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Demain est un autre jour – Lori Nelson Spielman

Présentation : Qu’avez-vous fait de vos rêves de jeunesse ? À la mort de sa mère, Brett Bohlinger pense qu’elle va hériter de l’empire de cosmétique familial. Mais, à sa grande surprise, elle ne reçoit qu’un vieux papier jauni et chiffonné : la liste des choses qu’elle voulait vivre, rédigée lorsqu’elle avait 14 ans. Pour toucher sa part d’héritage, elle aura un an pour réaliser tous les objectifs de cette life list… Mais la Brett d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec la jeune fille de l’époque, et ses rêves d’adultes sont bien différents. Enseigner ? Elle n’a aucune envie d’abandonner son salaire confortable pour batailler avec des enfants rebelles. Un bébé ? Cela fait longtemps qu’elle y a renoncé, et de toute façon Andrew, son petit ami avocat, n’en veut pas. Entamer une vraie relation avec un père trop distant ? Les circonstances ne s’y prêtent guère. Tomber amoureuse ? C’est déjà fait, grâce à Andrew, à moins que...


Mon avis : 4/5

Nombre de pages : 441
Éditeur : Editions Pocket
Langue : Français
Prix : 8€

Acheté pendant les vacances de Noël, j’avais entendu beaucoup de bien de ce roman et après l’avoir dévoré en trois jours j’en conclu moi aussi qu’il est bel et bien génial.

A la fois drôle, touchant et intelligent, j’ai adoré suivre Brett dans ses aventures. Cette « relation épistolaire » qu’elle entretiens avec sa mère décédée ma souvent émue. On sent clairement le lien fusionnel qu’elles avaient et par conséquent la déchirure causée par le deuil.

Les rebondissements sont vraiment intéressants et comme Brett on avance à tâton dans cette histoire et on ne voit pas toujours les choses venir. Pour notre plus grand plaisir !

Les personnages secondaires sont aussi très intéressants et surprenants. Mention spéciale pour Brad l’avocat.

En conclusion, si vous avez besoin d’un petit remontant (surtout en cette période hivernale), je vous conseille fortement cette lecture.

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Lola, petite, grosse et exhibitionniste – Louisa Méonis

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Présentation : Auteur de romans érotiques la nuit et, le jour, assistante d’une chef aussi tyrannique que botoxée pour une grosse boîte new-yorkaise : jusque-là, je ne m’en sortais pas trop mal – enfin, si on oublie le désert de ma vie sentimentale qui se résumait à de ponctuels tête-à-tête romantiques avec Jeannot-le-vibro. Mais il a fallu que mon P-DG décède (l’égoïste !) et que son fils débarque dans nos bureaux pour le remplacer. Joseph Hamlish n’est plus, vive Jérémy Hamlish ! Alias M. l’héritier-et-fier-de-l’être, alias M. JE SUIS UN DIEU VIVANT – ou « gare à vos culottes » pour les intimes. Et c’est là que tout s’est compliqué. Parce que moi, j’ai beau être une fille bien sous tous rapports, le jour où je me suis retrouvée dans un ascenseur avec l’incarnation de mes fantasmes, forcément, j’ai dépassé les bornes. Et le pire c’est qu’aujourd’hui, je n’ai qu’une envie : recommencer.


Mon avis : 1/5

Nombre de pages : 459
Éditeur : Editions Harlequin
Langue : Français
Prix : 8€

Je lis différents styles de livres tout comme je regarde différents styles de films ou de séries. J’aime alterner et ayant un penchant pour la chick-lit, mon choix s’est porté sur ce titre aux notes positives sur le site Livraddict.

Malheureusement, très vite dans ma lecture j’ai compris que ça n’allait pas être un coup de cœur. Bien au contraire ! Le récit n’est qu’un enchaînement de clichés dépourvus de tout intérêt. Selon moi ce roman a toutes ses chances dans le registre de la parodie.

