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Jean de Florette – Marcel Pagnol

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Présentation : Au village des Bastides Blanches, on hait ceux de Crespin. C’est pourquoi lorsque Jean Cadoret, le Bossu, s’installe à la ferme, des Romarins, on ne. lui parle pas de la source cachée. Ce qui facilite les manoeuvres des Soubeyran, le Papet et son neveu Ugolin., qui veulent. lui racheter son domaine à bas prix…


Mon avis : 4/5

Nombre de pages : 285
Éditeur : Editions de Fallois
Langue : Français
Prix : 6 €

Cela faisait quelques temps que ce livre m’attentait sagement dans ma P.A.L.. Il faut dire que dans ma quête « pagnolesque », dès que je tombe sur un roman de Marcel Pagnol que je n’ai pas encore lu, je l’achète ! Du coup j’en ai encore d’autres en attente dans ma bibliothèque.

J’ai vu le film « Jean de Florette » que très récemment. Jusqu’à présent je n’en connaissais que la musique (suberbe) ainsi que de brefs passages. Je dois avouer que Claude Berri a fait un excellent travail, j’ai adoré cette adaptation ! C’est d’ailleurs ce qui m’a poussée à attaquer ce livre plutôt qu’un autre de ma P.A.L..

Il faut savoir que ce premier tome de la saga ‘L’Eau des collines » a été écrit sur le tard. Aujourd’hui on appellerait ça un « prequel ». Marcel Pagnol a commencé par tourner le film « Manon des Sources », une histoire qui lui avait été en partie soufflée par un berger des montagnes. Sorti en 1953, il a rencontré un vif succès, ce qui a amené Marcel Pagnol a écrire « Jean de Florette », racontant ainsi ce qui précède la vengeance de Manon. Plus tard, en 1986, Claude Berri réalisera la saga toute entière, à savoir « Jean de Florette » et « Manon des Sources ».

Mais revenons au livre de Marcel Pagnol que j’ai adoré. A la fois fascinée par la détermination d’un rêveur et consternée par celle d’un envieux. Les personnages sont très bien traités, ils sont plus vrai que nature au point de nous troubler par leur ambiguité. Ugolin, aussi appelé Galinette, est « LE » personnage ambigu par excellence. D’une nature naïve, il n’en est pas moins calculateur mais parfois sa bonté transparait et on discerne aisément le coeur derrière le pantin diabolique du Papé qui lui ne semble vivre que pour le profit et la machination.

Alors que dans le film je n’ai pas été particulièrement touchée par Manon, dans le livre j’ai trouvé la relation qu’elle entretient avec son père très belle, saisissant ainsi encore mieux la force de la colère et de la haine qui la rongera plus tard.

Lire ce livre c’est être confronté au pire comme au meilleur. On découvre ce que la nature a de plus beau : sa végétation luxuriante, son eau fraiche et pure, sa faune variée, ses odeurs enivrantes mais aussi sa météo capricieuse qui gèle, sèche voir brule tout sur son passage. Vivre dans les collines c’est devoir jongler entre le bien et le mal et remettre son destin entre les mains du hasard. Les Hommes sont comme la nature, complexes, variant entre le bon et le mauvais, certains penchant plus d’un coté que de l’autre. Jean de Florette est un homme sincère, gentil mais qui finit brisé par un rêve à la fois trop ambitieux et jalousé. César Soubeyran, alias le Papé, c’est tout l’opposé. Il vit tout seul et ne met aucune limite à ses ambitions. Là où Jean est charitable, César est égoïste, là où Jean est entouré par sa femme et sa fille qu’il adore, César n’a pour seule compagnie qu’une domestique sourde et muette et Ugolin son unique neveu, dernière branche d’une famille dont la gloire n’est plus.

En conclusion « Jean de Florette » a été une merveilleuse découverte qui renforce un peu plus mon admiration pour Marcel Pagnol et sa façon bien à lui mais terriblement vraie de façonner ses personnages. Encore une fois il nous fait voyager dans cet univers provençal si cher à son coeur et au mien.

