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The Crown

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Mon avis : 6/5

Fascinée par les monarchies, la couronne anglaise est l’une de mes préférées. Du coup, quelle n’a pas été ma joie lorsque j’ai appris que Netflix préparait une super production sur la reine Elizabeth II.

À peine sortie, je me suis jetée sur les épisodes et j’ai sans surprise dévoré cette première saison. Pour moi c’est un sans faute ! Cependant, parce-qu’il faut choisir, voici 4 raisons qui font de « The Crown » une pépite !

1. Des acteurs parfaits

Le casting est excellent. Composé d’acteurs brillants qui incarnent parfaitement leurs personnages. Claire Foy est sans nul doute mon coup de coeur. J’ai été bluffée par son interprétation. Sa façon de mêler flegme britannique, pouvoir royal et douceur. Une personnalité dans laquelle la femme et la reine cohabitent, au risque d’en blesser certains.

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Pour ce qui est de son face à face avec Matt Smith qui incarne son mari, le Prince Phillip, j’ai la aussi été emballée. On découvre ainsi un aspect jusque là caché de leur mariage. On pourrait accuser la série de voyeurisme mais comment raconter un personnage sans en dépeindre toutes les facettes. Une reine est aussi une épouse, une soeur, une fille, une mère et une amie. De plus, « The Crown » ne va jamais trop loin dans la sphère privée. Cela reste à mon sens très respectueux.

2. Un mélange de genres

Comme je le disais ci-dessus, Elizabeth II n’était pas seulement une reine et la série permet d’accéder à tous les plans de sa vie. Ainsi on évolue dans la vie politique, familiale, sentimentale, amicale et bien sur royale. « The Crown » fait la part belle à la mixité afin de ne rentrer dans aucun genre sauf celui de la série historique. Par exemple les trames romantiques sont choisies avec soin, elles doivent servir l’histoire du règne d’Elizabeth II. Lorsqu’on s’attarde sur la romance « interdite » de la Princesse Margaret, on ne propose pas juste une histoire d’amour divertissante mais une situation qui a placé la Reine dans une position compliquée. Tiraillée entre l’envie de répondre aux attentes de sa soeur qui souhaitait se marier avec Peter Townsend, alors divorcé, au risque d’aller contre l’église anglicane ou refuser cette union contre morale et respecter ainsi ses obligations de Reine. Un véritable choix cornélien qui montre la position souvent difficile d’un monarque.

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D’autres moments marquants du Royaume-Unis sont représentés dans la série : Un Churchill vieillissant mais toujours Premier Ministre et qui ne cesse de rentrer en conflit avec son cabinet, à commencer par Anthony Eden, le ministre des affaires étrangères. On s’attarde aussi sur un l’affaire du brouillard de 1952. En partie composé de particules de charbon, il mit à mal Londres, tuant 4000 personnes (accidents de la route, asphyxie…).

Il y a d’autres intrigues, j’ai d’ailleurs adoré celle sur le Duc de Windsor, exilé à Paris depuis son abdication. J’ai beaucoup aimé ce personnage, très loin de ce que les reportages nous ont jusque là montré.

 3. Des décors impressionnants

On sent clairement que le budget n’était pas dégueulasse. Bien sûr on se doute que le tournage n’a pas eu lieu dans les véritables résidences royales mais l’illusion est là ! Des décors somptueux qui permettent une totale immersion dans l’histoire. Il en va d’ailleurs de même pour les tenues !

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4. La narration

La série a une ligne directive, à savoir l’arrivée sur le trône de la Reine Elizabeth II. Cependant, chaque épisode a une trame bien spécifique qui permet d’explorer des personnages secondaires tout en nourrissant l’intrigue principale. Une belle construction narrative où tout s’imbrique.

Il y aurait encore plein d’autres choses fabuleuses à énoncer sur cette série mais j’ai préféré le limiter à 4 points. Par contre je ne résiste pas à l’envie de vous montrer le générique car il est superbe !

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W.E

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Présentation : Le roi Edouard VIII d’Angleterre abdique quelques mois seulement après le début de son règne sur le Royaume Uni pour pouvoir épouser Wallis Simpson, une jeune femme divorcée. Il provoque alors la plus grande crise constitutionnelle d’Angleterre de tout le vingtième siècle.


Mon avis : 3.5/5

Cela faisait longtemps que ce film me faisait de l’oeil. Il faut dire que j’ai une fascination pour les monarchies et j’étais assez curieuse de découvrir un film qui retrace l’histoire d’amour d’Edouard VIII et Wallis Simpson. Autre aspect intéressant de ce film, ou du moins surprenant, la réalisatrice n’est autre que Madonna. Et la aussi j’avais hâte de voir quel ambiance elle allait donner à cette histoire. En croisant les doigts pour qu’elle n’opte pas pour le trash…

Au final j’ai trouvé la mise en scène très glamour à l’esthétique parfaite, peut-être même un peu trop. Ce film met en avant deux histoire qui se veulent gémellaires. D’un coté nous avons la fameuse romance royale et de l’autre celle de Wallis (encore une), une jeune femme de notre époque, coincée dans un mariage loin de la rendre heureuse.