On sent clairement l’influence mommy porn mais ayant détesté « Fifty shades of grey » il ne pouvait pas en être autrement avec les aventures de Lola. Alors pour vous la faire courte, voici les trois choses qui m’ont le plus exaspérée dans ce livre.

1. Lola, le cliché de la jeune femme naïve

Afin de rendre Lola attachante et attirante, l’autrice utilisent deux aspects de sa personnalité : sa sexualité et sa naïveté (pour ne pas dire sa bétise). J’ai horreur de ce genre de personnage censé représenter une certaine intelligence (n’oublions pas que Lola est très bien diplômé et sa carrière semble plus que prometteuse). Du coup, pourquoi une jeune femme intelligente aurait comme priorité lorsque ses parents se font kidnapper de choisir la tenue la plus saillante pour les secourir. Je ne suis pas bête, je sais très bien que ça se veut drôle mais j’aimerais qu’on arrête de faire passer les femmes pour des êtres stupides sous prétexte que ça fait rire et que ça les rend que plus attachantes. Conclusion, une femme intelligente et qui le prouve est beaucoup moins attirante… #féministe

2. Des scènes érotiques pathétiques

A chaque scène érotique (et il y en a pas mal) je me demandais qui pouvait trouver ça excitant ?! Anatomiquement parlant elles sont très explicites, mais la façon dont elles sont amenées, souvent comme un cheveux sur la soupe, me laissait dubitative… J’ai du mal avec les relations sexuelles qui ont lieu 3 minutes après la rencontre. Une relation, même purement physique, demande aussi un peu de temps histoire de faire monter le désir. Non ? Du coup ici, en tant que lecteur c’était émotion niveau 0.

3. Jeremy, l’alter ego de Chuck Norris

Jeremy alias J. a le charisme d’une huître. Son côté mâle alpha qui tombe fou amoureux de Lola sans raison évidente a plus sa place dans une téléfilm de l’après-midi des années 80 qu’en 2018.

Vois l’aurez compris, cette lecture n’a pas été un succès. Au mieux j’ai souri lors des scènes du chat obèse à roulettes…

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Les putes voilées n’iront jamais au paradis ! Chahdortt Djavann

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Présentation : Ce roman vrai, puissant à couper le souffle, fait alterner le destin parallèle de deux gamines extraordinairement belles, séparées à l’âge de douze ans, et les témoignages d’outre-tombe de prostituées assassinées, pendues, lapidées en Iran. Leurs voix authentiques, parfois crues et teintées d’humour noir, surprennent, choquent, bousculent préjugés et émotions, bouleversent. Ces femmes sont si vivantes qu’elles resteront à jamais dans notre mémoire. À travers ce voyage au bout de l’enfer des mollahs, on comprend le non-dit de la folie islamiste : la haine de la chair, du corps féminin et du plaisir. L’obsession mâle de la sexualité et la tartufferie de ceux qui célèbrent la mort en criant « Allah Akbar ! » pour mieux lui imputer leurs crimes. Ici, la frontière entre la réalité et la fiction est aussi fine qu’un cheveu de femme.


Mon avis : 4/5

Nombre de pages : 216
Éditeur : Le Livre de Poche
Langue : Français
Prix : 6.90€

Voila un livre qui ne laisse pas de marbre. Court mais intense, il expose sans concession le parcours qui a mené de nombreuses femmes iraniennes à se prostituer.

L’Iran, un pays où la pureté est reine, ou plutôt roi étant donné que c’est l’homme qui décide de tout. Et pour contrer cette domination masculine, l’autrice décide de donner la parole aux femmes, ces fameuses créatures impures. Ces prostitués qui ne méritent même pas de vivre selon les règles et la morale de leur pays. Ce même pays qui, sans grande surprise, est le théâtre d’une énorme hypocrisie. On découvre ainsi que les Mollah, ceux-là même qui représentent la morale et veille à son respect, sont les premiers à profiter du sexe tarifé (quand il ne violent pas directement). Un père qui met sa fille sur le trottoir afin de payer sa dose d’héroine, n’aura aucun scrupule à la traiter de « sale pute ». On a aussi le fameux « sigheh », un mariage provisoire qui peut durer seulement une heure si on le souhaite et qui, géré par des mollahs, leur rapporte de l’argent ainsi qu’à la femme « mariée ».

