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Outlander, Tome 4 : Les tambours de l’automne – Diana Gabaldon

Outlander - Tome 4 - Les tambours de l'automne - Diana Gabaldon

Présentation : Juin 1767. Afin de vibrer pleinement à l’unisson de leur profond amour, Jamie et Claire voguent vers la Caroline du Nord. Restée seule dans un XXe siècle sans saveur, Brianna, leur fille, n’a qu’une hâte : percer le secret de sa naissance, pénétrer dans ce « cercle des fées » qui peut lui ouvrir les portes du passé comme l’anéantir à jamais, et agir sur le destin qui réserve à ses parents une mort atroce. Pour qu’enfin, dans la paix, tous les Fraser répondent d’une seule voix à l’appel de leur clan.


Mon avis : 3.5/5

Nombre de pages : 1140
Éditeur : Editions J’ai Lu
Langue : Français
Prix : 16 €

Commencé il y a un petit moment puis mis de coté, je viens enfin de terminer le tome 4 de la saga « Outlander ». Vu le temps que ça m’a mis, il est évident que cette lecture n’a pas été un coup de coeur comme les précédents volets. A vrai dire, c’est surtout la première moitié du livre qui m’a ennuyée. Il faut savoir qu’on est loin de l’Ecosse et rien que cela suffit à me plomber un peu le moral. Dorénavant c’est une Amérique sauvage qui est mise à l’honneur et ce n’est pas ce qui me plait le plus. Je me souviens qu’à la Fac j’avais des cours d’histoire des USA à propos des pionniers, des relations avec les indiens, de la guerre de sécession… Mais tout ça était pour moi d’un ennui mortel !

La deuxième partie de l’histoire, beaucoup plus centrée sur les relations entres les personnages et moins sur la découverte de ce nouveau monde, a été bien plus facile à lire. En fait, à partir du moment où Claire et Jamie sont relativement installés, j’ai tout lu d’une traite.

J’ai beaucoup aimé voir la relation délicate mais non moins touchante se créer entre Jamie et Brianna et la situation parfois difficile de Claire au milieux de eux deux. Ce tome fait la part belle aux personnages secondaires mais manque cruellement de Fergus, un de mes préférés.

Enfin, je continue d’être impressionnée par Diana Gabaldon. Les informations qu’elle apporte (j’imagine que chaque roman lui demande un énorme travail de recherches) sont denses. Que ce soit sur les tribus indiennes, la médecine ou encore tout simplement la vie au 18eme siècle.

En conclusion « Les tambours de l’automne » est un tome en demi teinte. Des passages qui trainent en longueur et d’autres qui nous captivent.

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Girlboss

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Présentation : Rebelle et fauchée, Sophia se bat pour créer un véritable empire en ligne tout en apprenant à être la patronne. Une série comique inspirée du best-seller #Girlboss.


Mon avis : 3.5/5

Dévorée en deux jours, cette série tirée d’une histoire vraie est pour moi pleine de qualités ! Signée Netflix, « Girlboss » nous propose de suivre les aventures professionnelles de Sophia, une jeune femme paumée mais bien décidée à réaliser ses rêves.

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Fan de fringues vintages, Sophia va décider d’en faire son gagne pain. Après des années passées à vagabonder de petit boulot en petit boulot, sans but et réelle motivation, elle se retrouve à vendre une veste ancienne sur Ebay et réalise qu’il y a un business à prendre. En plus de rapporter gros, cela lui permettrait de mêler passion et travail. Son dynamisme est agréable à regarder et ne tombe jamais dans de la midineterie façon « chick-lit ».

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Sophia est un peu fofolle, voire beaucoup. Je dois avouer que je n’ai pas toujours été fan de son caractère excessif et impulsif mais l’un dans l’autre on se retrouve facilement dans ce personnage qui en plus d’avoir envie de réussir dans sa nouvelle carrière, cherche aussi à avoir un certain équilibre dans sa vie amoureuse et ses relations amicales.

En créant « NastyGal », son site de vente de vêtements vintages, elle va surtout réaliser qu’elle a du talent. Car sous son ambition et son dynamisme se cache une petite fille abandonnée par sa mère, lui préférant sa pseudo carrière d’actrice, et dont les relations avec son père, bien qu’existantes, sont loin d’être chaleureuses.

