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Le Premier Amour – Marcel Pagnol

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Présentation : A temps de la préhistoire, à la l’île du Printemps, deux jeunes gens se rencontrent et tombent amoureux l’un de l’autre, d’un amour exclusif. Ils proclament leur droit à la monogamie, contraire à la loi de la tribu et eu sont chassés…


Mon avis : 3.5/5

Nombre de pages : 190
Éditeur : Editions de Fallois
Langue : Français
Prix : 6€

Découvert par hasard chez un de mes bouquinistes préférés, je n’ai pas hésité une seconde à embarquer cette nouvelle lecture. En grande fan de Marcel Pagnol, je veux tout lire de ce qu’il a écrit.

Je l’ai commencé sans même avoir lu la préface ou regardé un résumé sur internet. Du coup ce fut une surprise totale de découvrir qu’il s’agissait d’une histoire se passant en pleine préhistoire.

Très vite j’ai trouvé une ressemblance avec un autre livre que j’avais beaucoup aimé « Comment j’ai mangé mon père » de Roy Lewis. En effet, dans ces deux romans nous avons un groupe d’Hommes préhistoriques au langage, lui, bien moderne et avec des questionnements qui font forcément penser aux nôtres. Surement une façon de nous dire que de tout temps l’Homme s’est posé la question des limites et n’a cessé de vouloir les repousser quitte à paraitre fou aux yeux des autres. Tout est une question d’habitude.

De leur temps vouloir « dompter » le feu était un véritable acte de folie, un défis lancé à mère nature et qui pouvait engager des représailles de sa part. Dorénavant le feu n’a plus rien de sacré pour nous. On allume une bougie avec une allumette comme on respire. Il n’y a pas très longtemps j’ai vu un documentaire sur Arte concernant les « bébés éprouvettes ». En 2017, dans certains pays, vous peut choisir le sexe de son futur enfant, opter pour une banque de sperme qui ne fait appel qu’à des hommes au Q.I élevé, décider de la couleur des yeux du bébé… J’ai trouvé ça tout à fait choquant puis j’ai pu voir que ce qui était devenu ordinaire à mes yeux, à savoir les inséminations artificielles pour les parents peu fertiles, était fortement critiqué il y a 30 ans. On disait alors que c’était un tour de passe passe avec la science qui aurait forcément des répercutions. Du coup je me dis que les générations futures trouveront peut-être, pour ne pas dire sûrement, normal qu’on puisse choisir le sexe, la couleur des yeux, des cheveux… de son futur enfant. Mais alors qu’en sera t’il de notre société dans 100, 200, 300 ans ?! Voila pour moi la question soulevée aussi bien par Marcel Pagnol que Roy Lewis. Où sont les limites ? Sont elles dans nos limites intellectuelles ou d’un ordre plus « spirituel » à savoir le bien et le mal.

Enfin, n’oublions pas que Marcel Pagnol nous propose ici une très jolie histoire d’amour. La première de tous les temps et comme tout ce qui est arrivé en premier elle a posé pas mal de problèmes. Une seule femme pour un homme ? Quelle décadence ! Et comment expliquer ce qui nous pousse à ne vouloir qu’une personne quand on est le premier de son espèce à ressentir ce besoin ?

En conclusion, un lecture agréable et surprenante de la part de Marcel Pagnol. J’étais beaucoup plus habituée à ses écrits populaires. Une jolie réflexion qui mériterait d’être plus connue.

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La vérité sur l’affaire Harry Quebert

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Présentation : À New York, au printemps 2008, alors que l Amérique bruisse des prémices de l élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d écrire le nouveau roman qu il doit remettre à son éditeur d ici quelques mois. Le délai est près d expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d université, Harry Quebert, l un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l enquête s enfonce et il fait l objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s est-il passé dans le New Hampshire à l été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ? Sous ses airs de thriller à l américaine, La Vérité sur l Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.


Mon avis : 4,5/5

Nombre de pages : 857
Éditeur : Editions de Fallois
Langue : Français
Prix : 9.20€

Voila un moment que je voulais lire ce fameux roman dont tout le monde parle. J’avais quelques appréhensions, comme toujours lorsqu’on un produit est encensé. Il est souvent difficile de ne pas être un peu déçu lorsqu’on met la barre haut. Au final, je l’ai dévoré en une semaine !