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Younger – Pamela Redmond Satran

Younger - Pamela Redmond Satran

Présentation : Une fois divorcée et sa fille partie de la maison, Alice, 44 ans, souhaite changer de vie. Le soir du réveillon, elle passe la soirée avec sa meilleure amie Maggie. Elles font un voeu de nouvel an : Maggie rêve d’avoir un bébé et Alice donnerait tout pour rajeunir. Son amie lui coupe et lui teint les cheveux et l’habille comme une femme de 30 ans. A minuit, Alice embrasse Josh, un étudiant.


Mon avis : 3.5/5

Nombre de pages : 316
Éditeur : J’ai Lu
Langue : Français
Prix : 8 €

Aimant beaucoup la série « Younger » j’avais hâte de lire le livre dont elle était l’adaptation. J’y ai retrouvé tous les éléments essentiels de la série, à savoir la vie d’une quadra qui se fait passer pour une jeune femme de 29 ans et qui finit par se prendre à son propre jeu, et quel jeu ! Une sorte de jonglage entre sa vie de d’assistante « jeunette » en couple avec un mec de 25 ans et celle de mère divorcée qui vit chez sa meilleure amie.

Tout comme dans la série, je suis fan du concept de la femme qui doit mentir sur son âge. Car sous une apparence d’aventure un peu légère cela cache un véritable mal de notre société : l’âge de la femme. Il semblerait qu’après 40 ans nous ne soyons plus bonnes à rien et je ne parle même pas de celles qui se sont arrêtées en cour de route pour élever leurs enfants. Pour elles c’est presque perdu d’avance.

Par contre, contrairement à la série, ici nous ne nous attardons que très peu sur les personnages secondaires qui finissent par être de véritables clichés. J’ai trouvé ça dommage car souvent ils sont autant intéressants que le héros. « Younger » reste cependant un livre agréable à lire, qui mêle chick-lit et sociologie mais qui aurait gagné en réalisme si Alice avait été amenée à galérer un peu plus. En effet, pour une jeune divorcée de plus de 40 ans elle est pas mal gâtée par la vie : une sublime maison qu’elle pourra toujours revendre en cas de coup dur et une meilleure amie pleine aux as. La même histoire avec une femme qui a beaucoup moins de « béquilles » financières aurait été encore plus intéressante !

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Le Théorème de Cupidon – Agnès Abécassis

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Présentation : Définition du théorème de Cupidon : Deux lignes parallèles ne se croisent jamais. Sauf si elles sont faites l’une pour l’autre. Adélaïde est exubérante, directe, rigolote, mais fuit les histoires d’amour. Philéas est timide, maladroit, sérieux, et ne pense qu’à conclure. Ils ont le même âge, travaillent tous les deux dans le cinéma, pourtant ils ne se connaissent pas. …Enfin, c’est ce qu’ils croient. Entre situations pétillantes et rebondissements irrésistibles, une savoureuse comédie-romantique à deux voix, l’une féminine, l’autre qui a mué.


Mon avis : 3/5

Nombre de pages : 281
Éditeur : Le Livre de Poche
Langue : Français
Prix : 6.60€

Toujours emportée dans ma volonté de vider ma P.A.L (j’ai encore du boulot), j’ai lu « Le Théorème de Cupidon », une romance quelque peu loufoque mais qui a le mérite de sortir des sentiers battus. Plutôt que de nous détailler l’histoire d’amour entre un homme et une femme, ce roman nous explique à travers la personnalité d’Adélaide et Philéas ainsi qu’avec des flashbacks pourquoi ces deux-là sont faits l’un pour l’autre.