« Girlboss » est une ode aux filles perdues mais motivées. Celles qui ne savent pas encore vraiment ce qu’elles veulent faire mais savent exactement ce qu’elles ne veulent pas faire. Une histoire vraie avec des personnages crédibles et des situations mêlant loufoque et réalisme.

Bonus non négligeable, l’extraordinaire bande son !


Et si la série ne vous suffit pas, sachez que vous pouvez lire le livre « #Girlboss » dont elle est tirée. 

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Présentation : Sophia Amoruso n’était pas forte en maths. Elle n’a pas fréquenté les prestigieuses universités dont sont issus la plupart des patrons de la Silicon Valley. Pour tout vous dire, Sophia Amoruso était même un cancre, plutôt porté sur les fêtes et les copains que sur les études dont elle décroche à dix-sept ans pour mener une vie de patachon. Mais, après un petit boulot mortifère et quelques déboires avec la police, Sophia décide de mettre le paquet sur son passe-temps favori : dénicher des vêtements vintage dont elle habille ses copines pour en «faire des looks» postés sur les réseaux sociaux. Les commandes pleuvent. Huit ans plus tard, Sophia Amoruso génère 74 millions d’euros de revenus sur son propre site de vente en ligne, Nasty Gal. Ou comment une adolescente rebelle est devenue une femme d’affaires de trente ans à la tête d’une entreprise de plus de quatre cents personnes.

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Manon des sources – Marcel Pagnol

Présentation : Après la mort du Bossu, et la vente des Romarins, Manon et sa mère s’installent dans la grotte de Baptistine. Quelques années plus tard, Manon trouve l’occasion de se venger…


Mon avis : 4/5

Nombre de pages : 285
Éditeur : Editions de Fallois
Langue : Français
Prix : 6 €

Mon admiration pour Marcel Pagnol n’est surement plus à prouver, du coup je vous épargne un long discours à propos de son style impeccable.

Cette semaine j’ai donc lu « Manon des sources », la suite de « Jean de Florette ». Ayant beaucoup aimé le premier volet, je n’imaginais pas qu’il pouvait en être autrement pour le second et je ne m’étais pas trompée. « Manon des sources » nous plonge à nouveau dans les collines provençales à la fois belles, sauvages, magiques et dangereuses. Un territoire où la nature est maitresse. On retrouve les mêmes personnages plus quelques petits nouveaux. Ils ont peu évolué. Ils vivent toujours la même routine et leurs valeurs semblent inchangées. Car « Manon des sources », tout comme « Jean de Florette », c’est un livre qui parle du comportement de tout un village ou les non dits provoquent des désastres et des désirs de vengeances.

Les rancunes sont tenaces. Il y a celle de Manon à l’égard du Papet et de son neveu Ugolin qu’elle considère responsables de la mort de son père. Les années n’ont pas effacé sa peine. Au contraire, elles n’ont fait que renforcé sa colère. Certaines « trahisons » ne s’oublient jamais… Pour le Papet, tout est parti d’une femme, Florette. Celle qu’il a aimé dans sa jeunesse et qui s’est mariée à un autre pendant qu’il se battait en Afrique. Surement a-t-il lui aussi cherché à se venger, indirectement, à travers Jean, le fils de Florette.

L’amour peut nous pousser au meilleur mais aussi au pire. Ugolin en a testé ses ravages. Son coup de foudre pour la belle Manon n’est pas sans conséquences pour le dernier des Soubeyran.

En conclusion, « Manon des sources » est un récit touchant. Une histoire d’amour, de haine et peut-être de pardon.

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L’Amour Réaliste – Christophe Giraud

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Présentation : C’est l’histoire d’une désillusion. Celle des jeunes femmes qui au début de leur vie sentimentale connaissent leurs premières histoires d’amour et vivent leurs premières ruptures. À partir d’une enquête où des étudiantes ont été suivies durant plusieurs années, ce livre analyse la nouvelle éducation sentimentale des jeunes femmes. La rupture amoureuse est l’occasion d’un travail réflexif et d’une remise en cause des schémas amoureux romantiques sexués appris dès l’enfance. Elle autorise un rapport plus libre à la sexualité. Elle initie une nouvelle façon d’entrer en relation avec un partenaire, plus prudente, plus contractuelle. Ce livre dessine un portrait intime d’une jeunesse étudiante très éloignée des caricatures qui la décrivent comme instable et privilégiant une sexualité sans attache. Sans illusion mais non sans idéal, sans cynisme mais non sans humour, les jeunes femmes inventent de nouvelles façons de construire un amour plus authentique. C’est l’amour réaliste.


