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Les Roses d’Héliogabale – Lawrence Alma-Tadema, 1888

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Sous ses airs de fête romantique et voluptueuse cette peinture cache une terrible histoire. En effet, elle représente un évènement qui se produisit durant le règne éphémère du jeune empereur Héliogabale. Lors d’un banquet, ce dernier donna l’ordre de lâcher le contenu d’un plafond réversible sur ses convives. Une pluie de pétales de roses se déversa alors sur les courtisans et tua par étouffement plusieurs d’entres eux. Sur l’estrade, Héliogabale à gauche préside le banquet, entouré de ses proches hilares. A droite, un groupe de femmes parmi lesquelles il y a sûrement la mère et la grand-mère du jeune empereur, qu’elles ont placé sur le trône à la suite d’un complot. Au premier plan, les convives sont encore inconscients du dénouement dramatique. Ce scénario macabre était, d’après de nombreux auteurs, une des activités préférées du jeune empereur lors des banquets… En voila un qui aurait du essayé le tricot !

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Frères d’armes – Stephen E. Ambrose

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Résumé : A la veille du débarquement allié de 1944, une unité d’élite, la compagnie E de la 101e division aéroportée de l’armée de terre américaine – 140 hommes -, est parachutée dans l’arrière-pays normand. Au prix de combats meurtriers, elle va contribuer à bloquer la contre-offensive allemande. Puis, après une mission aéroportée en Hollande, la compagnie E se battra dans les Ardennes, avant de poursuivre sa marche héroïque jusqu’à Berchtesgaden, le nid d’aigle de Hitler…


Mon avis : 5/5

Nombre de pages : 540
Éditeur : Le Livre de Poche
Langue : Français
Prix : 7.60 €

En cette période de commémoration du débarquement (6 juin 1944), je me suis dit qu’il était temps de faire une chronique sur ce livre qui m’a tant marquée.

Il y a deux ans j’ai décidé de regarder la mini série « Band of Brothers » produite par Steven Spielberg et Tom Hanks. Sortie en 2001, on peut dire que j’ai pris mon temps. Véritable coup de coeur, ça m’a donné envie de lire le livre qui est à l’origine de ce show.

Stephen E. Ambrose, l’auteur, est allé à la rencontre de plusieurs vétérans de la Easy Company de la 101 division aéroportée afin de reconstituer leur parcours, depuis le débarquement en Normandie jusqu’à la fin de la guerre. On découvre ainsi bien plus que de simples faits historiques. Grâce à ce livre on voit les personnes derrière les soldats, des hommes souvent très jeunes qui n’avaient rien à voir avec le milieu militaire avant de s’engager.

On suit ainsi tout ce que ces soldats ont vécu. Les entrainements éprouvants au camps de Toccoa, le vol et le parachutage quasi suicidaires en Normandie, les tactiques militaires, le siège glacial de Bastogne, la découverte d’un camps de concentration, etc… Et puis il y a des choses plus personnelles, comme ce soldat qui garde son parachute, à l’époque fabriqué dans de la soie, afin de le donner à sa fiancée pour la confection de sa robe de mariée.

Ce livre et tout simplement formidable. Et ce qui m’a le plus touchée c’est cette relation si forte crée entres les soldats. Le titre : frère d’arme, n’a donc rien d’anodin.

J’ai aussi trouvé très intéressant de nous raconter le parcours de ces hommes après la guerre. Certains ne se sont jamais remis de ce qu’ils ont vécu au front, d’autres ont continuer à se battre ou à travailler dans l’armée, et beaucoup on repris leurs vies sans jamais oublier ce qu’ils avaient vécu et les gens formidables qu’ils avaient rencontré. Enfin, si je ne devais retenir qu’une seule phrase, ça serait celle-là : lorsque son petit-fils lui demande des années plus tard « Grand-père, as tu été un héros pendant la guerre? », le Sergent Mike Raney répond « Non mais j’ai servi dans une compagnie de héros ».

Alors si vous-voulez vivre un moment fort en émotion je ne peux que vous recommander ce roman, et pourquoi pas aussi l’associer à un visionnage de la série si ce n’est pas déjà fait.

