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La Belle et la Bête

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Présentation : Fin du XVIIIè siècle, dans un petit village français. Belle, jeune fille rêveuse et passionnée de littérature, vit avec son père, un vieil inventeur farfelu. S’étant perdu une nuit dans la forêt, ce dernier se réfugie au château de la Bête, qui la jette au cachot. Ne pouvant supporter de voir son père emprisonné, Belle accepte alors de prendre sa place, ignorant que sous le masque du monstre se cache un Prince Charmant tremblant d’amour pour elle, mais victime d’une terrible malédiction.


Mon avis : 4/5

Cette semaine je suis allée voir « La Belle et la Bête ». Je suis assez critique vis à vis des adaptations Disney mais la je dois dire que je n’ai pas été déçue.

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Pour commencer, les décors sont somptueux ! Le village de Belle a ce charme rustique français. On se croirait dans le hameau de la reine Marie Antoinette à Versailles. Quand au château, il en impose. Tourné à la fois en studio et dans un véritable château français, il laisse sans voix. Sombre et majestueux, il est tout simplement parfait pour la Bête.

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J’ai été ravie de constater que tout ce qui faisait défaut au dessin animé (bien qu’il compte parmi mes préférés) avait été corrigé dans ce film. Pour commencer, on règle le soucis de chronologie. Ici le Prince était bel et bien un adulte lors de la malédiction et son comportement égoïste, en quelques sortes validé par son entourage, fait qu’on comprend mieux pourquoi ses domestiques ont eux aussi été touchés. Comme le dit l’adage : qui ne dit rien consent. Leur faute aura donc été de laisser le Prince agir de manière égocentrique. Un comportement qui a lui aussi droit à une explication. Au final le Prince est largement plus travaillé dans le film que dans le dessin animé. Son caractère et son passé sont développés, et ce pour notre plus grand plaisir. Personnellement, j’ai craqué, même en version bestiale !

Gros coup de coeur aussi pour le binôme Gaston et Le Fou. Ils sont tellement drôles et convaincants qu’on finirait par croire que les personnages du dessin animé ont été créés d’après les acteurs et non l’inverse.

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Bien sûr, un mot sur l’excellente performance d’Emma Watson. Mais qui pouvait douter qu’elle ne serait pas parfaite en Belle ?! Autre bon point, son père. Il perd ici son coté très loufoque du dessin animé et c’est pas plus mal.

Pour finir,  il y a cette question du temps et de la malédiction qui finit par amener des tas d’hypothèses intéressantes. On nous explique que le château et ses occupants ont été effacés de la mémoire des habitants du village. Lorsque Belle, dans la scène « Bonjour », chante que chaque jour se ressemble, on pourrait finir par penser qu’elle est coincée dans une sorte de journée sans fin. Depuis la malédiction ça tournerait en boucle et elle serait la seule à s’en rendre compte n’étant pas originaire du village. Je trouve l’idée intéressante et même si elle est fausse, j’aime lorsqu’un film fait réfléchir.

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En conclusion « La Belle et la Bête » est un très bon film qui plaira aux petits comme aux grands. Seul petit bémol : la version française. J’ai vu le film en V.O mais grâce à Youtube j’ai pu constater que les chansons en français ne sont pas exactement les mêmes que dans le dessin animé. Quelle torture quand on les connait par coeur…

Je ne savais pas (dessin animé)

Je ne savais pas (film)

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10 choses que j’ai apprises grâce à Disney

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1. Il ne faut pas se fier à la première impression

En effet, ceci :

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Peut devenir ceci :

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Chaleuuur !!!

2. Avec de la musique tout est mieux

Le ménage

La cuisine

La déprime

3. Il n’y a pas de mal à faire des rêves bizarres

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Si vous aussi il vous arrive parfois de faire des rêves pire que les délires d’un junky sous LSD, « Alice au pays des merveilles » vous aidera à relativiser…

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4. Ne jamais culpabiliser lorsqu’on fait une sieste

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Blanche-Neige et Aurore nous ont prouvé que toute bonne princesse qui se respecte se doit de dormir. En fait, plus longtemps vous dormez et mieux c’est !