Les femmes de ce livre sont pour la plupart issues de familles pauvres et portent leur sexe féminin comme un fardeau. Mariées très jeunes, souvent avant 14 ans, enceintes dès leurs premières règles, sans aucune éducation, elles finissent par choisir le trottoir quand elles ne sont pas directement violées et kidnappées par des macs qui les envoient ensuite en maisons closes.

Ce livre est choquant et révoltant mais il doit être lu. Car ce qui est choquant et révoltant c’est que toutes ces histoires sont vraies. Ces femmes existent et leur condition ne semble pas prête de s’améliorer. On termine alors cette lecture en colère avec un sentiment de tristesse mais surtout d’impuissance.

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Call the midwife

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Présentation : East End, Londres, 1957. Sage-femme fraîchement diplômée, la jeune Jenny Lee s’apprête à entrer dans la vie active. Mais en lieu et place de l’hôpital où elle croit avoir été embauchée, c’est un couvent qui l’attend : Nonnatus House. Elle va y découvrir l’âpre réalité d’un quartier défavorisé, mais aussi faire la connaissance de femmes qui sont de véritables héroïnes.


Mon avis : 4/5

Au mois de décembre, alors que je regarde déjà énormément de séries, j’ai décidé d’en ajouter une énième à la liste. Mon choix s’est porté sur « Call the midwife ». Il faut dire qu’avec Netflix une série en appelle une autre. C’est un cercle vicieux dont on ne sort jamais…

Sur papier, « Call the midwife » avait tout pour me plaire. Située en Angleterre, cette série nous propose un retour en arrière de 60 ans afin de suivre la vie de sages-femmes dans un quartier pauvre. Dès le premier épisode j’ai été emballée, au point de me faire les 6 saisons en deux semaines.

J’ai adoré ce mélange de nostalgie et de bons sentiments sans jamais tomber dans de la guimauve. On n’hésite pas a contrecarrer les aspects nostalgiques avec des drames directement liés à l’époque. Ainsi, on en apprend plus sur les progrès médicaux pendant les années 50/60. On assiste à l’arrivée de la pilule contraceptive, les grands hôpitaux qui aspirent les petites structures médicales de quartier, les premiers rapports négatifs sur la cigarette, le thalidomide (un médicament prescrit entre autre aux femmes enceintes souffrant de nausées et qui a causé de graves malformations chez les bébés)…

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Les effets du Distaval/Thalidomide sur la petite Susan

Bien qu’installée dans un couvant, et mettant en avant de nombreuses religieuses, cette série n’en est pas pour autant religieuse. Au contraire, elle n’hésite pas à montrer que les croyants sont de moins en moins nombreux ou en tout cas de plus en plus pragmatiques.

Forcément, quand on repart 60 ans en arrière on atterri dans un monde bourré de clichés, de valeurs (maintenant désuètes) et de préjugés mais cette série n’hésite pas à briser les idées reçues. Une prostituée n’est pas impure, une mère de famille a le droit de s’émanciper, une fille mère n’est pas perdue…

En conclusion, cette série aura été la bonne découverte de la fin de l’année 2017. J’attends maintenant la saison 7 avec impatiente !


Et si vous voulez aller plus loin, vous pouvez lire le livre « Appelez la sage-femme » dont cette série est adaptée. Le récit autobiographique de jennifer Worth, la jeune sage-femme qui débarque au couvant Nonnatus.

