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Le Premier Amour – Marcel Pagnol

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Présentation : A temps de la préhistoire, à la l’île du Printemps, deux jeunes gens se rencontrent et tombent amoureux l’un de l’autre, d’un amour exclusif. Ils proclament leur droit à la monogamie, contraire à la loi de la tribu et eu sont chassés…


Mon avis : 3.5/5

Nombre de pages : 190
Éditeur : Editions de Fallois
Langue : Français
Prix : 6€

Découvert par hasard chez un de mes bouquinistes préférés, je n’ai pas hésité une seconde à embarquer cette nouvelle lecture. En grande fan de Marcel Pagnol, je veux tout lire de ce qu’il a écrit.

Je l’ai commencé sans même avoir lu la préface ou regardé un résumé sur internet. Du coup ce fut une surprise totale de découvrir qu’il s’agissait d’une histoire se passant en pleine préhistoire.

Très vite j’ai trouvé une ressemblance avec un autre livre que j’avais beaucoup aimé « Comment j’ai mangé mon père » de Roy Lewis. En effet, dans ces deux romans nous avons un groupe d’Hommes préhistoriques au langage, lui, bien moderne et avec des questionnements qui font forcément penser aux nôtres. Surement une façon de nous dire que de tout temps l’Homme s’est posé la question des limites et n’a cessé de vouloir les repousser quitte à paraitre fou aux yeux des autres. Tout est une question d’habitude.

De leur temps vouloir « dompter » le feu était un véritable acte de folie, un défis lancé à mère nature et qui pouvait engager des représailles de sa part. Dorénavant le feu n’a plus rien de sacré pour nous. On allume une bougie avec une allumette comme on respire. Il n’y a pas très longtemps j’ai vu un documentaire sur Arte concernant les « bébés éprouvettes ». En 2017, dans certains pays, vous peut choisir le sexe de son futur enfant, opter pour une banque de sperme qui ne fait appel qu’à des hommes au Q.I élevé, décider de la couleur des yeux du bébé… J’ai trouvé ça tout à fait choquant puis j’ai pu voir que ce qui était devenu ordinaire à mes yeux, à savoir les inséminations artificielles pour les parents peu fertiles, était fortement critiqué il y a 30 ans. On disait alors que c’était un tour de passe passe avec la science qui aurait forcément des répercutions. Du coup je me dis que les générations futures trouveront peut-être, pour ne pas dire sûrement, normal qu’on puisse choisir le sexe, la couleur des yeux, des cheveux… de son futur enfant. Mais alors qu’en sera t’il de notre société dans 100, 200, 300 ans ?! Voila pour moi la question soulevée aussi bien par Marcel Pagnol que Roy Lewis. Où sont les limites ? Sont elles dans nos limites intellectuelles ou d’un ordre plus « spirituel » à savoir le bien et le mal.

Enfin, n’oublions pas que Marcel Pagnol nous propose ici une très jolie histoire d’amour. La première de tous les temps et comme tout ce qui est arrivé en premier elle a posé pas mal de problèmes. Une seule femme pour un homme ? Quelle décadence ! Et comment expliquer ce qui nous pousse à ne vouloir qu’une personne quand on est le premier de son espèce à ressentir ce besoin ?

En conclusion, un lecture agréable et surprenante de la part de Marcel Pagnol. J’étais beaucoup plus habituée à ses écrits populaires. Une jolie réflexion qui mériterait d’être plus connue.

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La vérité sur l’affaire Harry Quebert

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Présentation : À New York, au printemps 2008, alors que l Amérique bruisse des prémices de l élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d écrire le nouveau roman qu il doit remettre à son éditeur d ici quelques mois. Le délai est près d expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d université, Harry Quebert, l un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l enquête s enfonce et il fait l objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s est-il passé dans le New Hampshire à l été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ? Sous ses airs de thriller à l américaine, La Vérité sur l Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.


Mon avis : 4,5/5

Nombre de pages : 857
Éditeur : Editions de Fallois
Langue : Français
Prix : 9.20€

Voila un moment que je voulais lire ce fameux roman dont tout le monde parle. J’avais quelques appréhensions, comme toujours lorsqu’on un produit est encensé. Il est souvent difficile de ne pas être un peu déçu lorsqu’on met la barre haut. Au final, je l’ai dévoré en une semaine !

Une fois les bases mises en place, soit une centaine de pages, il est tout simplement impossible de lâcher ce livre. On se retrouve emporté dans un tourbillon d’intrigues captivantes. Bizarrement, j’avais cette idée préconçue que les romans policiers n’étaient pas mon style et il s’avère que « La vérité sur l’affaire Harry Quebert » est une enquête. Elle n’est pas menée par un policier mais par Marcus Goldman, un jeune écrivain populaire à la recherche d’un sujet pour son prochain roman. Face à mon engouement, je me dis qu’il faut que je m’intéresse un peu plus à ce genre.

Un fait marrant. Marcus et l’inspecteur Galhawood forme un binôme qui m’a fait étrangement penser à Sidney et Geordie de la série anglaise « Grantchester ». Un duo d’enquêteurs improbable mais qui marche.

À un moment, j’ai eu quelques craintes. A force de retournements de situation, j’ai pensé que la fin serait décousue et frustrante. Et bien non ! Mes interrogations ont trouvé leurs réponses et ma conclusion a été : quel talent !