Une fois les bases mises en place, soit une centaine de pages, il est tout simplement impossible de lâcher ce livre. On se retrouve emporté dans un tourbillon d’intrigues captivantes. Bizarrement, j’avais cette idée préconçue que les romans policiers n’étaient pas mon style et il s’avère que « La vérité sur l’affaire Harry Quebert » est une enquête. Elle n’est pas menée par un policier mais par Marcus Goldman, un jeune écrivain populaire à la recherche d’un sujet pour son prochain roman. Face à mon engouement, je me dis qu’il faut que je m’intéresse un peu plus à ce genre.

Un fait marrant. Marcus et l’inspecteur Galhawood forme un binôme qui m’a fait étrangement penser à Sidney et Geordie de la série anglaise « Grantchester ». Un duo d’enquêteurs improbable mais qui marche.

À un moment, j’ai eu quelques craintes. A force de retournements de situation, j’ai pensé que la fin serait décousue et frustrante. Et bien non ! Mes interrogations ont trouvé leurs réponses et ma conclusion a été : quel talent !

En définitive, si vous n’avez pas lu ce roman, faites le vite. C’est surement l’un des meilleurs que j’ai pu lire depuis un certain temps. Il y a une sorte de suite « Les livre des Baltimore » où on retrouve à nouveau Marcus Goldman. J’imagine que je ne tarderai pas à la lire. Et pour terminer, une mini-série réalisée par Jean-Jacques Annaud et avec Patrick Dempsey dans le rôle de Harry est en cours de tournage.

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Dieu me déteste – Hollis Seamon

Dieu me déteste - Hollis Seamon

Présentation : New York, hôpital Hilltop. Richard Casey aura bientôt 18 ans. Comme tous les adolescents, il voudrait faire la fête, draguer, s’envoyer en l’air, tomber amoureux… La différence, c’est que Richard sait qu’il ne fêtera jamais ses 19 ans. Il est un peu plus pressé que les autres et, pour vivre fort, il lui faut déjouer les pièges de tous ceux qui préféreraient le voir vivre un peu plus longtemps. Heureusement, Richard a de la ressource, du courage et un solide sens de l’humour. Alors il va ruer dans les brancards. Et si Dieu le déteste, il est prêt à rendre coup pour coup.


Mon avis : 3.5/5

Nombre de pages : 277
Éditeur : Editions de La belle colère
Langue : Français
Prix : 19€

Offert par le site Madmoizelle, ce livre est resté dans ma P.A.L un bon moment. Il faut dire que j’ai la fâcheuse manie d’acheter plus de livres que je n’en lis (comme beaucoup je pense). L’autre raison de ma non impatience à le lire était son sujet. L’idée de me plonger dans une histoire qui raconte les derniers instants de la vie d’un adolescent ce n’est pas toujours évident. Souvent je suis passée devant ce livre en me disant « Oh non pas en ce moment, ça va me démoraliser ».

J’ai quand même fini par trouver un moment et je dois dire que l’histoire ne m’a pas autant sapé le moral que je l’aurais cru. Suivre les derniers jours d’un jeune homme en soins palliatifs n’a rien de joyeux mais la façon qu’a Richard de nous raconter son quotidien sans vraiment rentrer dans le pathos permet de ne pas finir en dépression.

Du haut de ses 17 ans (bientôt 18), Richard est plein de maturité est a clairement dépassé le stade du dénie de la maladie. Pour lui il ne fait aucun doute qu’il ne sortira pas vivant de cet hôpital. Reste alors à profiter des derniers instants qu’il lui reste mais aussi de faire en sorte que sa mort ne soit pas aussi celle de sa mère qui lui a voué toute la vie.

Cette histoire sert aussi beaucoup à comprendre ce que vivent les proches d’un malade. Cela va de l’infirmier qui ne s’habituera jamais à la mort, surtout celle des plus jeunes, aux parents, aux amis et même aux gens que l’on croise.

En conclusion, ce fut une lecture agréable mais je suis quand même restée un peu à la surface. Je n’ai pas eu de forte émotion et dieu sait que je suis du genre à avoir la larme facile.