Telles des âmes-soeur, leur vie a été une suite de rendez-vous manqués ou avortés. Désillusionnés ou déçus par la vie, ces deux personnes sont pourtant indéniablement faites l’une pour l’autre mais doivent attendre le bon moment pour que la « vraie » rencontre ait lieu. J’ai aimé la façon de mêler fantasme et réalité. On a des personnages très terre à terre avec des des envies de couple et qui se prennent à fantasmer sur « la » personne parfaite mais qui derrière ont une vision très réaliste de la vie à deux bien loin des romances à l’eau de rose. Entre Philéas et Adelaide on est plus dans l’évidence que dans la passion et ça me plait assez. Cependant, est-ce parce que nous avons deux histoires parallèles et donc peu d’interactions entre les deux personnages mais je ne suis pas rentrée à fond dans l’intrigue. Tout en trouvant le concept sympa je n’ai pas pu m’empêcher d’être un peu frustrée.

En conclusion « Le Théorème de Cupidon » et un roman sympathique qui met à l’honneur ses personnages mais qui comme je l’ai dit précédemment m’a laissé un petit arrière goût de frustration.

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Les Petits Secrêts d’Emma – Sophie Kinsella

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Présentation : Ce n’est pas qu’Emma soit menteuse, non, c’est plutôt qu’elle a ses petits secrets. Par exemple, elle fait un bon 40, pas du 36. Elle ne supporte pas les strings. Elle a très légèrement embelli son CV. Elle déteste sa cousine Kerry. Et avec Connor, son petit ami, au lit ce n’est pas franchement l’extase. Bref, rien de bien méchant, mais plutôt mourir que de l’avouer. Mourir ? Justement… Lors d’un voyage en avion passablement mouvementé, Emma croit sa dernière heure arrivée. Prise de panique, elle déballe tout à son séduisant voisin. Tout et plus encore. Sans imaginer que l’inconnu en question est l’un de ses proches. Très proche même…


Mon avis : 3/5

Nombre de pages : 384
Éditeur : Pocket
Langue : Français
Prix : 7€

Voila un livre qui était dans ma P.A.L depuis quelques temps et que je me suis enfin décidée à ouvrir. Bouclé en deux jours, il s’agit bien sur d’un roman léger qui se lit vite, du pur chick-lit.

Emma est un personnage attachant, surtout dans ses rapports avec sa famille et plus particulièrement ses parents qu’elle considère avoir un peu perdu depuis l’arrivée de sa cousine dans la fratrie. Cependant le problème avec la chick-lit c’est que sous ses airs légers censés nous rappeler notre propre vie on finit toujours pas tomber dans les clichés. On nous sert à chaque fois une héroine soit disant loin d’être parfaite mais au final on a souvent affaire à une jeune femme tout ce qu’il y a de très bien et dont les défauts n’en sont pas vraiment. Ses galères au travail, ses peines de coeur, ses soucis familiaux ont tendance à rester à la surface et à se résoudre avec une facilité déconcertante.

Autant l’histoire d’Emma m’a plu, autant son comportement m’a parfois agacée. Ce coté « je ne fais pas de vague », « je n’ose pas dire ce que je pense » donc au mieux je fais mes coups en douce c’est un peu dommage. Au contraire, je pense que parfois une femme n’hésite pas à gueuler voire casser une assiette lorsque c’est nécessaire.

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La chick-lit a maintenant vingt ans, du moins ce genre là très léger qui continue de surfer sur la vague « conte de fée ». Personnellement j’aime bien lire ce style de roman mais j’aimerais trouver un peu plus de diversité dans les offres et avoir de temps en temps quelque chose dans le style de la série « Girls ». Des histoires avec des « vraies » filles et non des stéréotypes aux défauts tellement mignons, qui finissent toujours par trouver l’homme parfait et au passage s’accomplir dans leur travail.