Mon avis : 3/5

Nombre de pages : 320
Éditeur : Armand Colin
Langue : Français
Prix : 22.90 €

J’avais hâte de lire ce livre reçu dans le cadre de « Masse Critique » chez Babelio. J’aime assez tout ce qui touche à la sociologie et encore plus lorsque je me sens la cible du sujet. Ici c’est clairement le cas, j’ai donc pensé que j’allais ressortir de cette lecture « éclairée ».

Je ne peux nier qu’il y a beaucoup de points intéressants dans ce livre mais il y a aussi un souci qui tend à gâcher la lecture : les répétitions. Les thèmes développés, bien que pertinents, sont redondants. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’autant d’exemples pour expliquer une idée. Au contraire, le trop c’est comme le pas assez.

À ça, j’ajouterais que cette analyse très scientifique des relations amoureuses a fini par me refroidir. Sommes-nous à ce point prévisibles ? L’amour n’est-il pas censé être plein de doutes et c’est d’ailleurs ce qui en en fait un sujet universel ? Ici, nous avons presque réponse à tout…

Les idées avec lesquelles j’ai été d’accord

  • Lorsqu’on a vécu un échec amoureux on veut enchainer avec une histoire légère sans engagement.
  • Il y a trois types de contrats amoureux : La relation légère (sans penser au futur et presque uniquement basée sur le sexe) – La relation sérieuse (avec un futur conjugal) – La relation légère-sérieuse (« sortir ensemble » sans prise de tête sans que ce soit pour autant uniquement physique).
  • Dans une relation sérieuse on finit souvent par s’éloigner de ses amis. On devient une nouvelle personne plus en accord avec son compagnon et ce dernier finit par pendre la place du meilleur ami.

Alors, je suis d’accord avec cette idée pour l’avoir constaté de nombreuses fois dans mon entourage, cependant je trouve ce genre de réaction toujours très agaçant. À croire que les amis ne sont là que pour boucher le trou que remplira un jour un compagnon.

  • Dans une relation légère-sérieuse on veut garder un certain contrôle. On se voit mais pas trop et on garde son cercle amical.
  • Les différentes ruptures : break, silence radio, créer une dispute…

Les idées avec lesquelles je ne suis pas du tout d’accord

  • Internet mène a des relations peu sérieuses et si on veut qu’elles le soient il ne faut pas précipiter la rencontre physique.

Au contraire, je crois que plus on attend et plus on crée le fantasme. Rien de mieux pour faire capoter une possible relation que d’idéaliser quelqu’un. Et comment ne pas idéaliser une personne avec qui on ne fait que parler depuis des semaines voir des mois par écrans interposés ?

  • Si les relations sexuelles ont la place centrale dans une relation c’est que cette dernière n’est pas sérieuse.

Les débuts d’une relation ne sont ils pas naturellement très orientés vers le physique ? Je pense qu’il est tout a fait naturel de passer un temps fou au lit avec son partenaire au début. Non ?

  • Les signes de l’état amoureux : la jalousie et le manque du partenaire.

Je trouve cette définition très négative. J’ai une vision peut-être plus cérébrale de l’amour et j’aurais tendance à dire que ce qui me fait penser que je suis amoureuse c’est lorsque même les petits défauts que je lui trouvais au début n’en sont plus. Alors il y a aussi le manque, bien évidemment mais alors la jalousie, ça je peux pas ! Cela revient à dire que si on est pas jaloux on aime pas ? J’ai toujours eu horreur de cet argument. Je pense au contraire que c’est parce que je t’aime que j’ai confiance en toi.

En conclusion « L’Amour Réaliste » est un livre intéressant mais où les bonnes idées se noient dans un flot d’exemples. Les répétitions et les reprises de thèmes finissent par rendre assez lourdes, froides et terriblement prévisibles les relations amoureuses.