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Pourquoi j’ai mangé mon père – Roy Lewis

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Résumé : Une famille préhistorique ordinaire : Edouard, le père, génial inventeur qui va changer la face du monde en ramenant le feu ; Vania, l’oncle réac, ennemi du progrès; Ernest, le narrateur, un tantinet benêt : Edwige, Griselda et d’autres ravissantes donzelles. Ces individus nous ressemblent : ils connaissent l’amour, la drague, la bataille, la jalousie. Et découvrent l’évolution. Situations rocambolesques et personnages hilarants pour rire et réfléchir. Un miroir à consulter souvent.


Mon avis : 4/5

Nombre de pages : 192
Éditeur : Pocket
Langue : Français
Prix : 4.80 €

Ça fait des années que j’en entend parler en bien de ce livre. D’ailleurs, le jour où je l’ai acheté, la libraire n’a pas pu s’empêcher de me dire que j’allais me régaler. Avec tous ces commentaires positifs j’avais un peu peur d’être déçue, comme trop souvent lorsqu’on s’attend à monts et merveilles.

Mais au final j’ai adoré ! Roy Lewis est fort. Il arrive à rendre des personnages préhistoriques crédibles tout en bourrant son intrigue d’anachronismes. En les nommant Ernest, William ou encore Lisa, en les faisant parler différentes langues et voyager à travers le monde en prenant bien soin de nommer les pays, il est en complet décalage avec la réalité de l’époque, mais c’est ce qui fait sa force.

Ernest, le narrateur et fils du chef de horde, nous raconte alors comment lui et sa famille n’ont cessé d’évoluer, allant jusqu’à jouer avec le feu… On pourrait alors penser que lire un roman qui nous raconte la vie d’une horde préhistorique n’a rien de bien palpitant. Mais c’est tout le contraire. Ce que ces personnages d’un ancien temps vivent font directement écho à nos propres vies. La découverte du feu avec tout ce que ça apporte de bénéfique aux Hommes mais aussi les cotés négatifs de cette découverte à ne pas mettre entre toutes les mains ne peut que faire penser aux nouvelles sources d’énergie ou alors à la bombe atomique. Cette horde en pleine évolution ne cesse de remettre en question sa façon de vivre afin de toujours vouloir mieux. Certains ont même le besoin d’être au sommet : les maitre du monde préhistorique. Ce n’est pas sans rappeler notre propre façon de vivre, notre besoin d’avoir plus que les autres, pensant que le pouvoir mène forcément au bonheur et à la sécurité.

Au début on attend avec impatience le dénouement, surtout avec un livre ayant pour titre « Pourquoi j’ai mangé mon père ». Puis, en avançant dans sa lecture, on oublierait presque cette histoire de cannibalisme. On s’attache aux personnages et on se délecte de leurs aventures à la fois drôles (si on aime l’humour un peu noir), rocambolesques et finalement tellement modernes malgré les milliers d’années qui nous séparent. Heureusement certaines choses ont changé depuis, par exemple on n’assomme plus les femmes afin de les trainer dans la foret et ce dans le seul but de leur « faire la cour ».

En conclusion, une très belle découverte que je conseille à tous. Une histoire qui sous ses airs légers ne vous laissera pas indifférent. Car dans le fond Roy Lewis utilise les Hommes préhistoriques comme prétexte pour parler des vrais maux des Hommes et de notre société, bien actuels eux. Et si au passage ça peut renforcer nos notions d’histoire, tant mieux !

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Vice & Versailles – Alain Baraton

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Résumé : Au palais des monarques, le drame est roi : assassinats, forfaits en tous genres, règlements de compte, empoisonnements, attentats, disparitions, duels, vols et complots hantent le domaine. Versailles, c’est la grande boutique des horreurs. Attention toutefois, l’histoire, dans la demeure de Louis XIV, a le goût du classicisme et de la bonne mesure : pas de chiens écrasés en costume d’époque, mais des machinations, machiavéliques, implacables comme des tragédies grecques, des meurtres, sanglants, atroces, mais qui ne laissent pas de taches, des mystères, épais comme le velours des tentures et qui n’ont jamais été élucidés. Le palais du Roi Soleil a aussi une part d’ombre, méconnue : plongeons en frissonnant, dans son éclatante obscurité.


Mon avis : 3,5/5

Nombre de pages : 208
Éditeur : Grasset
Langue : Français
Prix : 16.25 €

Ce livre rassemble deux de mes passions : l’Histoire de France et les mystères. Je ne pouvais donc décemment pas le laisser de coté.

