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Batman, The Dark Knight Rises

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Présentation : Huit ans ont passé depuis que Batman a disparu dans la nuit, passant à cet instant du statut de héros à celui de fugitif. Prenant la responsabilité de la mort d’Harvey Dent, le Chevalier Noir a tout sacrifié pour le mieux, du moins l’espérait-il, autant que le Commissaire Gordon à ses côtés. Pendant un moment, le mensonge eut l’effet escompté, la criminalité de Gotham se pliant sous le poids de l’Unité anti-crime de Dent. Mais l’arrivée d’une féline et fourbe cambrioleuse au mystérieux dessein chamboule l’ordre établi. Bien plus dangereuse encore est l’apparition de Bane, terroriste masqué dont l’impitoyable projet pour Gotham pousse Bruce à sortir de l’exil qu’il s’est imposé. Mais bien qu’il reprenne cape et masque, Batman pourrait ne pas être un adversaire à la taille de Bane…


Mon avis : 4,5/5

Je ne pouvais décemment pas passer à coté du dernier volet de la saga Batman : « The Dark Knight Rises ». Un film qui clôture la fabuleuse trilogie du chevalier noir signée Christopher Nolan, annoncé grandiose ne serait-ce que par son casting, a t-il tenu ses promesses ?

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Nous retrouvons le charismatique Christian Bale en un Batman qui renait de ses cendres. Mais attention, il ne suffira pas d’une simple remise en forme pour vaincre la nouvelle terreur de Gotham : Bane. Tom Hardy nous offre une fois de plus une transformation physique remarquable. Musculation imposante, crane rasé, cicatrices et masque d’acier qui lui donne la voix de Dark Vador (j’ai bien cru qu’il allait nous sortir un « Je suis ton père »). Un méchant dans la lignée du Joker (même si ce dernier reste le meilleur de tous), que rien n’arrête, et qui pousse le sadisme encore plus loin ! Il faut dire qu’il a été à bonne école. Enfermé dans une des prisons (pour ne pas dire « la prison ») les plus dures au monde et disciple de Ra’s Al Ghul, il n’a peur de rien et tout le monde le craint. Enfin, tout le monde sauf Batman !

Tout est dit !

Tout est dit !

Comme cela avait été le cas avec les deux premiers épisodes et contrairement à beaucoup d’autres films où le méchant est vite oublié, ici il s’impose et irait même jusqu’à voler la vedette à Batman. On se souvient de Heath Ledger en Joker psychotique. Dans ce troisième opus, Tom Hardy s’impose lui aussi en homme cruel et sadique qui n’hésite pas à mettre Gotham en quarantaine afin de mettre ses habitants face à une mort certaine et violente. Cette ville faite de vices et d’hommes riches qui laissent les pauvres à la rue n’a selon lui plus lieu d’être et mérite tout simplement d’être rayée de la carte du monde. Une mission à laquelle prend part un ancien vilain : Jonathan Crane alias l’Epouvantail.

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Les habitants n’ont alors plus qu’un seul mois à vivre, et un mois c’est presque long lorsqu’une ville sombre dans l’anarchie. Les riches sont expulsés et une grande partie de la police est bloquée sous terre suite aux premières explosions. Il ne reste plus qu’une poignée d’hommes qui tentent de maintenir un semblant d’ordre, à l’image du jeune inspecteur John Blake incarné par Joseph Gordon Levitt.

Coté actrices on retrouve Marion Cotillard en Miranda Tate. Une femme d’affaire riche qui se bat pour la sauvegarde de la planète. Un personnage énigmatique, plein de surprises mais qui malheureusement devient risible dans sa scène finale. ATTENTION SPOILER !!!

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Je ne sais pas ce qui est le pire : Marion Cotillard qui ne sait pas mourir ou Christopher Nolan qui a laissé passer ça ?!

Nous avons aussi Anne Hathaway en célèbre Catwoman. Un personnage avec lequel je n’ai pas tellement accroché. Christopher Nolan a dépoussiéré l’image du super héros en le rendant plus humain mais il a laissé Catwoman en femme fatale moulée dans une combinaison en cuir improbable et qui court sur des talons de 12. C’est dommage de ne pas avoir été un peu plus ouvert d’esprit pour un personnage féminin phare !

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Au final j’ai été satisfaite de ce dernier opus et même si l’idée même que Christian Bale ne revêtisse plus jamais le costume noir me démoralise, je félicite Christopher Nolan d’avoir fait une excellente trilogie et une des meilleures adaptation de Batman sur grand écran !