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Le Premier Amour – Marcel Pagnol

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Présentation : A temps de la préhistoire, à la l’île du Printemps, deux jeunes gens se rencontrent et tombent amoureux l’un de l’autre, d’un amour exclusif. Ils proclament leur droit à la monogamie, contraire à la loi de la tribu et eu sont chassés…


Mon avis : 3.5/5

Nombre de pages : 190
Éditeur : Editions de Fallois
Langue : Français
Prix : 6€

Découvert par hasard chez un de mes bouquinistes préférés, je n’ai pas hésité une seconde à embarquer cette nouvelle lecture. En grande fan de Marcel Pagnol, je veux tout lire de ce qu’il a écrit.

Je l’ai commencé sans même avoir lu la préface ou regardé un résumé sur internet. Du coup ce fut une surprise totale de découvrir qu’il s’agissait d’une histoire se passant en pleine préhistoire.

Très vite j’ai trouvé une ressemblance avec un autre livre que j’avais beaucoup aimé « Comment j’ai mangé mon père » de Roy Lewis. En effet, dans ces deux romans nous avons un groupe d’Hommes préhistoriques au langage, lui, bien moderne et avec des questionnements qui font forcément penser aux nôtres. Surement une façon de nous dire que de tout temps l’Homme s’est posé la question des limites et n’a cessé de vouloir les repousser quitte à paraitre fou aux yeux des autres. Tout est une question d’habitude.

De leur temps vouloir « dompter » le feu était un véritable acte de folie, un défis lancé à mère nature et qui pouvait engager des représailles de sa part. Dorénavant le feu n’a plus rien de sacré pour nous. On allume une bougie avec une allumette comme on respire. Il n’y a pas très longtemps j’ai vu un documentaire sur Arte concernant les « bébés éprouvettes ». En 2017, dans certains pays, vous peut choisir le sexe de son futur enfant, opter pour une banque de sperme qui ne fait appel qu’à des hommes au Q.I élevé, décider de la couleur des yeux du bébé… J’ai trouvé ça tout à fait choquant puis j’ai pu voir que ce qui était devenu ordinaire à mes yeux, à savoir les inséminations artificielles pour les parents peu fertiles, était fortement critiqué il y a 30 ans. On disait alors que c’était un tour de passe passe avec la science qui aurait forcément des répercutions. Du coup je me dis que les générations futures trouveront peut-être, pour ne pas dire sûrement, normal qu’on puisse choisir le sexe, la couleur des yeux, des cheveux… de son futur enfant. Mais alors qu’en sera t’il de notre société dans 100, 200, 300 ans ?! Voila pour moi la question soulevée aussi bien par Marcel Pagnol que Roy Lewis. Où sont les limites ? Sont elles dans nos limites intellectuelles ou d’un ordre plus « spirituel » à savoir le bien et le mal.

Enfin, n’oublions pas que Marcel Pagnol nous propose ici une très jolie histoire d’amour. La première de tous les temps et comme tout ce qui est arrivé en premier elle a posé pas mal de problèmes. Une seule femme pour un homme ? Quelle décadence ! Et comment expliquer ce qui nous pousse à ne vouloir qu’une personne quand on est le premier de son espèce à ressentir ce besoin ?

En conclusion, un lecture agréable et surprenante de la part de Marcel Pagnol. J’étais beaucoup plus habituée à ses écrits populaires. Une jolie réflexion qui mériterait d’être plus connue.

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La vérité sur l’affaire Harry Quebert

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Présentation : À New York, au printemps 2008, alors que l Amérique bruisse des prémices de l élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d écrire le nouveau roman qu il doit remettre à son éditeur d ici quelques mois. Le délai est près d expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d université, Harry Quebert, l un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l enquête s enfonce et il fait l objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s est-il passé dans le New Hampshire à l été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ? Sous ses airs de thriller à l américaine, La Vérité sur l Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.


Mon avis : 4,5/5

Nombre de pages : 857
Éditeur : Editions de Fallois
Langue : Français
Prix : 9.20€

Voila un moment que je voulais lire ce fameux roman dont tout le monde parle. J’avais quelques appréhensions, comme toujours lorsqu’on un produit est encensé. Il est souvent difficile de ne pas être un peu déçu lorsqu’on met la barre haut. Au final, je l’ai dévoré en une semaine !