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Outlander, Tome 4 : Les tambours de l’automne – Diana Gabaldon

Outlander - Tome 4 - Les tambours de l'automne - Diana Gabaldon

Présentation : Juin 1767. Afin de vibrer pleinement à l’unisson de leur profond amour, Jamie et Claire voguent vers la Caroline du Nord. Restée seule dans un XXe siècle sans saveur, Brianna, leur fille, n’a qu’une hâte : percer le secret de sa naissance, pénétrer dans ce « cercle des fées » qui peut lui ouvrir les portes du passé comme l’anéantir à jamais, et agir sur le destin qui réserve à ses parents une mort atroce. Pour qu’enfin, dans la paix, tous les Fraser répondent d’une seule voix à l’appel de leur clan.


Mon avis : 3.5/5

Nombre de pages : 1140
Éditeur : Editions J’ai Lu
Langue : Français
Prix : 16 €

Commencé il y a un petit moment puis mis de coté, je viens enfin de terminer le tome 4 de la saga « Outlander ». Vu le temps que ça m’a mis, il est évident que cette lecture n’a pas été un coup de coeur comme les précédents volets. A vrai dire, c’est surtout la première moitié du livre qui m’a ennuyée. Il faut savoir qu’on est loin de l’Ecosse et rien que cela suffit à me plomber un peu le moral. Dorénavant c’est une Amérique sauvage qui est mise à l’honneur et ce n’est pas ce qui me plait le plus. Je me souviens qu’à la Fac j’avais des cours d’histoire des USA à propos des pionniers, des relations avec les indiens, de la guerre de sécession… Mais tout ça était pour moi d’un ennui mortel !

La deuxième partie de l’histoire, beaucoup plus centrée sur les relations entres les personnages et moins sur la découverte de ce nouveau monde, a été bien plus facile à lire. En fait, à partir du moment où Claire et Jamie sont relativement installés, j’ai tout lu d’une traite.

J’ai beaucoup aimé voir la relation délicate mais non moins touchante se créer entre Jamie et Brianna et la situation parfois difficile de Claire au milieux de eux deux. Ce tome fait la part belle aux personnages secondaires mais manque cruellement de Fergus, un de mes préférés.

Enfin, je continue d’être impressionnée par Diana Gabaldon. Les informations qu’elle apporte (j’imagine que chaque roman lui demande un énorme travail de recherches) sont denses. Que ce soit sur les tribus indiennes, la médecine ou encore tout simplement la vie au 18eme siècle.

En conclusion « Les tambours de l’automne » est un tome en demi teinte. Des passages qui trainent en longueur et d’autres qui nous captivent.

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Girlboss

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Présentation : Rebelle et fauchée, Sophia se bat pour créer un véritable empire en ligne tout en apprenant à être la patronne. Une série comique inspirée du best-seller #Girlboss.


Mon avis : 3.5/5

Dévorée en deux jours, cette série tirée d’une histoire vraie est pour moi pleine de qualités ! Signée Netflix, « Girlboss » nous propose de suivre les aventures professionnelles de Sophia, une jeune femme paumée mais bien décidée à réaliser ses rêves.

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Fan de fringues vintages, Sophia va décider d’en faire son gagne pain. Après des années passées à vagabonder de petit boulot en petit boulot, sans but et réelle motivation, elle se retrouve à vendre une veste ancienne sur Ebay et réalise qu’il y a un business à prendre. En plus de rapporter gros, cela lui permettrait de mêler passion et travail. Son dynamisme est agréable à regarder et ne tombe jamais dans de la midineterie façon « chick-lit ».

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Sophia est un peu fofolle, voire beaucoup. Je dois avouer que je n’ai pas toujours été fan de son caractère excessif et impulsif mais l’un dans l’autre on se retrouve facilement dans ce personnage qui en plus d’avoir envie de réussir dans sa nouvelle carrière, cherche aussi à avoir un certain équilibre dans sa vie amoureuse et ses relations amicales.

En créant « NastyGal », son site de vente de vêtements vintages, elle va surtout réaliser qu’elle a du talent. Car sous son ambition et son dynamisme se cache une petite fille abandonnée par sa mère, lui préférant sa pseudo carrière d’actrice, et dont les relations avec son père, bien qu’existantes, sont loin d’être chaleureuses.