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Wallis est fascinée par l’autre Wallis (Simpson), ce qui permet de découvrir cette personnalité bien trop souvent caricaturée. On l’a vue comme celle qui a brisé la monarchie voire comme une « gold digger ». « WE » permet de rétablir sa vérité. On découvre ainsi une femme complexe, fascinée par l’aristocratie mais qui s’est elle aussi perdue dans cette relation interdite. On pense souvent aux sacrifices d’Edouard VIII mais on oublie ceux de Wallis Simpson, comme si elle ne comptait pas vraiment.

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Autant l’histoire de Wallis Simpson m’a plu, me permettant  de mieux cerner ce couple mythique et de comprendre que malheureusement derrière chaque grand mythe souvent se cache une réalité qui elle ne fait pas rêver. Bien au contraire. Par contre la deuxième histoire m’a semblé surfaite et sans grand intérêt. Faire vivre Wallis et Edouard à travers une jeune femme de notre époque n’était pas sans intérêt, par contre sa propre vie amoureuse n’apporte pas grand chose à l’intrigue, pour ne pas dire rien du tout. Avons-nous besoin d’un parallèle pour saisir toute la complexité de la romance entre Wallis et le Prince d’Angleterre ? Je ne pense pas. Au contraire, alors que nous avons d’un coté une histoire d’amour à la fois passionnelle, destructrice mais terriblement réaliste, celle de la Wallis de notre époque est digne d’un téléfilm de l’après-midi. Le coup de la femme bafouée qui rencontre un mystérieux jeune homme (qui a le coup de foudre pour elle) qui se révèle être poète, musicien et veuf (sérieusement), même les Editions Harlequin n’osent plus le faire ! Bon, ça nous permet de voir Oscar Isaac à l’écran, c’est toujours ça, mais ce rôle ne lui rend pas justice.

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En conclusion « W.E » est un bon film qui aurait pu être encore meilleur si il s’était seulement focalisé sur le couple royal. Bonus non négligeable, les décors et costumes tout simplement somptueux !

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Vice & Versailles – Alain Baraton

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Résumé : Au palais des monarques, le drame est roi : assassinats, forfaits en tous genres, règlements de compte, empoisonnements, attentats, disparitions, duels, vols et complots hantent le domaine. Versailles, c’est la grande boutique des horreurs. Attention toutefois, l’histoire, dans la demeure de Louis XIV, a le goût du classicisme et de la bonne mesure : pas de chiens écrasés en costume d’époque, mais des machinations, machiavéliques, implacables comme des tragédies grecques, des meurtres, sanglants, atroces, mais qui ne laissent pas de taches, des mystères, épais comme le velours des tentures et qui n’ont jamais été élucidés. Le palais du Roi Soleil a aussi une part d’ombre, méconnue : plongeons en frissonnant, dans son éclatante obscurité.


Mon avis : 3,5/5

Nombre de pages : 208
Éditeur : Grasset
Langue : Français
Prix : 16.25 €

Ce livre rassemble deux de mes passions : l’Histoire de France et les mystères. Je ne pouvais donc décemment pas le laisser de coté.

Ici, tous les protagonistes ont existé. De ce fait lorsque l’on nous énumère les différentes tortures subit par telle ou telle personne, la distance n’est pas aussi grande qu’avec un livre où le récit est fictif. Savoir qu’une personne a réellement subit tout ce qu’on a sous les yeux ne peut nous laisser de marbre. Idem pour les intrigues amoureuses qui tournent mal, les jalousies, etc… Je ne suis pas une grande fan de romans de capes et d’épées, mais dites moi que l’action est tirée de faits réels et je lis le livre sur le champs !

Alain Baraton, le jardinier de Versailles, nous conte tout un tas d’anecdotes. Cela va de la construction de Versailles dans des marais riches en substances hallucinogènes à l’Affaire des poisons. Nous en connaissons certaines et ce livre nous permet de les redécouvrir de façon plus précises, quand à d’autres elles nous font voir sous un nouvel œil Versailles et sa cour. Pour ma part, j’ai particulièrement apprécié tout ce qui avait rapport à la construction du château : les marais riche en champignons hallucinogènes, les habitants expropriés, les travailleurs exploités et épuisés jusqu’à en mourir, etc…

Lorsque l’on termine ce livre nous n’avons pas lu des histoires mais l’Histoire de France. Une façon différente de connaitre des personnages et des lieux célèbres, du moins bien plus attrayante que celle utilisée à l’école.

Cependant, j’ai apprécié certaines histoires plus que d’autres, et une fois terminé ce livre on ne peut être sûr d’avoir tout retenu. il s’agit la du problème majeur lorsque l’on propose un livre composé de plusieurs récits, au final on retient une anecdote sur deux au mieux.


Versailles ne cessera jamais d’intéresser les gens et les marques, la preuve avec « Eleven Paris » qui nous propose une série de t-shirt à l’effigie du château. Êtes-vous prêts à avoir la Galerie des Glaces dans la peau !?