Une fois les bases mises en place, soit une centaine de pages, il est tout simplement impossible de lâcher ce livre. On se retrouve emporté dans un tourbillon d’intrigues captivantes. Bizarrement, j’avais cette idée préconçue que les romans policiers n’étaient pas mon style et il s’avère que « La vérité sur l’affaire Harry Quebert » est une enquête. Elle n’est pas menée par un policier mais par Marcus Goldman, un jeune écrivain populaire à la recherche d’un sujet pour son prochain roman. Face à mon engouement, je me dis qu’il faut que je m’intéresse un peu plus à ce genre.

Un fait marrant. Marcus et l’inspecteur Galhawood forme un binôme qui m’a fait étrangement penser à Sidney et Geordie de la série anglaise « Grantchester ». Un duo d’enquêteurs improbable mais qui marche.

À un moment, j’ai eu quelques craintes. A force de retournements de situation, j’ai pensé que la fin serait décousue et frustrante. Et bien non ! Mes interrogations ont trouvé leurs réponses et ma conclusion a été : quel talent !

En définitive, si vous n’avez pas lu ce roman, faites le vite. C’est surement l’un des meilleurs que j’ai pu lire depuis un certain temps. Il y a une sorte de suite « Les livre des Baltimore » où on retrouve à nouveau Marcus Goldman. J’imagine que je ne tarderai pas à la lire. Et pour terminer, une mini-série réalisée par Jean-Jacques Annaud et avec Patrick Dempsey dans le rôle de Harry est en cours de tournage.

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Dieu me déteste – Hollis Seamon

Dieu me déteste - Hollis Seamon

Présentation : New York, hôpital Hilltop. Richard Casey aura bientôt 18 ans. Comme tous les adolescents, il voudrait faire la fête, draguer, s’envoyer en l’air, tomber amoureux… La différence, c’est que Richard sait qu’il ne fêtera jamais ses 19 ans. Il est un peu plus pressé que les autres et, pour vivre fort, il lui faut déjouer les pièges de tous ceux qui préféreraient le voir vivre un peu plus longtemps. Heureusement, Richard a de la ressource, du courage et un solide sens de l’humour. Alors il va ruer dans les brancards. Et si Dieu le déteste, il est prêt à rendre coup pour coup.


Mon avis : 3.5/5

Nombre de pages : 277
Éditeur : Editions de La belle colère
Langue : Français
Prix : 19€

Offert par le site Madmoizelle, ce livre est resté dans ma P.A.L un bon moment. Il faut dire que j’ai la fâcheuse manie d’acheter plus de livres que je n’en lis (comme beaucoup je pense). L’autre raison de ma non impatience à le lire était son sujet. L’idée de me plonger dans une histoire qui raconte les derniers instants de la vie d’un adolescent ce n’est pas toujours évident. Souvent je suis passée devant ce livre en me disant « Oh non pas en ce moment, ça va me démoraliser ».

J’ai quand même fini par trouver un moment et je dois dire que l’histoire ne m’a pas autant sapé le moral que je l’aurais cru. Suivre les derniers jours d’un jeune homme en soins palliatifs n’a rien de joyeux mais la façon qu’a Richard de nous raconter son quotidien sans vraiment rentrer dans le pathos permet de ne pas finir en dépression.

Du haut de ses 17 ans (bientôt 18), Richard est plein de maturité est a clairement dépassé le stade du dénie de la maladie. Pour lui il ne fait aucun doute qu’il ne sortira pas vivant de cet hôpital. Reste alors à profiter des derniers instants qu’il lui reste mais aussi de faire en sorte que sa mort ne soit pas aussi celle de sa mère qui lui a voué toute la vie.

Cette histoire sert aussi beaucoup à comprendre ce que vivent les proches d’un malade. Cela va de l’infirmier qui ne s’habituera jamais à la mort, surtout celle des plus jeunes, aux parents, aux amis et même aux gens que l’on croise.

