettre les assiettes au milieu de la table et de partager afin de gouter à tout !

Service : Un service rapide et agréable. Cependant, sachez que ce restaurant fait souvent salle comble et il vous sera gentiment demandé de partir au moment du deuxième service si ce n’est pas déjà fait.

Conclusion : Une très bonne découverte, aussi bien pour le lieu et l’ambiance que pour le contenu de mon assiette. Sans oublier que l’emplacement, à deux pas du métro Mabillon, permet d’enchainer par une ballade très agréable dans le quartier Saint Germain .

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The Normal Heart

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Résumé : Dans les années 1980, le virus du sida fait rage. Ned Weeks, un écrivain-activiste homosexuel, décide de se battre et de fonder un groupe d’aide luttant contre cette maladie.


Mon avis : 4/5

« The Normal Heart » nous plonge dans l’enfer du sida dans les années 80. Une épidémie qui fait rage au sein de la communauté gay et qui ne semble intéresser personne parmi les autorités. C’est d’ailleurs un des principaux points dont traite ce film et surement celui qui choque le plus.

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Felix & Ned, ensemble malgré la maladie.

Bien sûr on est ému par l’histoire de chacun des personnages. Voir des couples amoureux et unis séparés par la mort, et surtout ce sentiment d’impuissance face à la maladie, ne peut qu’émouvoir. Mais c’est avant tout le comportement des politiciens et des scientifiques qui surprend. On découvre un milieu qui semble préférer nier l’existence de cette maladie qui décime toute une génération plutôt que de prononcer les mots homosexuel et soutien dans la même phrase.

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Le personnage principal Ned Weeks, qui est directement inspiré de Larry Kramer auteur de la pièce de théâtre originale du même nom, est surement le plus virulent dans ce film. Ne supportant pas d’être ignoré par les autorités, il n’a de cesse de crier son dégout face à tout ça. Sa relation avec son frère ainé est surement ce qui représente le mieux la situation dans les années 80. D’un coté on a les homosexuels qui se sont battus pour être libres et qui n’ont pas peur de jouir de cette liberté, et de l’autre on a le monde hétéro qui ne semble pas prêt à les mettre sur un pied d’égalité. Une sorte de discrimination par le dénie, qui est à mon sens bien pire que de dire ouvertement que la communauté homosexuelle ne mérite aucune aide.

Je suis née en 1986, du coup pour moi le sida a toujours été lié a un élan de solidarité, aux dons pour la recherche mais aussi aux campagnes de protection. Alors ce film agit comme une grosse gifle ! Voir ce total manque d’action de la par des autorités face à l’épidémie, sous prétexte qu’elle ne concerne que la communauté gay, est tout simplement affligeant et choquant ! Dans ce film le Dr Emma Brookner , incarnée par Julia Roberts, semble être l’une des rares personnes de la communauté scientifique à se soucier de ce qu’il se passe. Elle nous donne l’impression de se battre contre des moulins à vent.

J’ai tout particulièrement été touchée par Tommy, joué par Jim Parsons, un personnage qui se veut discret mais dont chaque intervention fait mouche. Une scène en particulier m’a marquée, celle où il fait un superbe discours lors des funérailles d’une des victimes du sida.

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En conclusion « The Normal Heart » est un film remarquable qui ne joue pas sur le pathos. Lorsque les choses nous attristent c’est parce-qu’elles sont malheureusement réellement tristes sans qu’on ait besoin de rajouter du mélodrame hollywoodien. L’histoire de ce groupe d’amis frappé de plein fouet par la maladie n’est qu’une parmi tant d’autres anonymes. Une petite fierté subsiste cependant, il semblerait que la France se soit mise au travail bien avant les USA, comprenant surement que d’une part il n’y avait pas que le milieu hétérosexuel qui méritait d’être protégé mais aussi que cette maladie n’avait aucune raison de ne toucher que les gay, génétiquement parlant.

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Frères d’armes – Stephen E. Ambrose

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Résumé : A la veille du débarquement allié de 1944, une unité d’élite, la compagnie E de la 101e division aéroportée de l’armée de terre américaine – 140 hommes -, est parachutée dans l’arrière-pays normand. Au prix de combats meurtriers, elle va contribuer à bloquer la contre-offensive allemande. Puis, après une mission aéroportée en Hollande, la compagnie E se battra dans les Ardennes, avant de poursuivre sa marche héroïque jusqu’à Berchtesgaden, le nid d’aigle de Hitler…


Mon avis : 5/5

Nombre de pages : 540
Éditeur : Le Livre de Poche
Langue : Français
Prix : 7.60 €

En cette période de commémoration du débarquement (6 juin 1944), je me suis dit qu’il était temps de faire une chronique sur ce livre qui m’a tant marquée.

Il y a deux ans j’ai décidé de regarder la mini série « Band of Brothers » produite par Steven Spielberg et Tom Hanks. Sortie en 2001, on peut dire que j’ai pris mon temps. Véritable coup de coeur, ça m’a donné envie de lire le livre qui est à l’origine de ce show.

Stephen E. Ambrose, l’auteur, est allé à la rencontre de plusieurs vétérans de la Easy Company de la 101 division aéroportée afin de reconstituer leur parcours, depuis le débarquement en Normandie jusqu’à la fin de la guerre. On découvre ainsi bien plus que de simples faits historiques. Grâce à ce livre on voit les personnes derrière les soldats, des hommes souvent très jeunes qui n’avaient rien à voir avec le milieu militaire avant de s’engager.

On suit ainsi tout ce que ces soldats ont vécu. Les entrainements éprouvants au camps de Toccoa, le vol et le parachutage quasi suicidaires en Normandie, les tactiques militaires, le siège glacial de Bastogne, la découverte d’un camps de concentration, etc… Et puis il y a des choses plus personnelles, comme ce soldat qui garde son parachute, à l’époque fabriqué dans de la soie, afin de le donner à sa fiancée pour la confection de sa robe de mariée.

Ce livre et tout simplement formidable. Et ce qui m’a le plus touchée c’est cette relation si forte crée entres les soldats. Le titre : frère d’arme, n’a donc rien d’anodin.

J’ai aussi trouvé très intéressant de nous raconter le parcours de ces hommes après la guerre. Certains ne se sont jamais remis de ce qu’ils ont vécu au front, d’autres ont continuer à se battre ou à travailler dans l’armée, et beaucoup on repris leurs vies sans jamais oublier ce qu’ils avaient vécu et les gens formidables qu’ils avaient rencontré. Enfin, si je ne devais retenir qu’une seule phrase, ça serait celle-là : lorsque son petit-fils lui demande des années plus tard « Grand-père, as tu été un héros pendant la guerre? », le Sergent Mike Raney répond « Non mais j’ai servi dans une compagnie de héros ».

Alors si vous-voulez vivre un moment fort en émotion je ne peux que vous recommander ce roman, et pourquoi pas aussi l’associer à un visionnage de la série si ce n’est pas déjà fait.