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5. La fourrure c’est pour les nazes !

Il va de soi que tous les animaux porteur de fourrure sont exemptés !

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6.  Il n’y a pas de mal à être bavarde

Regardez Ariel. Sans sa voix il s’en est joué de peu pour qu’elle finisse façon sardines en boite et qu’elle entraine avec elle son père et toutes les sirènes du royaume de la mer ! Je t’adore Ariel mais même amoureuse il faut réfléchir avant d’agir et puis un homme qui tombe amoureux sans même n’avoir jamais discuté avec vous, ça promet rien de bon…

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7. Avoir un ami qui si connait en couture c’est toujours pratique

À défaut d’une marraine bonne fée ou d’un génie, une couturière fera l’affaire !

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8. Un ami n’est pas forcément quelqu’un qui vous ressemble

Lumière & Big Ben

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Timon & Pumba

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Buzz & Woodie

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9. La créativité est l’ennemie de l’ennui

Peinture, macramé, tricot et poterie seront vos meilleurs alliés les dimanches pluvieux.

Tangled

10. Le prince charmant existe

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Désolé, je sais, ce n’est pas beau de mentir…

Son
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Cover #5 : Beauty & The Beast (Disney)

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Sorti en 1992, « La Belle et la Bête » est le dessin animé qui a selon moi la meilleure bande originale. Véritable comédie musicale, son morceau « Tale as old as time » (Histoire éternelle en français) est sans nul doute l’une des plus belles chansons créées chez Disney. Elle continue encore de me donner des frissons. Signée Alan Menken, le maitre absolu des chansons Disney, elle s’écoute facilement en boucle.

Version originale en VF (premier doublable)

Angela Lansbury

La version US en live. J’adore !

Celine Dion & Peabo Bryson

Il y a bien sûr cette deuxième version officielle.

Charles Aznavour & Liane Foly

La version française a elle aussi beaucoup de charmes !

Sam Palladio & Clare Bowen

A la sauce Nashville, j’adooore !

Jordin Sparks

Version Jazz

Superbe !

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Il était une fois, Tome 2 : La belle et la bête – Eloisa James

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Résumé :Reclus dans son château, le comte de Marchant, serait, dit-on, victime d’un sortilège : nulle femme ne saurait éveiller son amour… Et si Linnet Thynne le pouvait ? La ravissante lady décide de rompre le charme. Or elle n’a pas idée du danger auquel elle s’expose à vouloir apprivoiser un tel homme…


Mon avis : 2,5/5

Nombre de pages : 373
Éditeur : J’ai lu
Langue : Français
Prix : 6.95 €

Intriguée par cette collection « Il était une fois » directement inspirée des contes de fées, j’ai décidé d’attaquer de façon peu conventionnelle par le deuxième tome étant celui ce « La Belle et la bête ». Il faut dire que j’achète rarement un livre sans en lire les commentaires laissés par les lecteurs, et le premier tome qui s’inspirait de « Cendrillon » n’avait pas eu beaucoup de succès, contrairement au deuxième opus. Je me suis donc lancée dans cette adaptation du célèbre conte de Madame de Villeneuve en espérant y retrouver la magie que j’avais tant aimé dans ce dernier.

Encore une fois, et ce malgré la plus grande des précautions, je suis tombée dans un récit un peu trop romantique, pour ne pas dire à l’eau de rose, à mon gout. Je serais tentée de dire que cette collection tient plus du Harlequin que de la romance, mais je me base surtout sur des hypothèses, n’ayant jamais lu un seul Harlequin. Du coup, depuis quelques temps je me pose la question suivante : à partir de quand la romance tombe dans le Harlequin ?

Heureusement, l’écriture fluide fait qu’on ne passe pas des jours à lire ce livre, bien au contraire. On découvre ainsi les aventures de Lynett, une jeune fille belle à se damner, et de Piers, un docteur boiteux et acariâtre. Oui oui, la ressemblance avec un personnage de série télé (pour ne pas citer Dr House) ne vous aura pas échappé. Donc, lorsqu’une femme sublime au caractère bien trempé rencontre un homme dur à la langue acérée, ça donne le résultat peu original de : coup de foudre à retardement basé sur une relation amour/haine.