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Marie-Antoinette

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Présentation : Zweig s’est penché sur Marie-Antoinette en psychologue. Il ne la divinise pas. Il analyse la chimie d’une âme bouleversée par les événements, qui, sous le poids du malheur et de l’Histoire, se révèle à elle-même et se rachète, passant de l’ombre de la jouissance à la lumière de la souffrance.


Mon avis : 5/5

Nombre de pages : 506
Éditeur : Le Livre de Poche
Langue : Français
Prix : 7.60 €

J’ai tardé avant d’acheter ce livre et pourtant dieu sait que j’adore tout ce qui touche à la monarchie française. J’avais l’impression qu’il serait quelque peu indigeste mais une amie qui l’a lu et adoré m’a poussée à franchir le pas.

Je suis tout de suite rentrée dans « l’Histoire ». Stefan Zweig a abattu un travail de titan afin de nous proposer une biographie aussi riche en détails et rebondissements. Chaque moment clé de la vie de Marie-Antoinette est raconté avec soin afin qu’on ait l’impression d’y avoir été. Le tout accompagné de lettres (strictement triées, Stefan Zweig ayant une phobie du « faux ») qui permettent de cerner au mieux les protagonistes et leurs relations.

On découvre ainsi l’humain chez les grands noms de l’Histoire. Marie-Antoinette n’est plus une reine égocentrique qui a proposé aux français de manger de la brioche lorsque ces derniers manquaient de pain (une phrase qu’elle n’a d’ailleurs jamais réellement prononcé) mais une femme qui a agit en fonction du moment. Lorsque la vie était facile, elle était frivole mais en pleine révolution elle est devenue forte, imperturbable et fine stratège. Louis XVI, lui, n’était qu’un homme moyen, un père et mari aimant mais un roi tristement inefficace et indécis. Grace aux correspondances entre Marie-Antoinette et sa mère Marie-Thérère on découvre une impératrice dévouée à son peuple et prête à beaucoup de sacrifices pour son pays l’Autriche. Impossible enfin de passer à coté d’Axel de Fersen, l’amour passionnel de la reine. L’homme qui la portera dans son coeur jusqu’à la mort et qui aurait pu donner sa vie pour celle qu’il aime.

Ce livre c’est aussi l’histoire de complots, de malversations, de coups bas dans une même famille afin d’accéder au trône. On y trouve tout : amour, crime, politique, amitié, deuil, violence, chaos… (c’est pas « Game of Throne », mais presque)

500 pages qui vous transportent dans le faste de Versailles, au porte de la révolution puis en pleine terreur. On en ressort quelque peu chamboulé  avec un regard éclairé sur des personnages oubliés ou devenus des symboles d’une époque lointaine et désuète.

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Chanson Douce – Leila Slimani

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Présentation : Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.


Mon avis : 4,5/5

Nombre de pages : 240
Éditeur : Gallimard
Langue : Français
Prix : 18 €

Gagnant du prix Goncourt 2016, ce roman n’a pas volé son succès ! On entre sans difficulté dans cette histoire bouleversante où dès le départ, tout est dit. Aucun suspense quand à la finalité de l’intrigue, car au final ce qui importe c’est de comprendre comment une femme, en apparence saine d’esprit, a pu en arriver à assassiner deux enfants qu’elle gardait.

Ce livre m’a rappelée le film « À perdre la raison » (tirée d’une histoire vraie) dans lequel nous découvrons comment une mère de famille en est arrivée à tuer ses enfants lors d’une crise de folie. Là aussi, dès le départ nous savions comment les choses finissaient, car ce qui importait c’était le développement psychologique du personnage et pas de passer une heure et demi à nous demander « Elle va le faire ? Elles ne va pas le faire ? ». Pour « Chanson douce » on retrouve le même schéma, en commençant son histoire par la fin, l’auteur permet au lecteur de mieux se concentrer sur les détails. C’est comme relire un roman d’Agatha Christie une fois qu’on connait le nom du coupable.

Pour ce qui est de la construction du personnage de Louise, on réalise tout le talent de Leila Slimani lorsqu’on en vient à avoir de l’empathie pour cette future meurtrière. À sa manière, l’écrivain ne prend pas de parti. Elle nous raconte une histoire de façon très objective, elle ne tombe pas dans le pathos ou le sensationnel. Pourtant cela serait facile de s’attarder sur la détresse d’une mère endeuillée. Ici ce qui est importe c’est le développement psychologique de la nounou.