En conclusion, ce fut une lecture agréable mais je suis quand même restée un peu à la surface. Je n’ai pas eu de forte émotion et dieu sait que je suis du genre à avoir la larme facile.

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Outlander, Tome 4 : Les tambours de l’automne – Diana Gabaldon

Outlander - Tome 4 - Les tambours de l'automne - Diana Gabaldon

Présentation : Juin 1767. Afin de vibrer pleinement à l’unisson de leur profond amour, Jamie et Claire voguent vers la Caroline du Nord. Restée seule dans un XXe siècle sans saveur, Brianna, leur fille, n’a qu’une hâte : percer le secret de sa naissance, pénétrer dans ce « cercle des fées » qui peut lui ouvrir les portes du passé comme l’anéantir à jamais, et agir sur le destin qui réserve à ses parents une mort atroce. Pour qu’enfin, dans la paix, tous les Fraser répondent d’une seule voix à l’appel de leur clan.


Mon avis : 3.5/5

Nombre de pages : 1140
Éditeur : Editions J’ai Lu
Langue : Français
Prix : 16 €

Commencé il y a un petit moment puis mis de coté, je viens enfin de terminer le tome 4 de la saga « Outlander ». Vu le temps que ça m’a mis, il est évident que cette lecture n’a pas été un coup de coeur comme les précédents volets. A vrai dire, c’est surtout la première moitié du livre qui m’a ennuyée. Il faut savoir qu’on est loin de l’Ecosse et rien que cela suffit à me plomber un peu le moral. Dorénavant c’est une Amérique sauvage qui est mise à l’honneur et ce n’est pas ce qui me plait le plus. Je me souviens qu’à la Fac j’avais des cours d’histoire des USA à propos des pionniers, des relations avec les indiens, de la guerre de sécession… Mais tout ça était pour moi d’un ennui mortel !

La deuxième partie de l’histoire, beaucoup plus centrée sur les relations entres les personnages et moins sur la découverte de ce nouveau monde, a été bien plus facile à lire. En fait, à partir du moment où Claire et Jamie sont relativement installés, j’ai tout lu d’une traite.

J’ai beaucoup aimé voir la relation délicate mais non moins touchante se créer entre Jamie et Brianna et la situation parfois difficile de Claire au milieux de eux deux. Ce tome fait la part belle aux personnages secondaires mais manque cruellement de Fergus, un de mes préférés.

Enfin, je continue d’être impressionnée par Diana Gabaldon. Les informations qu’elle apporte (j’imagine que chaque roman lui demande un énorme travail de recherches) sont denses. Que ce soit sur les tribus indiennes, la médecine ou encore tout simplement la vie au 18eme siècle.

En conclusion « Les tambours de l’automne » est un tome en demi teinte. Des passages qui trainent en longueur et d’autres qui nous captivent.

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Girlboss

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Présentation : Rebelle et fauchée, Sophia se bat pour créer un véritable empire en ligne tout en apprenant à être la patronne. Une série comique inspirée du best-seller #Girlboss.


Mon avis : 3.5/5

Dévorée en deux jours, cette série tirée d’une histoire vraie est pour moi pleine de qualités ! Signée Netflix, « Girlboss » nous propose de suivre les aventures professionnelles de Sophia, une jeune femme paumée mais bien décidée à réaliser ses rêves.

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Fan de fringues vintages, Sophia va décider d’en faire son gagne pain. Après des années passées à vagabonder de petit boulot en petit boulot, sans but et réelle motivation, elle se retrouve à vendre une veste ancienne sur Ebay et réalise qu’il y a un business à prendre. En plus de rapporter gros, cela lui permettrait de mêler passion et travail. Son dynamisme est agréable à regarder et ne tombe jamais dans de la midineterie façon « chick-lit ».

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Sophia est un peu fofolle, voire beaucoup. Je dois avouer que je n’ai pas toujours été fan de son caractère excessif et impulsif mais l’un dans l’autre on se retrouve facilement dans ce personnage qui en plus d’avoir envie de réussir dans sa nouvelle carrière, cherche aussi à avoir un certain équilibre dans sa vie amoureuse et ses relations amicales.