Ici, tous les protagonistes ont existé. De ce fait lorsque l’on nous énumère les différentes tortures subit par telle ou telle personne, la distance n’est pas aussi grande qu’avec un livre où le récit est fictif. Savoir qu’une personne a réellement subit tout ce qu’on a sous les yeux ne peut nous laisser de marbre. Idem pour les intrigues amoureuses qui tournent mal, les jalousies, etc… Je ne suis pas une grande fan de romans de capes et d’épées, mais dites moi que l’action est tirée de faits réels et je lis le livre sur le champs !

Alain Baraton, le jardinier de Versailles, nous conte tout un tas d’anecdotes. Cela va de la construction de Versailles dans des marais riches en substances hallucinogènes à l’Affaire des poisons. Nous en connaissons certaines et ce livre nous permet de les redécouvrir de façon plus précises, quand à d’autres elles nous font voir sous un nouvel œil Versailles et sa cour. Pour ma part, j’ai particulièrement apprécié tout ce qui avait rapport à la construction du château : les marais riche en champignons hallucinogènes, les habitants expropriés, les travailleurs exploités et épuisés jusqu’à en mourir, etc…

Lorsque l’on termine ce livre nous n’avons pas lu des histoires mais l’Histoire de France. Une façon différente de connaitre des personnages et des lieux célèbres, du moins bien plus attrayante que celle utilisée à l’école.

Cependant, j’ai apprécié certaines histoires plus que d’autres, et une fois terminé ce livre on ne peut être sûr d’avoir tout retenu. il s’agit la du problème majeur lorsque l’on propose un livre composé de plusieurs récits, au final on retient une anecdote sur deux au mieux.


Versailles ne cessera jamais d’intéresser les gens et les marques, la preuve avec « Eleven Paris » qui nous propose une série de t-shirt à l’effigie du château. Êtes-vous prêts à avoir la Galerie des Glaces dans la peau !?

EP1. T-shirt noir Versailles, ELEVEN PARIS, 39€
2.  T-shirt blanc Versailles, ELEVEN PARIS, 39€
3.  Débardeur noir Versailles, ELEVEN PARIS, 35€

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Maus – Art Spiegelman

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Résumé : « Maus » raconte, à travers le dialogue de l’auteur et de son père, juif polonais, survivant des ghettos et d’Auschwitz, l’histoire des persécutions nazies, depuis les premières mesures anti-juives jusqu’à l’effondrement du Troisième Reich et l’immédiat après-guerre.


Mon avis : 6/5

Nombre de pages : 296
Éditeur : Flammarion
Langue : Français
Prix : 30 €

Il me tardait de lire cette fameuse bd qui a valu à son auteur le prix Pulitzer en 1992. J’avais très envie de l’acheter, mais je dois dire que le prix m’a quelque peu freinée. Du coup, dans l’incapacité de patienter plus longtemps, je suis allée à la bibliothèque pendant ma pause déjeuner, et au miracle, il y avait les deux tomes en rayon, soit l’intégrale de « Maus ». Résultat : je n’en ai fait qu’une bouchée !

Bien qu’étant pressée de lire cette bande dessinée, je ne vous cache pas que j’avais un peu peur que le principe des humains changés en animaux ne rende pas bien. Et bien j’avais tout faux ! Je ne me suis même surprise à trouver étrange les quelques passages où l’on voit les protagonistes version humaine. J’avais vraiment adopté l’idée des souris, chats, porcs…

Extrait de "Maus".

En fait, après coup j’ai trouvé que dans ce contexte de seconde guerre mondiale où l’on rangeait les gens dans des cases : juif, polonais, allemand, français, américain… il a été judicieux d’avoir trouvé un moyen rapide de comprendre d’où venait telle ou telle personne en un seul coup d’oeil.

J’ai toujours été passionnée par cette période de l’histoire, et c’est fou car je suis à chaque fois surprise, choquée et surtout navrée face aux témoignages de certains survivants. Avec « Maus » ce fut un énième choc ! On a beau avoir étudié la seconde guerre mondiale en cours, avoir vu un nombre impressionnant de reportages, on ne peut rester de marbre face à l’histoire de Vladek, le père d’Art Spiegelman. Finalement l’Histoire c’est avant tout les récits des gens qui l’ont vécu, et chacune est unique à sa façon. D’où cette impression de constamment redécouvrir l’horreur de cette époque.

En définitive « Maus » est un véritable coup de coeur qui au-dela du scénario nous prouve qu’il est possible de créer un récit des plus sérieux et extrêmement complet via la bande dessinée. Maintenant il ne me reste plus qu’à débourser trente euros pour avoir l’intégrale dans ma bibliothèque, parce qu’un tel bijoux ça doit se posséder !