Au final j’ai presque eu l’impression que ce livre sonnait comme une mise en garde du style : Attention, derrière chaque personne en apparence parfaite peut se cacher une psychopathe mais derrière chaque psychopathe se cache un humain.

En conclusion j’ai adoré ce livre et je remercie surtout ma tante de me l’avoir offert à Noël car sans ça je ne suis pas sûre que je m’y serais intéressée. Mon seul regret, que l’histoire ne dure pas plus longtemps.

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Le temps n’est rien – Audrey Niffenegger

Le Temps n'est rien - Audrey Niffenegger

Présentation : « Je l’aime. II représente tout pour moi. Je l’ai attendu toute ma vie et à présent il est là. (J’ai du mal à m’expliquer.) Avec lui je peux contempler mon existence dans sa totalité, comme une carte, passé et futur réunis, comme un ange… [..] Tout est déjà arrivé. Tout en même temps.  » Nous avons tous déjà eu cette impression d’avoir rencontré une personne quelque part avant, ou de l’avoir connue dans une autre vie… Et si c’était dans un autre temps ? Quand Henry, bibliothécaire, voit arriver Claire, une artiste séduisante, il ne peut croire à l’incroyable : ils se connaissent depuis des décennies, même s’il ne s’en souvient pas. Car Henry est atteint d’une maladie qui le propulse dans le temps. II a rencontré Claire alors qu’elle était enfant et va sans cesse partir et revenir à des époques de leurs vies respectives…


Mon avis : 3/5

Nombre de pages : 521
Éditeur : J’ai Lu
Langue : Français
Prix : 8.90 €

Ayant beaucoup aimé le film (malgré les critiques négatives) je n’ai pas hésité à acheter le roman lorsque je suis tombée sur lui chez Boulinier. Comment se retenir quand les livres ne dépassent pas 1 euro ?!

Construit comme un journal, ce roman a deux narrateurs : Claire et Henry. L’idée de deux points de vue est intéressante. J’ai aimé le fait de vivre un même moment à travers les yeux de deux personnes. Un peu comme dans la série « The Affair ».

Bien qu’ayant des qualités, ce roman a un défaut majeur : sa lenteur. Je crois qu’on aurait pu couper un bon tiers du livre sans ne rien perdre de l’intrigue. Et puis il y a le voyage dans le temps qui est selon moi pas assez exploité. J’adore ce genre d’histoire, ce n’est pas étonnant que je sois fan de « Outlander ». Le soucis c’est que dans « Le temps n’est rien » l’idée du voyageur dans le temps n’a qu’un seul but : renforcer l’idée d’une vie amoureuse/sociale compliquée lorsqu’on peut disparaitre à tout moment sans savoir quand on va revenir. J’aurais aimé que l’aspect « fantastique », à savoir « que faire de ce pouvoir » soit plus exploité…

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À coté de ça j’ai été charmée par la romance. Le couple formé par Claire et Henry est hors du commun (hors du temps aussi) et terriblement attachant. Mais plus que le coté « magique » de leur histoire c’est la routine que j’ai aimé. Les passages sur leur vie de tous les jours. Leur emménagement, leur mariage, leur difficulté à avoir un enfant. C’est tout ça qui m’a plu. J’ai aussi beaucoup aimé le caractère sarcastique d’Henry mais toujours débordant de tendresse envers Claire.

Malgré tout, je n’ai pu m’empêcher de subir certains passages. Comme je le disais plus haut, on aurait pu couper dans le texte par moment. Cela m’aurait surement permis de moins m’ennuyer et par conséquent de plus apprécier ce livre.