En conclusion, des personnages pas très originaux, une histoire qui n’a rien de nouveau et qui est surtout loin d’égaler celle de Madame de Villeneuve, voire de Cocteau ou de Disney. Ça aura au moins le mérite de vous faire passer le temps un dimanche pluvieux, un peu comme le téléfilm de l’après midi.

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La naissance d’un dessin animé…

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Créer un dessin animé est souvent un véritable défi. Entre le conte original et la volonté de modernisation, les dessinateurs mettent souvent des années pour ne pas dire des décennies à mettre au point un dessin animé digne de sortir sur grand écran. Nous avons tous (ou presque) vu « La Petite Sirène », « La Belle et la Bête », « Cendrillon », « Blanche-Neige », etc… Mais ne vous êtes-vous jamais demandé quelles furent les inspirations et les motivations qui ont mené au résultat final que vous avez sous les yeux…

Blanche-Neige (1937)

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Si vous regardez bien, vous verrez que la plupart des princesses correspondent aux canons de beauté de l’époque de sortie du film. Pourquoi ? Outre le fait de créer des personnages « vraies », il faut savoir que les dessinateurs se sont inspirés de modèles bien vivants. Blanche-Neige fut le premier long-métrage réalisé par Disney. Sorti en 1937, il a été un véritable succès. Une réussite que l’on doit en grande partie à notre princesse à la peau diaphane et aux lèvres rouges sang. L’inspiration : l’actrice américaine Janet Gaynord dans ses jeunes années.

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La danseuse Marge Champion (âgée aujourd’hui de plus 92 ans) à quant a elle servi de modèle pour la fameuse scène de danse. Des mouvements repris à l’identique dans « Robin des bois ». Pourquoi creuser à coté quand on a trouvé le bon filon… Pour ce qui est du prince, son visage poupon et sa coiffure impeccable sont inspirés de l’acteur Douglas Fairbanks. Autant pour Blanche-Neige la ressemblance avec son modèle est flagrante, autant pour le prince je reste dubitative… Il faut dire que de tous les princes Disney, celui là est surement le moins présent. Pour preuve, son visage tout en rondeur donne une idée de brouillon et de flou.

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Cendrillon (1950)

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Cendrillon, tout comme Blanche-Neige, est un exemple parfait de mise en avant de canons de beauté de l’époque. Le film est sorti en 1950, soit juste après la seconde guerre mondiale. Et aux États-Unis quel était le type de femme que tout le monde voyait comme étant parfaite : la pip up! Il est donc tout à fait naturel de retrouver en notre chère Cendrillon des traits communs avec celles qui ornaient les casiers des jeunes hommes et les blindages des avions de guerre.

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La frange boule, le brushing, la peau laiteuse. Aucun doute, Cendrillon c’est la pip up de Disney !

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Mise en scène d’une actrice pour mettre au point les différents mouvements par dessins

Dessins préparatoires de Cendrillon.

Dessins préparatoires de Cendrillon.

Dessins préparatoires de la méchante belle mère.

Dessins préparatoires de la méchante belle mère.

La Belle au bois dormant (1959)

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Les princes et princesses n’ont pas le monopole des dessinateurs. En effet, les sorcières ont elles aussi droit à des modèles, et non des moindres. Joan Crawford, une grande actrice américaine qui a entre autre décroché un Oscar pour « Le roman de Mildred Pierce », a été l’inspiratrice (physiquement parlant) du personnage de Maléfique, la terrible sorcière au teint verdâtre de « La Belle au bois dormant ».

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On peut voir ici l’acteur Ed Kemmer en pleine simulation de combat et autres péripéties à cheval (de bois). Dès scènes qui étaient filmées afin d’aider les dessinateurs à réaliser au mieux l’action.

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Helene Stanley a quant à elle servi de modèle à la fois pour Aurore et Cendrillon.

Dessin préparatoire des trois fées.

Dessin préparatoire des trois fées.

Dessins préparatoires d'Aurore.