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Becoming Jane

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Résumé :  Avant de devenir un écrivain talentueux et reconnu dans le monde entier, Jane Austen fût une femme courtisée, qui défia les conventions de la société britannique pour l’amour d’un jeune irlandais. Si sa plume a séduit des millions de lecteurs, c’est avant tout son cœur qui s’est attaché à en séduire un unique, pour écrire sa plus belle histoire d’amour.


Mon avis : 3,5/5

Bien qu’aimant Jane Austen, je me suis plus intéressée à ses romans qu’à sa vie personnelle. Ce qui je dois l’avouer est rare de ma part. Car, lorsque j’aime quelque chose, j’ai besoin d’amasser un maximum d’informations sur l’histoire, son auteur, son contexte… Je savais seulement que Jane Austen était issue d’une famille modeste, qu’elle ne s’était jamais mariée et qu’elle été morte assez jeune, avant même que ses deux derniers romans « Northanger Abbey » et « Persuasion » n’aient été publiés.

Ce film arrivait donc à point nommé pour pallier mon manque de connaissance. Cela dit, je garde toujours quelques réserves sur ce que des films, censés être « biographiques », nous montrent. Surtout lorsque cela concerne en grande partie la vie amoureuse du personnage principal. Comment un sujet aussi intime peut-il être proche de la réalité ?

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Au départ, je me disais qu’il serait dur d’être captivée par une histoire d’amour dont on connait déjà la fin. Et bien ce fut tout le contraire ! Alors qu’on sait que Jane ne se marie pas, on se prend par moment à l’imaginer heureuse avec Tom Lefroy. C’est le syndrome Titanic ! Vous connaissez la fin par cœur, et malgré tout, lorsque le paquebot tourne pour éviter l’iceberg, vous vous dites « Touche pas, touche pas ».

Pour en revenir à Jane Austen. Ce que j’ai surtout apprécié dans ce film c’est le fait d’être face à une histoire finalement assez crédible. Dans la réalité, les gentils ne finissent pas toujours comme ils l’auraient rêvé. Jane réussie à vivre de sa plume, mais doit tirer un trait sur l’amour. D’ailleurs, elle insiste sur le fait que dans ses histoires, les personnages auront tout ce qu’ils voulaient (du moins les gentils). Ce film, comme ses livres, nous montre l’influence de la société et de la famille sur ce que l’on est est et l’on sera. Il insiste sur le fait que les libertés de choix son considérablement réduites lorsque l’on nait sans fortune. Surtout lorsqu’on est une femme.

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Seul petit bémol selon moi : le fait que le film soit uniquement centré autour de la relation Jane – Tom. J’aurais aimé qu’on nous en dise un peu plus sur son écriture, sur ses influences, sa difficulté à publier son premier roman « First Impression » (Orgueil et Préjugés)… J’imagine que le but de ce film, en parlant surtout d’une histoire d’amour, et de plaire au plus grand nombre, et pas seulement aux fans de Jane Austen. Ce système de « culture de masse » ne me plait guère. Du coup, après avoir vu « Becoming Jane », et bien qu’ayant passé un très bon moment, je n’ai pas l’impression d’en savoir beaucoup plus sur Jane Austen…

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Un Jour

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Résumé : Emma et Dexter passent la nuit ensemble après leur soirée de fin d’étude et décident…de rester amis. Lui est insouciant et frivole, elle est bourrée de complexes. Pendant 20 ans, Dexter et Emma vont s’adorer, se séparer, se détester, se manquer… finiront-ils par comprendre qu’ils ne sont jamais aussi heureux que lorsqu’ils sont ensemble ?


Mon avis : 3,5/5

Hier soir je suis allée voir « Un jour » au cinéma. L’histoire d’amour et d’amitié entre Emma, une idéaliste aimant la poésie, prête à tout pour devenir écrivain, et Dexter, un fils de bonne famille en quête du bonheur. Un film tiré du livre du même nom de David Nicholls. Un bestseller sorti en 2009, et vendu à près d’un million d’exemplaires en Angleterre et aux USA.

L’intrigue se déroule sur vingt ans, principalement en Angleterre, et nous décrit la relation quelque peu ambiguë, oscillant entre amour et amitié, d’Emma et Dexter. On suit leurs vies avec ses hauts et ses bas. Cette recherche du bonheur, tellement omniprésente qu’elle peut vous pousser vers de mauvais chemins. Et ces deux personnages sont comme nous, il ont de vraies réactions, que ce soit vis à vis de l’amour, du travail ou de la famille.