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La Reine des lectrices – Alan Bennett

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Résumé : Que se passerait-il outre-Manche si, par le plus grand des hasards, Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, tout d’un coup, plus rien n’arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu’elle en vienne à négliger ses engagements royaux ? C’est à cette drôle de fiction que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais. Henry James, les sœurs Brontë, le sulfureux Jean Genet et bien d’autres défilent sous l’œil implacable d’Elizabeth, cependant que le monde empesé et so british de Buckingham Palace s’inquiète : du valet de chambre au prince Philip, d’aucuns grincent des dents tandis que la royale passion littéraire met sens dessus dessous l’implacable protocole de la maison Windsor. C’est en maître de l’humour décalé qu’Alain Bennett a concocté cette joyeuse farce qui, par-delà la drôlerie, est aussi une belle réflexion sur le pouvoir subversif de la lecture.


Mon avis : 4/5

Nombre de pages : 173
Éditeur : Editions Denoël 
Collection : Denoël & d’ailleurs
Langue : Français
Prix : 12.15 €

Véritable ode à la lecture, ce livre se lit d’une traite et analyse la position du lecteur. La reine d’Angleterre, qui a découvert les plaisirs de la lecture sur le tard, a été confrontée à deux sentiments : celui du bonheur d’accéder à un monde imaginaire sans fin, mais aussi du coup, cette frustration de savoir qu’on ne liera jamais tout ce qui a été écrit à l’image des Danaïdes condamnées à remplir un tonneau percé.

Mais ce dernier sentiment est loin d’arrêter La Reine. Bien au contraire, plus les jours passent et plus son besoin de lire se transforme en boulimie. Ce qui avait commencé par pur hasard, devient son occupation principale. Chose qui est loin de plaire aux gens qui l’entourent. Si sa famille apprécie la femme adoucie que la lecture a fait d’elle, son conseillé et le premier ministre aimeraient volontiers mettre le feu à la bibliothèque !

« La Reine des lectrices » met alors en avant une politique froide, dénuée d’humanité et prête à tout pour avoir le dernier mot. Mais ce n’est sans compter sur La Reine Elizabeth, qui à presque 80 ans, ne compte plus se laisser dicter sa conduite, et encore moins ses lectures !

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Pippa Middleton en 5 leçons

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Personne n’a pu échapper au tsunami “Pippa Middleton”. Impossible d’ouvrir un magazine sans tomber sur la petite sœur de Kate. Comme quoi, nul besoin de se faire passer la bague au doigt par l’un des plus beaux partis d’Angleterre pour être sous le feu des projecteurs. Pour cela il suffit simplement de suivre les cinq leçons style de la nouvelle icône fashion anglaise :

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1. “La Colgate attitude” tu auras ! Autrement dit, ayez le big smile, le sourire, la pêche, la banane, et ce, quoi qu’il arrive, quitte à simuler. Votre copain vient de vous larguer, votre boss est après vous et votre mère n’arrête pas de se plaindre qu’elle n’aura jamais de petits-enfants. No problem, activez le sourire blancheur extrême, et dites “Cheeese” à la vie !

Oops : N’oubliez pas que contrairement à Pippa, vous n’avez pas 50 paparazzis qui vous suivent toute la journée. Du coup, la smile attitude peut vite vous donner un air légèrement lubrique si on en abuse….

2. On mixe la robe cocktail légèrement prout-prout avec des accessoires rock et trendy pour un résultat digne de la fille spirituelle de Lady Di et Kate Moss !

3. Glamour, oui, provocante, jamais ! Avant de séduire Pierre, Paul ou Jacques (et pourquoi pas Harry), il faudra plaire à la belle famille. Du coup, au placard les tenues trop sexy et pas distinguées ! On opte pour des pièces dignes d’une Dame, et on évite les associations dangereuses du style : jupe courte, talons vertigineux et maxi décolleté.

4. Dites au revoir au noir ! Avec un corps pareil, inutile de se cacher sous des coloris sombres. Au contraire, on est comme Otis le scribe (Edouard Baer) dans “Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre”. On aime la vie, on chante la vie, on est qu’amour, et ON LE MONTRE ! Alors à vous la couleur, cependant, évitez de trop en faire sous peine de provoquer des crises d’épilepsie dans votre entourage.

5. Le dernier mais non des moindres, on se la joue naturelle. “Quoi, je suis hyper stylée et mon visage est lumineux ?! C’est fou quand on sait que je me suis préparée en deux minutes top chrono”. En clair, jouez la jeune fille innocente. Vous avez passé deux heures ce matin dans la salle de bain et une heure hier soir à préparer votre tenue. Mentez ! Cette robe “Oh, elle trainait dans mon placard depuis des mois”, ce visage radieux “Mon secret : une bonne nuit de sommeil et un grand verre d’eau citronnée le matin” (la vérité : vous passez vos week-end chez Sephora et vos soirées sont en mode Tiramisu étant donné les nombreuse couches de crèmes que vous vous appliquez sur le visage. Il faut dire qu’entre celle anti-ride, l’autre contre la fatigue et la matifiante vous mettez la dose !).