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Le Titanic, 100 ans déjà…

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Le 14 avril cela fera cent ans que le naufrage du Titanic a eu lieu. Certains parlent de célébration, pour ma part je vais éviter d’employer ce mot lorsqu’il est question de tant de vies perdues. Du coup, en ce moment il est impossible de passer à coté du célèbre paquebot : livres, films, séries, bandes dessinées… Tout y passe ! Je fais parti de ces personnes fascinées par l’histoire du Titanic et nul doute que le film de James Cameron y est pour quelque chose.

Vu le nombre considérable de produits estampillés Titanic sortis cette année, je vous propose cette (petite) sélection toute personnelle. Je craque tout particulièrement pour le livre « Les vrais amoureux du Titanic » ainsi que la nouvelle série anglaise. Bien sûr, je n’ai pas besoin de préciser que la version 3D de « Titanic » est sortie le 4 mars, tout le monde le sait, ça va de soi !

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Les amoureux du Titanic, 13 histoires vraies : L’histoire authentique de la vie de couples ordinaires après qu’ils aient survécu à la tristement célèbre catastrophe maritime.

Les enfants du Titanic – Elisabeth Navratil : « Ne pars pas, papa, je sais que tu ne reviendras pas, le bateau va couler ! » Autour de la jeune fille qui s’accroche à son père pour l’empêcher d’embarquer, les passagers, ces heureux privilégiés, sourient d’un air insouciant. Ils savent tous que le « Titanic », géant magnifique qui entame son voyage inaugural, est insubmersible. Seul, Michel, l’émigrant, sent son coeur se serrer. Et si, au lieu du rêve entrevu d’une nouvelle vie en Amérique, la mort les guettait, lui et ses deux petits garçons de deux et quatre ans qu’il vient d’enlever à leur mère ?

Des vies dorées. Destins tragiques des passagers de la première classe du Titanic : Avril 1912. Près de 2200 passagers embarquent à bord du Titanic pour une traversée inaugurale qui promet d’être exceptionnelle. Dans les salons du palace flottant se presse la fine fleur de la High Society d’une époque encore dorée : magnats et artistes américains, aristocrates anglais. On côtoie le fringant milliardaire John Jacob Astor IV et sa jolie épouse Madeleine, l’industriel Benjamin Guggenheim, accompagné de Ninette, sa maîtresse parisienne. On croise le journaliste anglais Stead, connu pour ses prises de position militantes, ou encore le peintre et écrivain Francis Millet. D’autres hôtes brillants peuplent les couloirs du Paquebot, l’ « insubmersible Molly Brown » ou le Major Archibald Willingham Butt, conseiller de Théodore Roosevelt. S’appuyant sur des témoignages de rescapés, Hugh Brewster fait revivre un moment très particulier à l’aube du vingtième siècle, quand le miracle industriel permettait de croire que tout était possible, que le progrès n’était qu’une irrésistible avancée triomphante semblable à celle du Titanic, sur les flots de l’Atlantique. On sait ce qu’il advint… du paquebot et de ce siècle. À l’aube de la célébration du centenaire du naufrage du Titanic, un livre qui apporte un éclairage nouveau sur la tragédie en mettant en scène les derniers jours de quelques-uns des personnages les plus privilégiés de leur temps. Un document qui fait renaître un siècle oublié dans ses multiples facettes politiques, artistiques et culturelles.

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Les fantômes du passé, tome 1, les condamnés du Titanic – Roger Seiter : 12 avril 1912, à Southampton. les passagers qui embarquent à bord du plus grand paquebot de tous les temps : « le RMS Titanic » ignorent qu’un psychopate est enfermé à fond de cale. Pourtant surveillé nuit et jour, par les fameux détectives Pinkerton, le tueur s’échappe. C’est la panique après la découverte d’un premier, puis d’un second meurtre! D’autant que les enquêteurs ont la quasi certitude qu’un autre tueur se trouve à bord, beaucoup plus dangereux, et dont les mobiles demeurent incompréhensibles.