« Girlboss » est une ode aux filles perdues mais motivées. Celles qui ne savent pas encore vraiment ce qu’elles veulent faire mais savent exactement ce qu’elles ne veulent pas faire. Une histoire vraie avec des personnages crédibles et des situations mêlant loufoque et réalisme.

Bonus non négligeable, l’extraordinaire bande son !


Et si la série ne vous suffit pas, sachez que vous pouvez lire le livre « #Girlboss » dont elle est tirée. 

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Présentation : Sophia Amoruso n’était pas forte en maths. Elle n’a pas fréquenté les prestigieuses universités dont sont issus la plupart des patrons de la Silicon Valley. Pour tout vous dire, Sophia Amoruso était même un cancre, plutôt porté sur les fêtes et les copains que sur les études dont elle décroche à dix-sept ans pour mener une vie de patachon. Mais, après un petit boulot mortifère et quelques déboires avec la police, Sophia décide de mettre le paquet sur son passe-temps favori : dénicher des vêtements vintage dont elle habille ses copines pour en «faire des looks» postés sur les réseaux sociaux. Les commandes pleuvent. Huit ans plus tard, Sophia Amoruso génère 74 millions d’euros de revenus sur son propre site de vente en ligne, Nasty Gal. Ou comment une adolescente rebelle est devenue une femme d’affaires de trente ans à la tête d’une entreprise de plus de quatre cents personnes.

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Manon des sources – Marcel Pagnol

Présentation : Après la mort du Bossu, et la vente des Romarins, Manon et sa mère s’installent dans la grotte de Baptistine. Quelques années plus tard, Manon trouve l’occasion de se venger…


Mon avis : 4/5

Nombre de pages : 285
Éditeur : Editions de Fallois
Langue : Français
Prix : 6 €

Mon admiration pour Marcel Pagnol n’est surement plus à prouver, du coup je vous épargne un long discours à propos de son style impeccable.

Cette semaine j’ai donc lu « Manon des sources », la suite de « Jean de Florette ». Ayant beaucoup aimé le premier volet, je n’imaginais pas qu’il pouvait en être autrement pour le second et je ne m’étais pas trompée. « Manon des sources » nous plonge à nouveau dans les collines provençales à la fois belles, sauvages, magiques et dangereuses. Un territoire où la nature est maitresse. On retrouve les mêmes personnages plus quelques petits nouveaux. Ils ont peu évolué. Ils vivent toujours la même routine et leurs valeurs semblent inchangées. Car « Manon des sources », tout comme « Jean de Florette », c’est un livre qui parle du comportement de tout un village ou les non dits provoquent des désastres et des désirs de vengeances.

Les rancunes sont tenaces. Il y a celle de Manon à l’égard du Papet et de son neveu Ugolin qu’elle considère responsables de la mort de son père. Les années n’ont pas effacé sa peine. Au contraire, elles n’ont fait que renforcé sa colère. Certaines « trahisons » ne s’oublient jamais… Pour le Papet, tout est parti d’une femme, Florette. Celle qu’il a aimé dans sa jeunesse et qui s’est mariée à un autre pendant qu’il se battait en Afrique. Surement a-t-il lui aussi cherché à se venger, indirectement, à travers Jean, le fils de Florette.

L’amour peut nous pousser au meilleur mais aussi au pire. Ugolin en a testé ses ravages. Son coup de foudre pour la belle Manon n’est pas sans conséquences pour le dernier des Soubeyran.

En conclusion, « Manon des sources » est un récit touchant. Une histoire d’amour, de haine et peut-être de pardon.