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D’ailleurs, c’est cet aspect là que j’ai apprécié le plus. J’aime les imperfections ! Ras le bol des romances où les personnages ont une vie de rêve à même pas 25 ans, au point que je me dis toujours « C’est moi qui rame où c’est Hollywood qui se fou de ma gueule ».  Je n’en peux plus des films avec des filles riches, belles, à la carrière parfaite, mais qui ne peuvent s’empêcher de pleurer sur leur sort car OH MY GOD elles n’ont personne dans leur vie ! Je ne dis pas que l’amour n’a pas d’importance, loin de là. Mais dans « Un jour » on découvre des personnages qui ont des espérances, qui prennent des décisions puis les remettent en question, et qui parfois se trompe. Chose qui est assez normale sur vingt ans. Car, dans la vraie vie, ça demande souvent des années avant de connaitre le bonheur, voire même de savoir ce qui peut nous l’apporter. Mais une chose persiste envers et contre tout : ce lien fort qui uni Emma et Dexter.

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Sinon, bien que ce film soit sympathique, je suis ressortie quelque peu mitigée de la salle de cinéma. On veut nous montrer cette relation si particulière qu’entretiennent Emma et Dexter, et pourtant je ne l’ai pas complètement ressenti. On se rend compte qu’ils sont très attachés l’un à l’autre, mais le film va trop vite (moins de deux heures contre un roman poche de plus de 400 pages) pour qu’on saisisse leur attachement quasi viscéral.

Mais vous voulez passer un bon moment, allez le voir, il n’est pas mal. Cependant je ne le classerai pas dans mon top dix des romances. La preuve : je n’ai pas lâché une seule larme. C’est un signe, non ?! Surtout moi qui pleure encore lorsque la mère de Bambi meurt.

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Love, et autres drogues

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Résumé : New York, les années 90. Jamie est un jeune commercial redoutable dont l’assurance et le physique avantageux sévissent aussi bien auprès des femmes que dans l’univers implacable de l’industrie pharmaceutique où, entre antidépresseurs et dopants sexuels, il parvient finalement à tout vendre. Mais il y a une personne qui semble insensible aux charmes de Jamie : Maggie. Une jeune femme très séduisante et indépendante qui, comme Jamie, fuit l’engagement émotionnel, mais pour des raisons très différentes. Elle est atteinte de la maladie de Parkinson à tout juste 26 ans, et a décidé de vivre uniquement au jour le jour. Malgré eux, ce qui devait être une histoire sans lendemain va alors s’intensifier. Tous deux vont bientôt voir leurs principes respectifs malmenés et devenir accros à la plus puissante des drogues qui soit : l’amour.


Mon avis : 3/5

Voila un film qui part avec une bonne base. L’idée que l’amour peut venir à bout de tout, même d’une maladie dégénérative. Un homme qui fuyait l’engagement se retrouve prêt à aimer et aider une femme dont le futur n’est pas des plus réjouissants. Seulement, même si ce film fait par moment sourire et a des passages touchants, il ne va pas au bout des choses.

Tout se passe dans les années 90, du coup on imagine qu’à la fin du film on aura un petit compte rendu de la situation actuelle, mais non. Le film préfère rester dans un ton léger du genre « Je t’aime et ta maladie ne me fera pas partir ». Ce qui est dommage car ça rend l’histoire un peu naïve du coup. Les voir se battre dans une vie de tous les jours pleine d’embuche aurait rendu l’histoire encore plus forte !

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Maggie est malade, à seulement 26 ans elle sait que sa vie sera difficile, pour elle et pour ses proches. Du coup, ne voulant être un fardeau pour personne, elle vit en solitaire, ou du moins, sans relation amoureuse fixe. Jamie, qui lui aussi n’a jamais cherché à se caser, va tomber amoureux d’elle et va tout naturellement l’accepter avec sa maladie. Jusqu’au jour, où après une discussion avec un homme marié à une femme atteinte de Parkinson, il va ouvrir les yeux. Pris de panique, il va hésiter entre rester ou partir,  mais l’amour étant plus fort que tout, il restera.

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Je ne dis pas qu’il devrait choisir de partir, mais je trouve que ce film à une vision un peu trop utopique de la maladie. Montrer un peu plus la réalité d’un couple dans un tel contexte aurait été intéressant, et plus touchant. Et puis je n’ai rien contre Anne Hathaway, mais ce n’est pas ces quelques tremblements qui la rende repoussante.

En conclusion, « Love et autres drogues » est une comédie romantique qui aurait pu être bien mieux, mais je vous la recommande, ne serait ce que pour le plaisir d’admirer Jake Gyllenhaal nu comme un ver…