Dessins préparatoires d’Aurore.

La petite sirène (1989)

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Au départ, Ariel, comme de nombreuses autres princesses Disney, devait être blonde (comme on peut le voir ci-dessous sur un dessin préparatoire). Seulement voila, une chevelure blonde dans un contexte aquatique ne rend pas très bien. En effet, les dessinateurs se sont rendus compte que les jeux de lumières et autres effets visuels liés à la vie sous la mer donnaient aux cheveux de la sirène une teinte verte peu esthétique. Par la suite, Ariel est donc devenue rousse, ou plutôt rouge, et ses cheveux ont fait rêver plus d’une petite fille depuis. Aujourd’hui encore, selon moi, Ariel est la plus jolie princesse Disney et sa couleur de cheveux y est pour beaucoup !

Dessins préparatoires d'Ariel.

Dessins préparatoires d’Ariel.

Dessins préparatoires d'Eric.

Dessins préparatoires d’Eric.

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Dessins préparatoires d’Ursula.

Saviez-vous que le drag queen Divine a inspiré les traits de la démoniaque Ursula, quant à Ariel, c’est la jolie Alyssa Milano, à l’époque âgée de moins de 20 ans, qui a été l’inspiration des dessinateurs Disney pour créer Ariel. C’est quand même la class d’avoir prêté ses traits à une princesse Disney !

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La Belle et la Bête (1991)

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Pour ce qui est de « La Belle et La Bête » on peut voir que le plus compliqué à été de mettre au point la Bête. Il faut dire que sa description dans l’œuvre originale est loin d’être séduisante. On parle d’un monstre avec des écailles et une trompe, on est donc loin de la bête sauvage à tête de lion que Disney a mis au point. Un choix à la fois compréhensible mais dérangeant pour les puristes dans mon genre. En effet, la bête est ainsi à cause d’une malédiction. Fini la beauté, dorénavant ses traits seront ceux d’un monstre qui se cachera dans son châteaux à l’abri des regards. Par conséquent, lorsque Disney lui donne les traits du roi de la jungle, certes sauvage, mais tellement majestueux, je me dis qu’on est loin de la bestiole hideuse des débuts…

Ce dessin me fait étrangement penser à un film noir de vampire genre "Nosferatu".

Ce dessin me fait étrangement penser à un film noir de vampire genre « Nosferatu ».

Dessins préparatoires de la Bête et Gaston

Dessins préparatoires de la Bête et Gaston

 Passage du dessin à l’animation

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Je pense que le choix d’avoir donné à la Bête des traits à la fois sauvages et doux (un peu comme une énorme peluche) avait pour but de ne pas créer une trop grande gêne auprès des spectateurs, surtout les plus jeunes. En effet, la Bête (Adam pour les intimes) peut faire peur mais pas dans le sens « repoussant ». Au contraire, comme je le disais plus haut, elle a cet aspect majestueux des plus évidents. Finalement on l’évite seulement parce que ses crocs sont acérés, qu’elle mesure bien deux mètres et que sa voix est bestiale. Mais à aucun moment on ne peut clairement dire : mon dieu c’est un monstre répugnant.

En conclusion, vous remarquerez que la création d’un dessin animé est un processus long et délicat. Outre le scénario, il y a toute la partie visuelle qui est déterminée selon des tas de critères. Je vous invite d’ailleurs à regarder le reportage « Il était une fois Walt Disney’ sur ses inspirations artistiques lors des premiers films. On découvre un homme passionné d’art et avec la volonté farouche de l’amener jusque dans ses dessins animés quitte à mêler différents courants (un parti pris qui semble avoir disparu en même temps que son créateur). Comme quoi, chez Disney, un dessin animé n’est jamais qu’un dessin animé. Ouvrez les yeux et admirez !

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Cinq scènes de chez Disney qui m’ont marquée étant petite

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La Belle et la Bête – La transformation

C’est bien simple, je pleure à chaque fois… (aucune moquerie ne sera acceptée).

La Petite Sirène – Embrasse là

Cet ancien doublage (1989) me manque tellement… Et puis Henri Salvador quoi !