En créant « NastyGal », son site de vente de vêtements vintages, elle va surtout réaliser qu’elle a du talent. Car sous son ambition et son dynamisme se cache une petite fille abandonnée par sa mère, lui préférant sa pseudo carrière d’actrice, et dont les relations avec son père, bien qu’existantes, sont loin d’être chaleureuses.

« Girlboss » est une ode aux filles perdues mais motivées. Celles qui ne savent pas encore vraiment ce qu’elles veulent faire mais savent exactement ce qu’elles ne veulent pas faire. Une histoire vraie avec des personnages crédibles et des situations mêlant loufoque et réalisme.

Bonus non négligeable, l’extraordinaire bande son !


Et si la série ne vous suffit pas, sachez que vous pouvez lire le livre « #Girlboss » dont elle est tirée. 

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Présentation : Sophia Amoruso n’était pas forte en maths. Elle n’a pas fréquenté les prestigieuses universités dont sont issus la plupart des patrons de la Silicon Valley. Pour tout vous dire, Sophia Amoruso était même un cancre, plutôt porté sur les fêtes et les copains que sur les études dont elle décroche à dix-sept ans pour mener une vie de patachon. Mais, après un petit boulot mortifère et quelques déboires avec la police, Sophia décide de mettre le paquet sur son passe-temps favori : dénicher des vêtements vintage dont elle habille ses copines pour en «faire des looks» postés sur les réseaux sociaux. Les commandes pleuvent. Huit ans plus tard, Sophia Amoruso génère 74 millions d’euros de revenus sur son propre site de vente en ligne, Nasty Gal. Ou comment une adolescente rebelle est devenue une femme d’affaires de trente ans à la tête d’une entreprise de plus de quatre cents personnes.

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Manon des sources – Marcel Pagnol

Présentation : Après la mort du Bossu, et la vente des Romarins, Manon et sa mère s’installent dans la grotte de Baptistine. Quelques années plus tard, Manon trouve l’occasion de se venger…


Mon avis : 4/5

Nombre de pages : 285
Éditeur : Editions de Fallois
Langue : Français
Prix : 6 €

Mon admiration pour Marcel Pagnol n’est surement plus à prouver, du coup je vous épargne un long discours à propos de son style impeccable.

Cette semaine j’ai donc lu « Manon des sources », la suite de « Jean de Florette ». Ayant beaucoup aimé le premier volet, je n’imaginais pas qu’il pouvait en être autrement pour le second et je ne m’étais pas trompée. « Manon des sources » nous plonge à nouveau dans les collines provençales à la fois belles, sauvages, magiques et dangereuses. Un territoire où la nature est maitresse. On retrouve les mêmes personnages plus quelques petits nouveaux. Ils ont peu évolué. Ils vivent toujours la même routine et leurs valeurs semblent inchangées. Car « Manon des sources », tout comme « Jean de Florette », c’est un livre qui parle du comportement de tout un village ou les non dits provoquent des désastres et des désirs de vengeances.

Les rancunes sont tenaces. Il y a celle de Manon à l’égard du Papet et de son neveu Ugolin qu’elle considère responsables de la mort de son père. Les années n’ont pas effacé sa peine. Au contraire, elles n’ont fait que renforcé sa colère. Certaines « trahisons » ne s’oublient jamais… Pour le Papet, tout est parti d’une femme, Florette. Celle qu’il a aimé dans sa jeunesse et qui s’est mariée à un autre pendant qu’il se battait en Afrique. Surement a-t-il lui aussi cherché à se venger, indirectement, à travers Jean, le fils de Florette.

L’amour peut nous pousser au meilleur mais aussi au pire. Ugolin en a testé ses ravages. Son coup de foudre pour la belle Manon n’est pas sans conséquences pour le dernier des Soubeyran.

En conclusion, « Manon des sources » est un récit touchant. Une histoire d’amour, de haine et peut-être de pardon.