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L’Amour Réaliste – Christophe Giraud

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Présentation : C’est l’histoire d’une désillusion. Celle des jeunes femmes qui au début de leur vie sentimentale connaissent leurs premières histoires d’amour et vivent leurs premières ruptures. À partir d’une enquête où des étudiantes ont été suivies durant plusieurs années, ce livre analyse la nouvelle éducation sentimentale des jeunes femmes. La rupture amoureuse est l’occasion d’un travail réflexif et d’une remise en cause des schémas amoureux romantiques sexués appris dès l’enfance. Elle autorise un rapport plus libre à la sexualité. Elle initie une nouvelle façon d’entrer en relation avec un partenaire, plus prudente, plus contractuelle. Ce livre dessine un portrait intime d’une jeunesse étudiante très éloignée des caricatures qui la décrivent comme instable et privilégiant une sexualité sans attache. Sans illusion mais non sans idéal, sans cynisme mais non sans humour, les jeunes femmes inventent de nouvelles façons de construire un amour plus authentique. C’est l’amour réaliste.


Mon avis : 3/5

Nombre de pages : 320
Éditeur : Armand Colin
Langue : Français
Prix : 22.90 €

J’avais hâte de lire ce livre reçu dans le cadre de « Masse Critique » chez Babelio. J’aime assez tout ce qui touche à la sociologie et encore plus lorsque je me sens la cible du sujet. Ici c’est clairement le cas, j’ai donc pensé que j’allais ressortir de cette lecture « éclairée ».

Je ne peux nier qu’il y a beaucoup de points intéressants dans ce livre mais il y a aussi un souci qui tend à gâcher la lecture : les répétitions. Les thèmes développés, bien que pertinents, sont redondants. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’autant d’exemples pour expliquer une idée. Au contraire, le trop c’est comme le pas assez.

À ça, j’ajouterais que cette analyse très scientifique des relations amoureuses a fini par me refroidir. Sommes-nous à ce point prévisibles ? L’amour n’est-il pas censé être plein de doutes et c’est d’ailleurs ce qui en en fait un sujet universel ? Ici, nous avons presque réponse à tout…

Les idées avec lesquelles j’ai été d’accord

  • Lorsqu’on a vécu un échec amoureux on veut enchainer avec une histoire légère sans engagement.
  • Il y a trois types de contrats amoureux : La relation légère (sans penser au futur et presque uniquement basée sur le sexe) – La relation sérieuse (avec un futur conjugal) – La relation légère-sérieuse (« sortir ensemble » sans prise de tête sans que ce soit pour autant uniquement physique).
  • Dans une relation sérieuse on finit souvent par s’éloigner de ses amis. On devient une nouvelle personne plus en accord avec son compagnon et ce dernier finit par pendre la place du meilleur ami.

Alors, je suis d’accord avec cette idée pour l’avoir constaté de nombreuses fois dans mon entourage, cependant je trouve ce genre de réaction toujours très agaçant. À croire que les amis ne sont là que pour boucher le trou que remplira un jour un compagnon.

  • Dans une relation légère-sérieuse on veut garder un certain contrôle. On se voit mais pas trop et on garde son cercle amical.
  • Les différentes ruptures : break, silence radio, créer une dispute…

Les idées avec lesquelles je ne suis pas du tout d’accord

  • Internet mène a des relations peu sérieuses et si on veut qu’elles le soient il ne faut pas précipiter la rencontre physique.

Au contraire, je crois que plus on attend et plus on crée le fantasme. Rien de mieux pour faire capoter une possible relation que d’idéaliser quelqu’un. Et comment ne pas idéaliser une personne avec qui on ne fait que parler depuis des semaines voir des mois par écrans interposés ?

  • Si les relations sexuelles ont la place centrale dans une relation c’est que cette dernière n’est pas sérieuse.

Les débuts d’une relation ne sont ils pas naturellement très orientés vers le physique ? Je pense qu’il est tout a fait naturel de passer un temps fou au lit avec son partenaire au début. Non ?

  • Les signes de l’état amoureux : la jalousie et le manque du partenaire.

Je trouve cette définition très négative. J’ai une vision peut-être plus cérébrale de l’amour et j’aurais tendance à dire que ce qui me fait penser que je suis amoureuse c’est lorsque même les petits défauts que je lui trouvais au début n’en sont plus. Alors il y a aussi le manque, bien évidemment mais alors la jalousie, ça je peux pas ! Cela revient à dire que si on est pas jaloux on aime pas ? J’ai toujours eu horreur de cet argument. Je pense au contraire que c’est parce que je t’aime que j’ai confiance en toi.

