Tribulations d’une fan de Jane Austen – Laurie Viera Rigler

1401-tribulations-austen_org

Présentation : Ma vie monotone qui se résumait à lire Jane Austen et à broder est soudainement bouleversée lorsque je me réveille au xxie siècle.
Il semblerait que je me sois retrouvée par je ne sais quel coup du sort dans le corps d’une autre jeune femme, dont la vie paraît bien mouvementée… Comment peut-on porter des tenues si légères pour se rendre à un rendez-vous galant, et qui plus est, sans chaperon ! Et je ne suis pas au bout de mes surprises : dans ce monde étourdissant, chacun s’autorise des libertés que les dames de mon époque n’auraient osé imaginer !
Et que penser de Wes, jeune homme charmant et tout aussi intrigant que celui qui m’a brisé le coeur…


Mon avis : 3,5/5

Nombre de pages : 432
Éditeur : Milady (Central Park)
Langue : Français
Prix : 7.90€

Laurie Viera Rigler nous propose une histoire drôle et pleine de fraicheur. Plonger une jeune femme du XIXème siècle à notre époque et en plein Los Angeles est la meilleure façon de créer tout un tas de situations loufoques et irrésistibles !

Jane Mansfield, la fille d’un gentilhomme anglais, n’avait pas prévu de faire un bon dans le temps de 200 ans et qui plus est dans la peau d’une autre. Une expérience étourdissante qui va remettre en question une grande partie de son éducation, pour le pire mais surtout pour le meilleur. Certes, le XXIème siècle a tendance à oublier la courtoisie et les bonnes manières mais pour une femme vouée à une vie de vieille fille, véritable boulet de la famille en 1813, quel plaisir de découvrir qu’en 2014 on peut vivre seule, s’assumer et ne rendre de comptes à personne, surtout pas sa mère.

Jane va devoir apprendre les codes de vie d’une époque qui lui est totalement étrangère. Un parcours semé d’embuches mais aussi de belles rencontres. Son regard vierge de préjugé est surement ce qu’il y a de mieux pour remettre de l’ordre dans la vie de Courtney. A la fois tiraillée entre la sensation d’avoir trouvé sa place au XXIème siècle et le fait de ne plus être auprès de sa famille et ses amis, la vie ne sera pas toujours facile. 

« Tribulations d’une fan de Jane Austen » est une histoire très agréables, facile à lire et qui nous fait réaliser la chance pour nous les femmes de ne pas vivre 200 ans en arrière. Les histoires de Jane Austen font la part belle au romantisme et aux beaux paysages mais oublient souvent la pauvreté, les mariages forcés par peur de devenir un fardot pour sa famille, ect…

Une fois terminée, reste une envie, celle de découvrir les aventures de Courtney dans « Confessions d’une fan de Jane Austen ». Ramenée 200 ans en arrière dans la peau de Jane, Courtney va devoir elle aussi s’armer de patiente pour s’adapter à cette nouvelle vie. Peut-être la bonne ?

Publicités

4 réflexions sur “Tribulations d’une fan de Jane Austen – Laurie Viera Rigler

  1. Argh… Je me dois de m’élever contre ce que tu dis de Jane Austen!! :p
    D’abord, c’est sûr qu’elle n’a pas la même vision que l’auteur de cette austenerie ou que nous puisque qu’elle ne connaissait pas autre chose (elle ne pouvait donc pas se plaindre des conditions d’hygiène par exemple). Et tu dis qu’elle ne parle de pauvreté ou de mariage forcé mais c’est tout le contraire! Sauf qu’elle le fait avec subtilité, humour et ironie. Elle a beau faire passer Mrs Bennet pour une folle par exemple, que ce serait-il passer si Mr Bennet était mort avant que ses filles ne se marient? Elles se seraient toutes retrouvées à la rue! Alors la pauvreté et la déchéance, c’est ce qui leur pend au nez durant tout le livre et elles en sont toutes conscientes! (désolée, j’ai du mal à ne pas m’emporter quand il s’agit de Jane Austen) 🙂

  2. Alice je comprends tout à fait ton commentaire et je ne le prends pas mal. En fait je vais plutôt y répondre ^^
    Dans mon article je ne dit pas que Jane ne parle pas de pauvreté et de mariage forcé. Je dis juste qu’elle n’en fait pas un élément principal de ses histoires alors que ça l’été à l’époque. Ces romans font la part belle aux couples réellement amoureux qui vont jusqu’à briser certaines convenances (Lizzy & Darcy). Tout en suggérant ce que la vie propose aux célibataires qui se font vieilles, il y a très souvent pour ne pas dire toujours un happy end. Et en même temps c’est ce qui nous plait. Les seuls personnages à avoir dû faire un choix de raison sont souvent des personnages secondaires comme Charlotte Lucas. Du coup je comprends tout à fait le raisonnement de Jane Mansfield dans « Tribulations d’une fan de Jane Austen », qui dit ne pas toujours reconnaitre son époque dans les livre de Jane Austen.

  3. Mesdames ca fait plaisir de voir des discussions en commentaire ! Je suis d’accord avec Alice d’ailleurs. Et ce que j’aime pas dans les interprétations de Jane Austen c’est de tout ramener au romantisme cucul la praline (ouh l’expression pourrie!), ce que personnellement je ne retrouve pas en la lisant ! Alors, du coup je suis d’accord avec Lilite (oui je suis d’accord avec tout le monde je suis extrêmement politiquement correcte), que dépoussiérer cette image c’est plutot une bonne idée!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s