Cela dit, j’ai toujours trouvé ce regard légèrement flippant…

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Blanche-Neige – Hey ho !

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Petite, j’étais fascinée par les pierres précieuses et cette scène c’était juste le pied ! Pendant que certaines rêvaient d’être Blanche-Neige et de se faire réveiller par un Prince charmant, moi je voulais partir avec les nains, une pioche à la main, afin de récupérer des tas de pierres. D’ailleurs, personne ne s’est jamais demandé pourquoi des nains qui ramassaient des brouettes de diamants, rubis et autres pierres précieuses, vivaient dans une maison aussi « rustique » perdue dans la forêt ?!

Les 101 Dalmatiens – Le chiot rescapé

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Rohhh, la naissance des dalmatiens mais surtout les efforts pour sauver le petit dernier ça m’a toujours émue. Cette mini boule de poil enroulée dans une serviette et qui tient dans la main (on aurait dit un mini sandwich) et puis cette horloge en bruit de fond. Bref, cette scène m’a marquée !

Cendrillon – Chante doux rossignol

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Ici c’est plus le visuel que la chanson que j’aime. Toutes ces bulles et ces effets colorés ça m’emballaient ! Par contre, je ne sais pas vous mais cette manie de faire de la gentille une super chanteuse et des méchantes de véritables casseroles me porte à croire que je suis une mauvaise personne…

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La Belle et La Bête – Madame de Villeneuve

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Résumé :  » Le monstre se fit entendre. Un bruit effroyable, causé par le poids énorme de son corps, par le cliquetis terrible de ses écailles et par des hurlements affreux, annonça son arrivée. En voyant approcher la Bête, qu’elle ne put envisager sans frémir en elle-même, la Belle avança d’un pas ferme, et d’un air modeste salua fort respectueusement la Bête. Cette démarche plut au monstre et, se retournant vers la Belle, il lui dit : « Bonsoir, la Belle » « .


Mon avis : 3,5/5

Nombre de pages : 141
Éditeur : Gallimard
Collection : Folio
Langue : Français
Prix : 2 €

Mettant l’histoire de « La Belle et La Bête » (version Disney) dans celles qui m’ont le plus marquée petite (et adulte), j’avais très envie d’en connaitre les bases.

Seulement, lorsque le désir vous prend de retrouver le conte qui a inspiré un dessin animé, courage à vous ! Il s’agit en effet d’une quête quasi sans fin… Je me suis donc arrêtée sur le livre de Madame de Villeneuve, un roman qui date de 1740, et qui semble marquer l’arrivée en France de cette histoire.

"La Belle et La Bête" de Jean Cocteau.

« La Belle et La Bête » de Jean Cocteau.

Une histoire dans laquelle je n’ai pas eu de mal à rentrer. Tout est très bien écrit, et superbement construit : décors, intrigue, personnages… On reconnait tout de suite le livre qui a inspiré Jean Cocteau dans sa version de « La Belle et La Bête » avec Jean Marais et Josette Day (1946) : le château, à la fois splendide, sombre et mystérieux, les miroirs magiques, les animaux…

À vrai dire, j’ai même été surprise par cet amas de féerie. J’étais persuadée que Disney avait la main lourde sur la magie, mais finalement, ou du moins pour cette histoire, c’est le livre qui l’emporte. Mais parce-qu’il y a toujours un « mais », voici les deux points qui m’ont gênée :

– J’ai été déçue de la relation qu’entretiennent La Belle et La Bête. En prenant la place de son père dans le château, notre héroïne ne pensait pas être traitée comme une reine : bijoux, robes, repas. Tout est démesuré ! Mais elle n’en reste pas moins la prisonnière du maitre de ses lieux. Ce dernier, peu loquace, se limite à des : « Bonsoir Belle, voulez-vous coucher avec moi ce soir ? ». Entendez plutôt : Voulez-vous dormir à mes côtés DONC devenir ma femme. Question à laquelle Belle répond toujours (ou presque) « non ». Elle passe alors ses journées seule, entourée d’animaux, à la recherche d’activités. Le soir venu, elle se rattrape dans ses rêves. Des songes merveilleux, grâce à l’apparition d’un bel inconnu. Cette histoire tourne vite au ménage à trois. Et même si nous, lecteurs, nous saisissons très vite (pour ne pas dire tout de suite) que cet homme et la bête ne font qu’un, Belle, elle, ne fera le lien qu’à la fin. Donc, si le lecteur saisit la situation de la bête, et toute la tendresse qu’il éprouve pour Belle, il n’en est pas de même pour elle qui voit encore ces deux personnes (l’inconnu et La Bête) comme deux êtres que tout oppose.