En conclusion « L’Amour Réaliste » est un livre intéressant mais où les bonnes idées se noient dans un flot d’exemples. Les répétitions et les reprises de thèmes finissent par rendre assez lourdes, froides et terriblement prévisibles les relations amoureuses.

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Marie-Antoinette

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Présentation : Zweig s’est penché sur Marie-Antoinette en psychologue. Il ne la divinise pas. Il analyse la chimie d’une âme bouleversée par les événements, qui, sous le poids du malheur et de l’Histoire, se révèle à elle-même et se rachète, passant de l’ombre de la jouissance à la lumière de la souffrance.


Mon avis : 5/5

Nombre de pages : 506
Éditeur : Le Livre de Poche
Langue : Français
Prix : 7.60 €

J’ai tardé avant d’acheter ce livre et pourtant dieu sait que j’adore tout ce qui touche à la monarchie française. J’avais l’impression qu’il serait quelque peu indigeste mais une amie qui l’a lu et adoré m’a poussée à franchir le pas.

Je suis tout de suite rentrée dans « l’Histoire ». Stefan Zweig a abattu un travail de titan afin de nous proposer une biographie aussi riche en détails et rebondissements. Chaque moment clé de la vie de Marie-Antoinette est raconté avec soin afin qu’on ait l’impression d’y avoir été. Le tout accompagné de lettres (strictement triées, Stefan Zweig ayant une phobie du « faux ») qui permettent de cerner au mieux les protagonistes et leurs relations.

On découvre ainsi l’humain chez les grands noms de l’Histoire. Marie-Antoinette n’est plus une reine égocentrique qui a proposé aux français de manger de la brioche lorsque ces derniers manquaient de pain (une phrase qu’elle n’a d’ailleurs jamais réellement prononcé) mais une femme qui a agit en fonction du moment. Lorsque la vie était facile, elle était frivole mais en pleine révolution elle est devenue forte, imperturbable et fine stratège. Louis XVI, lui, n’était qu’un homme moyen, un père et mari aimant mais un roi tristement inefficace et indécis. Grace aux correspondances entre Marie-Antoinette et sa mère Marie-Thérère on découvre une impératrice dévouée à son peuple et prête à beaucoup de sacrifices pour son pays l’Autriche. Impossible enfin de passer à coté d’Axel de Fersen, l’amour passionnel de la reine. L’homme qui la portera dans son coeur jusqu’à la mort et qui aurait pu donner sa vie pour celle qu’il aime.

Ce livre c’est aussi l’histoire de complots, de malversations, de coups bas dans une même famille afin d’accéder au trône. On y trouve tout : amour, crime, politique, amitié, deuil, violence, chaos… (c’est pas « Game of Throne », mais presque)

500 pages qui vous transportent dans le faste de Versailles, au porte de la révolution puis en pleine terreur. On en ressort quelque peu chamboulé  avec un regard éclairé sur des personnages oubliés ou devenus des symboles d’une époque lointaine et désuète.

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Chanson Douce – Leila Slimani

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Présentation : Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.


Mon avis : 4,5/5

Nombre de pages : 240
Éditeur : Gallimard
Langue : Français
Prix : 18 €

Gagnant du prix Goncourt 2016, ce roman n’a pas volé son succès ! On entre sans difficulté dans cette histoire bouleversante où dès le départ, tout est dit. Aucun suspense quand à la finalité de l’intrigue, car au final ce qui importe c’est de comprendre comment une femme, en apparence saine d’esprit, a pu en arriver à assassiner deux enfants qu’elle gardait.

Ce livre m’a rappelée le film « À perdre la raison » (tirée d’une histoire vraie) dans lequel nous découvrons comment une mère de famille en est arrivée à tuer ses enfants lors d’une crise de folie. Là aussi, dès le départ nous savions comment les choses finissaient, car ce qui importait c’était le développement psychologique du personnage et pas de passer une heure et demi à nous demander « Elle va le faire ? Elles ne va pas le faire ? ». Pour « Chanson douce » on retrouve le même schéma, en commençant son histoire par la fin, l’auteur permet au lecteur de mieux se concentrer sur les détails. C’est comme relire un roman d’Agatha Christie une fois qu’on connait le nom du coupable.