En conclusion « Le temps n’est rien » est une histoire d’amour touchante mais loin d’être prenante. Pour ma part, j’ai subit certains passages, du coup j’ai mis un certain temps à terminer ce roman…

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Jean de Florette – Marcel Pagnol

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Présentation : Au village des Bastides Blanches, on hait ceux de Crespin. C’est pourquoi lorsque Jean Cadoret, le Bossu, s’installe à la ferme, des Romarins, on ne. lui parle pas de la source cachée. Ce qui facilite les manoeuvres des Soubeyran, le Papet et son neveu Ugolin., qui veulent. lui racheter son domaine à bas prix…


Mon avis : 4/5

Nombre de pages : 285
Éditeur : Editions de Fallois
Langue : Français
Prix : 6 €

Cela faisait quelques temps que ce livre m’attentait sagement dans ma P.A.L.. Il faut dire que dans ma quête « pagnolesque », dès que je tombe sur un roman de Marcel Pagnol que je n’ai pas encore lu, je l’achète ! Du coup j’en ai encore d’autres en attente dans ma bibliothèque.

J’ai vu le film « Jean de Florette » que très récemment. Jusqu’à présent je n’en connaissais que la musique (suberbe) ainsi que de brefs passages. Je dois avouer que Claude Berri a fait un excellent travail, j’ai adoré cette adaptation ! C’est d’ailleurs ce qui m’a poussée à attaquer ce livre plutôt qu’un autre de ma P.A.L..

Il faut savoir que ce premier tome de la saga ‘L’Eau des collines » a été écrit sur le tard. Aujourd’hui on appellerait ça un « prequel ». Marcel Pagnol a commencé par tourner le film « Manon des Sources », une histoire qui lui avait été en partie soufflée par un berger des montagnes. Sorti en 1953, il a rencontré un vif succès, ce qui a amené Marcel Pagnol a écrire « Jean de Florette », racontant ainsi ce qui précède la vengeance de Manon. Plus tard, en 1986, Claude Berri réalisera la saga toute entière, à savoir « Jean de Florette » et « Manon des Sources ».

Mais revenons au livre de Marcel Pagnol que j’ai adoré. A la fois fascinée par la détermination d’un rêveur et consternée par celle d’un envieux. Les personnages sont très bien traités, ils sont plus vrai que nature au point de nous troubler par leur ambiguité. Ugolin, aussi appelé Galinette, est « LE » personnage ambigu par excellence. D’une nature naïve, il n’en est pas moins calculateur mais parfois sa bonté transparait et on discerne aisément le coeur derrière le pantin diabolique du Papé qui lui ne semble vivre que pour le profit et la machination.

Alors que dans le film je n’ai pas été particulièrement touchée par Manon, dans le livre j’ai trouvé la relation qu’elle entretient avec son père très belle, saisissant ainsi encore mieux la force de la colère et de la haine qui la rongera plus tard.

Lire ce livre c’est être confronté au pire comme au meilleur. On découvre ce que la nature a de plus beau : sa végétation luxuriante, son eau fraiche et pure, sa faune variée, ses odeurs enivrantes mais aussi sa météo capricieuse qui gèle, sèche voir brule tout sur son passage. Vivre dans les collines c’est devoir jongler entre le bien et le mal et remettre son destin entre les mains du hasard. Les Hommes sont comme la nature, complexes, variant entre le bon et le mauvais, certains penchant plus d’un coté que de l’autre. Jean de Florette est un homme sincère, gentil mais qui finit brisé par un rêve à la fois trop ambitieux et jalousé. César Soubeyran, alias le Papé, c’est tout l’opposé. Il vit tout seul et ne met aucune limite à ses ambitions. Là où Jean est charitable, César est égoïste, là où Jean est entouré par sa femme et sa fille qu’il adore, César n’a pour seule compagnie qu’une domestique sourde et muette et Ugolin son unique neveu, dernière branche d’une famille dont la gloire n’est plus.

En conclusion « Jean de Florette » a été une merveilleuse découverte qui renforce un peu plus mon admiration pour Marcel Pagnol et sa façon bien à lui mais terriblement vraie de façonner ses personnages. Encore une fois il nous fait voyager dans cet univers provençal si cher à son coeur et au mien.

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Younger – Pamela Redmond Satran

Younger - Pamela Redmond Satran

Présentation : Une fois divorcée et sa fille partie de la maison, Alice, 44 ans, souhaite changer de vie. Le soir du réveillon, elle passe la soirée avec sa meilleure amie Maggie. Elles font un voeu de nouvel an : Maggie rêve d’avoir un bébé et Alice donnerait tout pour rajeunir. Son amie lui coupe et lui teint les cheveux et l’habille comme une femme de 30 ans. A minuit, Alice embrasse Josh, un étudiant.