En définitive, si vous n’avez pas lu ce roman, faites le vite. C’est surement l’un des meilleurs que j’ai pu lire depuis un certain temps. Il y a une sorte de suite « Les livre des Baltimore » où on retrouve à nouveau Marcus Goldman. J’imagine que je ne tarderai pas à la lire. Et pour terminer, une mini-série réalisée par Jean-Jacques Annaud et avec Patrick Dempsey dans le rôle de Harry est en cours de tournage.

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The Bold Type

Présentation : « The Bold Type » suit le quotidien de trois jeunes femmes, Jane, Kat et Sutton, qui travaillent toutes pour le magazine féminin Scarlet. Jane est maintenant rédactrice après plusieurs années passées comme assistante. Kat est la directrice des réseaux sociaux et Sutton est l’assistante de l’une des éditrice mais cherche à évoluer professionnellement dans la mode. Les filles vont enchaîner les obstacles, positifs comme négatifs, et apprendre à se connaitre et à grandir aussi bien personnellement que professionnellement.


J’ai récemment regardé cette série après en avoir entendu parler en bien. Qualifiée de « Sex and the city » version 2017, progressiste et féministe. Je ne pouvais pas ne pas y jeter un coup d’oeil.

Seulement voilà, même si cette série se regarde avec plaisir, elle est loin d’être parfaite et novatrice. « Sex and the city », ça c’était quelque chose ! Je vais donc aller à l’essentiel en vous donnant 3 aspects positifs et 3 aspects négatifs de « The Bold Type ».

POSITIF

1. L’épisode sur le cancer du sein était l’un des plus réussi. Jane a vu sa mère mourir de cette maladie et doit, pour un article, se renseigner sur le dépistage du gène « cancer du sein ». Un épisode très touchant dans lequel Jane et ses amies sont justes dans leurs émotions, aussi bien négatives que positives.

2. L’analyse des médias est vraiment réussie. En effet, à travers cette série c’est aussi les moyens de communication qui sont décortiqués. Comment en 20 ans on a vu notre comportement changer pour ne pas dire vivre une véritable révolution. Aujourd’hui, après une rupture on ne se lamente plus toute seule dans le noir mais on s’éclaire à la lueur de notre portable connecté au profil de notre ex sur Facebook, Instagram, Twitter… Une technique des plus masochistes mais très difficile à éviter en 2017 ! 

On traite aussi du cyber harcèlement. Comment de nos jours certaines personnes prennent un malin plaisir à répandre leur haine et le résultat que cela a sur leurs victimes.

Et puis surtout cette addiction aux réseaux sociaux qui finit par nous rendre plus actif dans le virtuel que dans la vraie vie…

3. Kat et son besoin d’aventure me parlent beaucoup. Alors qu’elle a un job en or que beaucoup lui envieraient ,elle rêve d’évasion et de sensations pures. Toute la journée connectée aux réseaux sociaux qu’elle gère d’une main de maitre, elle réalise qu’il y a une vie en dehors d’internet et qu’elle vaut le coup de prendre des risques, même si il faut parfois se faire violence.

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NEGATIF

1. Le monde du travail dépeint dans cette série c’est un peu Disneyland. Tout le monde est gentil et bienveillant. Personnellement je n’ai jamais connu pareille entreprise où votre patron est comme un père/une mère et vos supérieurs n’hésitent pas à vous aider à progresser. Les pauses s’enchainent au bon vouloir de nos héroïnes, la concurrence est toujours positive et les soucis financiers ont toujours une solution… Niveau de réalisme : 2/10.

2. Jane se retrouve à un moment confrontée à son rapport au sexe. En effet, cette dernière n’a jamais eu d’orgasme et j’ai trouvé ça intéressant à traiter. En effet, plutôt que de toujours mettre en avant l’épanouissement sexuel des personnages dans les séries tv il était pas mal de voir comment on allait exprimer le fait qu’avoir une sexualité sans orgasme n’était pas dramatique. Tout avait bien commencé jusqu’à ce que l’épisode tombe bras ouverts dans du bon gros cliché ! Jane fait la connaissance du playboy qui tient un édito sur le sexe dans un journal concurrent et BOOM en trois secondes elle a un orgasme… Encore une fois, niveau de réalisme : 01/10.

3. La relation homosexuelle entre Kat et Adena ne m’a pas vraiment touchée. En fait j’ai trouvé qu’on ne prenait pas beaucoup de risques avec ce couple. On nous vend une série moderne et le seul couple qui se limite à un petit bisou par ci par là c’est le couple lesbien. Pourquoi les couples hétéros ont ils le droit d’avoir des pulsions dans un ascenseur mais le couple lesbien, lui, doit être tout en tendresse et limite prude.

D’accord, Kat se découvre une attirance pour les femmes toute nouvelle. En réalité, c’est Adena qu’elle aime et non les femmes. Donc je comprends que c’est plus un amour plus « cérébral » que physique. Mais mince, à un moment il y a forcément une envie de contact… Je crois qu’aucune série ne fera jamais mieux que « Shameless » pour traiter d’une relation homosexuelle comme d’une relation hétérosexuelle (Ian et Mickey). Sans censure ni préjugés. Un couple reste un couple et ça m’agace de voir tant de pudeur car il s’agit de deux personnes du même sexe. On sent que les chaines sont encore très frileuses.

CONCLUSION

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« The Bold Type » est une série sympathique mais plus proche de « Gossip Girl » que de « Sex and the city » d’un point de vue réalisme. Un bon divertissement, d’ailleurs si il y a une saison deux je la regarderai surement.