Pour ce qui est de la construction du personnage de Louise, on réalise tout le talent de Leila Slimani lorsqu’on en vient à avoir de l’empathie pour cette future meurtrière. À sa manière, l’écrivain ne prend pas de parti. Elle nous raconte une histoire de façon très objective, elle ne tombe pas dans le pathos ou le sensationnel. Pourtant cela serait facile de s’attarder sur la détresse d’une mère endeuillée. Ici ce qui est importe c’est le développement psychologique de la nounou.

Au final j’ai presque eu l’impression que ce livre sonnait comme une mise en garde du style : Attention, derrière chaque personne en apparence parfaite peut se cacher une psychopathe mais derrière chaque psychopathe se cache un humain.

En conclusion j’ai adoré ce livre et je remercie surtout ma tante de me l’avoir offert à Noël car sans ça je ne suis pas sûre que je m’y serais intéressée. Mon seul regret, que l’histoire ne dure pas plus longtemps.

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Le temps n’est rien – Audrey Niffenegger

Le Temps n'est rien - Audrey Niffenegger

Présentation : « Je l’aime. II représente tout pour moi. Je l’ai attendu toute ma vie et à présent il est là. (J’ai du mal à m’expliquer.) Avec lui je peux contempler mon existence dans sa totalité, comme une carte, passé et futur réunis, comme un ange… [..] Tout est déjà arrivé. Tout en même temps.  » Nous avons tous déjà eu cette impression d’avoir rencontré une personne quelque part avant, ou de l’avoir connue dans une autre vie… Et si c’était dans un autre temps ? Quand Henry, bibliothécaire, voit arriver Claire, une artiste séduisante, il ne peut croire à l’incroyable : ils se connaissent depuis des décennies, même s’il ne s’en souvient pas. Car Henry est atteint d’une maladie qui le propulse dans le temps. II a rencontré Claire alors qu’elle était enfant et va sans cesse partir et revenir à des époques de leurs vies respectives…


Mon avis : 3/5

Nombre de pages : 521
Éditeur : J’ai Lu
Langue : Français
Prix : 8.90 €

Ayant beaucoup aimé le film (malgré les critiques négatives) je n’ai pas hésité à acheter le roman lorsque je suis tombée sur lui chez Boulinier. Comment se retenir quand les livres ne dépassent pas 1 euro ?!

Construit comme un journal, ce roman a deux narrateurs : Claire et Henry. L’idée de deux points de vue est intéressante. J’ai aimé le fait de vivre un même moment à travers les yeux de deux personnes. Un peu comme dans la série « The Affair ».

Bien qu’ayant des qualités, ce roman a un défaut majeur : sa lenteur. Je crois qu’on aurait pu couper un bon tiers du livre sans ne rien perdre de l’intrigue. Et puis il y a le voyage dans le temps qui est selon moi pas assez exploité. J’adore ce genre d’histoire, ce n’est pas étonnant que je sois fan de « Outlander ». Le soucis c’est que dans « Le temps n’est rien » l’idée du voyageur dans le temps n’a qu’un seul but : renforcer l’idée d’une vie amoureuse/sociale compliquée lorsqu’on peut disparaitre à tout moment sans savoir quand on va revenir. J’aurais aimé que l’aspect « fantastique », à savoir « que faire de ce pouvoir » soit plus exploité…

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À coté de ça j’ai été charmée par la romance. Le couple formé par Claire et Henry est hors du commun (hors du temps aussi) et terriblement attachant. Mais plus que le coté « magique » de leur histoire c’est la routine que j’ai aimé. Les passages sur leur vie de tous les jours. Leur emménagement, leur mariage, leur difficulté à avoir un enfant. C’est tout ça qui m’a plu. J’ai aussi beaucoup aimé le caractère sarcastique d’Henry mais toujours débordant de tendresse envers Claire.

Malgré tout, je n’ai pu m’empêcher de subir certains passages. Comme je le disais plus haut, on aurait pu couper dans le texte par moment. Cela m’aurait surement permis de moins m’ennuyer et par conséquent de plus apprécier ce livre.

En conclusion « Le temps n’est rien » est une histoire d’amour touchante mais loin d’être prenante. Pour ma part, j’ai subit certains passages, du coup j’ai mis un certain temps à terminer ce roman…