Mon avis : 3.5/5

Nombre de pages : 316
Éditeur : J’ai Lu
Langue : Français
Prix : 8 €

Aimant beaucoup la série « Younger » j’avais hâte de lire le livre dont elle était l’adaptation. J’y ai retrouvé tous les éléments essentiels de la série, à savoir la vie d’une quadra qui se fait passer pour une jeune femme de 29 ans et qui finit par se prendre à son propre jeu, et quel jeu ! Une sorte de jonglage entre sa vie de d’assistante « jeunette » en couple avec un mec de 25 ans et celle de mère divorcée qui vit chez sa meilleure amie.

Tout comme dans la série, je suis fan du concept de la femme qui doit mentir sur son âge. Car sous une apparence d’aventure un peu légère cela cache un véritable mal de notre société : l’âge de la femme. Il semblerait qu’après 40 ans nous ne soyons plus bonnes à rien et je ne parle même pas de celles qui se sont arrêtées en cour de route pour élever leurs enfants. Pour elles c’est presque perdu d’avance.

Par contre, contrairement à la série, ici nous ne nous attardons que très peu sur les personnages secondaires qui finissent par être de véritables clichés. J’ai trouvé ça dommage car souvent ils sont autant intéressants que le héros. « Younger » reste cependant un livre agréable à lire, qui mêle chick-lit et sociologie mais qui aurait gagné en réalisme si Alice avait été amenée à galérer un peu plus. En effet, pour une jeune divorcée de plus de 40 ans elle est pas mal gâtée par la vie : une sublime maison qu’elle pourra toujours revendre en cas de coup dur et une meilleure amie pleine aux as. La même histoire avec une femme qui a beaucoup moins de « béquilles » financières aurait été encore plus intéressante !

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Le Théorème de Cupidon – Agnès Abécassis

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Présentation : Définition du théorème de Cupidon : Deux lignes parallèles ne se croisent jamais. Sauf si elles sont faites l’une pour l’autre. Adélaïde est exubérante, directe, rigolote, mais fuit les histoires d’amour. Philéas est timide, maladroit, sérieux, et ne pense qu’à conclure. Ils ont le même âge, travaillent tous les deux dans le cinéma, pourtant ils ne se connaissent pas. …Enfin, c’est ce qu’ils croient. Entre situations pétillantes et rebondissements irrésistibles, une savoureuse comédie-romantique à deux voix, l’une féminine, l’autre qui a mué.


Mon avis : 3/5

Nombre de pages : 281
Éditeur : Le Livre de Poche
Langue : Français
Prix : 6.60€

Toujours emportée dans ma volonté de vider ma P.A.L (j’ai encore du boulot), j’ai lu « Le Théorème de Cupidon », une romance quelque peu loufoque mais qui a le mérite de sortir des sentiers battus. Plutôt que de nous détailler l’histoire d’amour entre un homme et une femme, ce roman nous explique à travers la personnalité d’Adélaide et Philéas ainsi qu’avec des flashbacks pourquoi ces deux-là sont faits l’un pour l’autre.

Telles des âmes-soeur, leur vie a été une suite de rendez-vous manqués ou avortés. Désillusionnés ou déçus par la vie, ces deux personnes sont pourtant indéniablement faites l’une pour l’autre mais doivent attendre le bon moment pour que la « vraie » rencontre ait lieu. J’ai aimé la façon de mêler fantasme et réalité. On a des personnages très terre à terre avec des des envies de couple et qui se prennent à fantasmer sur « la » personne parfaite mais qui derrière ont une vision très réaliste de la vie à deux bien loin des romances à l’eau de rose. Entre Philéas et Adelaide on est plus dans l’évidence que dans la passion et ça me plait assez. Cependant, est-ce parce que nous avons deux histoires parallèles et donc peu d’interactions entre les deux personnages mais je ne suis pas rentrée à fond dans l’intrigue. Tout en trouvant le concept sympa je n’ai pas pu m’empêcher d’être un peu frustrée.

En conclusion « Le Théorème de Cupidon » et un roman sympathique qui met à l’honneur ses personnages mais qui comme je l’ai dit précédemment m’a laissé un petit arrière goût de frustration.