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Titanic, le guide du passager : Southampton, le 10 avril 1912. Bienvenue à bord du Titanic !  A l’occasion de son voyage inaugural, la White Star Line est heureuse d’offrir à tous les passagers ce guide de découverte du plus moderne et luxueux des transatlantiques du XXe siècle. Dans cet ouvrage de bienvenue, les passagers découvriront l’histoire de la White Star Line, les techniques modernes de construction et les plans détaillés du navire, surnommé « l’insubmersible » depuis son baptême. Une description détaillée des installations sportives ou de loisirs accessibles à bord et la liste exhaustive des services proposés par l’équipage permettront à chaque voyageur de profiter d’une traversée rapide, sécurisée et confortable. Nous souhaitons que ce guide réponde à toutes vos attentes, et espérons vous retrouver bientôt pour une nouvelle traversée à bord des bâtiments de la White Star Line.

Nous étions à bord du Titanic  – Gérard Piouffre : Lorsque le RMS Titanic quitte le port irlandais de Queenstown (aujourd’hui Cobh) le jeudi 11 avril 1912, il emmène avec lui 2228 hommes, femmes et enfants de toutes conditions sociales. Le dimanche 14 avril 1912 à 23 h 40, il heurte un iceberg et coule deux heures et quarante minutes plus tard. 1523 personnes disparaissent dans la catastrophe. 705 d’entre elles se retrouveront, toutes barrières sociales effacées, dans de petits canots dérivant en plein Atlantique nord.  À travers les destins d’une trentaine de personnes, passagers et membres d’équipage, la courte existence du Titanic est reconstituée de l’intérieur. En se basant sur leurs témoignages et sur celui de ceux qui les ont côtoyés, la parole a été donnée à quelques-uns des acteurs du drame pour mieux le comprendre et revivre les derniers moments du majestueux paquebot. Certains ont disparu avec le Titanic, d’autres ont survécu.

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La table du Titanic – Xavier Manente : Le 14 avril 1912 à 23h40, les passagers étaient à table, lorsque l’iceberg s’est invité. Revivez en quarante recettes le décorum,  les rituels et les restaurants du Titanic. Comme à la Belle Epoque.

Titanic

Diffusion en France sur TMC à la mi-avril

Titanic, Blood & Steel

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Mangez-le si vous voulez – Jean Teulé

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Résumé : Le mardi 16 août 1870, Alain de Monéys, jeune Périgourdin intelligent et aimable, sort du domicile de ses parents pour se rendre à la foire de Hautefaye, le village voisin. Il arrive à destination à quatorze heures. Deux heures plus tard, la foule devenue folle l’aura lynché, torturé, brûlé vif et même mangé. Pourquoi une telle horreur est-elle possible ? Comment une foule paisible peut-elle être saisie en quelques minutes par une frénésie aussi barbare ? Ce calvaire raconté étape par étape constitue l’une des anecdotes les plus honteuses de l’histoire du XIXe siècle en France.


Mon Avis : 4/5

Nombre de pages : 114
Éditeur : Pocket
Collection : Littérature
Langue : Français
Prix : 5.20 €

Comment un être humain peut il être à ce point cruel ? Voila la question qu’on ne cesse de se poser en lisant ce livre. Jean Teulé nous raconte un fait réel, celui d’un homme pris comme bouc émissaire en 1870 pendant la guerre franco-allemande. Et sa façon d’écrire avec détachement, un peu comme un spectateur décrirait ce qu’il a devant les yeux, est assez troublante, car elle nous pose nous même en spectateur immobile.

Alain de Moneys est un citoyen charmant, toujours prêt à aider. Mais en cette période difficile le village de Hautefaye est au plus mal. Il y a ces jeunes hommes tour à tour envoyés au combat qui ne reviendront jamais, et cette sècheresse qui n’en finit pas. Alain, qui a été élu au conseil, a élaboré un projet d’assainissement censé aider les villageois. Tout le monde l’aime, il faut dire que la plupart des habitants de Hautefaye ont au moins une fois été aidés par Alain.

Mais en ce 16 aout 1870 tout s’effondre. Parti d’un malentendu, les villageois accusent Alain d’être un prussien. Il commence par l’insulter, ignorant ces explications, puis le bâtent. S’en suit des attaques d’une violence sans précédent.

« Mangez-le si vous voulez » met en avant l’effet de foule. Il y a ceux qui suivent la troupe et participent au carnage, et ceux donc l’effet de masse ne fait que les pousser à être encore plus violent, à conforter leur idée de mise à mort. On découvre des habitants à fleur de peau pendant cette période de guerre. Il n’aura d’ailleurs suffit qu’un malentendu pour que le pire arrive, et sans que personne, ou presque, ne reprenne la raison.

Jean Teulé parle de son roman