Et lorsque Belle avoue avoir des sentiments pour La Bête, je me suis retrouvée à me demander pourquoi ? On réalise alors que ses sentiments ne sont que le résultat de la raison. En effet, elle mène un train de vie que beaucoup lui envieraient et sa famille a à nouveau de l’argent grâce à la générosité de la Bête. Mais outre cette abondance matérielle, il n’est à aucun moment rapporté que les deux personnages aiment à discuter. Donc, comme le livre le met en avant tout le long, la raison l’emporte sur les sentiments = prend l’oseille et tais-toi !

– Le deuxième point négatif de ce livre, et je m’arrêterai là, est le long monologue final de la fée. Un discours important, car il apporte énormément d’informations. Faisant de cette histoire plus qu’une amourette fleur bleue. Mais, trainant en longueur, il m’a obligée à relire plusieurs fois certains passages afin d’être sure de suivre le fil. Une tirade qui amène un dénouement  un peu trop parfait à mon gout. C’est plus du « Happy ending », c’est du….

…Conte de fée ! En fait ça doit être ça un vrai conte de fée. Quelque chose qui est complètement dans l’irréel et le fantasque.

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Sortilège – Alex Flinn

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Résumé : Je suis un monstre. Pourtant, autrefois, j’étais le type parfait : grand, beau, riche et… atrocement méchant. Je n’aimais que moi et c’est pour cela qu’un sort m’a été jeté. Je suis devenu une bête difforme, velue, monstrueuse. Il me reste deux ans pour être aimé d’une jeune fille, sinon… Ceci n’est pas un conte de fées. Mon histoire prend place aujourd’hui, en plein coeur de New York. J’espère que quelqu’un va venir à mon secours. L’amour saura-t-il me trouver… et me sauver ?


Mon avis : 3,5/5

Nombre de pages : 408
Éditeur : Black Moon
Langue : Français
Prix : 16.25 €

Voila un livre qui n’aura pas duré une journée. Ce que j’ai beaucoup apprécié c’est de pouvoir suivre l’histoire du point de vu du garçon. Ça change un peu. Puis l’évolution du personnage est vraiment intéressante, on la ressent beaucoup plus que dans les films ou les dessins animés (oui, parce que ça reste quand même un remake de La Belle et la Bête). J’avoue avoir même eu l’oeil humide à certains moments.

« Sortilège » est un livre que je conseille à toutes les jeunes filles romantiques qui espèrent qu’un jour l’homme changera.

J’ai pu voir sur internet qu’un film étant en réalisation avec Vanessa Hudgens et Mary-Kate Olsen parmi la liste des acteurs. J’ai vu quelques photos, et je suis bien contente de les avoir vu après avoir lu le livre, car ça ne correspond pas du tout selon moi. Par exemple : Lindy, jouée par Vanessa Hudgens, est censée être mignonne mais pas sublime, juste charmante, attifée de fringues pourries ce qui ne m’a pas l’air d’être le cas dans le film. Et la sorcière jouée par Mary-Kate ressemble un peu trop à Lady Gaga dans le film ! Idem pour l’acteur qui joue Kyle, il est censé être parfait, et la je ne lui trouve aucun charme (cela dit on peut dire que c’est une question de gout) et la version de la bête est ridicule. Elle est censée être bestiale, et dans ce film on dirait un junky skined. Ridicule étant donné que ce coté animal qui semble juste physique, se révèle mental par moment et il doit se battre contre ça, en ne le rendant pas animal ça change tout, non ?!