Cela n’enlève en rien que ce roman est un bon divertissement et certaines scènes sont assez drôles. On est loin du fou rire mais on passe un bon moment tout de même. Maintenant, pas sûre que ce roman me laisse un souvenir impérissable…

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Bridget Jones : Folle de lui – Helen Fielding

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Présentation : Veuve, 51 ans, mère de deux enfants en bas âge, mais toujours en quête de l’homme idéal : Bridget is back ! Elle n’est plus obsédée par ses kilos, plutôt par les réseaux sociaux, le nombre d’amis qu’elle a sur Facebook (ce qui ne peut que mal se passer, vu son niveau en informatique) et ses enfants qui la font tourner en bourrique. Le grand Mark Darcy – avec qui elle a vécu le bonheur conjugal pendant dix ans – est mort dans un accident, et après une longue période de deuil, Bridget se transforme en cougar dans les bras d’un trentenaire sexy (et quelque peu immature). Mais pour combien de temps ? Car elle a bien entendu toujours le don de se mettre dans des situations impossibles.


Mon avis : 4/5

Nombre de pages : 540
Éditeur : Edition J’ai Lu
Langue : Français
Prix : 8€

J’ai été agréablement surprise par ce troisième tome des aventures de Bridget Jones. J’avais tardé à acheter ce livre car pour moi le deuxième tome constituait une fin en soi. Par conséquent, lorsque ce nouveau titre est sorti je ne me suis pas précipitée dans les librairies. Surtout lorsque j’ai appris qu’il mettrait en scène une Bridget qui a la cinquantaine et qui est veuve (R.I.P Darcy).

Mais comme il ne faut jamais dire jamais, je me suis récemment lancée dans ce livre et je dois dire que j’ai été agréablement surprise.

Pour commencer, alors que je ne pensais jamais dire ça, j’ai trouvé la mort de Darcy loin d’être inintéressante. Elle apporte une certaine profondeur à l’histoire et pousse Bridget dans ses retranchements. On découvre ainsi une héroïne qui a perdu de son pétillant face au deuil et qui a 50 ans finit souvent par se dire que sa vie de « femme » est derrière elle. Une situation connue par beaucoup et pas seulement suite à un décès. Une maladie qui vous a changé, une séparation… On sera tous à un moment ou à un autre confronté à ce genre de remise en question.

Un troisième tome avec Darcy en père de famille aimant et vivant le parfait amour avec Bridget n’aurait pas été d’un grand intérêt. Quand à un possible divorce, ça n’aurait fait que décrédibiliser les deux premiers tomes. Non, vraiment je pense que cette histoire de décès était la bonne idée même si par moments Darcy nous manque, comme il manque à Bridget. Et oui, nous aussi nous devons faire notre deuil…

La deuxième chose qui me dérangeait avant d’attaquer ce livre c’était cette histoire de toy-boy. Une femme de 50 ans avec un homme d’à peine 30 ans c’est quelque chose qui me laisse dubitative. Pas physiquement parlant mais mentalement. Mais là aussi, la chose est bien amenée et bien traitée.

Par contre, j’ai eu du mal avec les bourdes répétitives de Bridget. Je veux bien qu’elle soit d’un naturel tête en l’air mais par moment ça frise le ridicule. Je ne remets pas en question les contraintes d’une mère célibataire mais la voir à ce point gauche alors qu’elle ne travaille pas (Darcy a assuré ses arrières) et qu’elle a une nounou, c’est limite insultant pour les véritables mères au foyer qui se plient en quatre pour finir les mois.

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En conclusion, ce livre m’a surprise et dans le bon sens. Bridget a vieilli mais pas forcément muri et ce nouveau cap dans sa vie nous prouve que la perte de l’être aimé n’est pas forcément une fin en soi.

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Challenge Lecture Juillet

Il est parfois nécessaire de se lancer quelques challenges pour réduire sa P.AL. Non parce-que je ne lis pas assez mais parce-que je ne peux m’empêcher d’acheter de nouveaux livres. Par conséquent, je vais essayer de me restreindre en achat cet été et de lire ce que j’ai déjà chez moi !

5 LIVRES AU PROGRAMME

couv31903196 410F573P13L._SX315_BO1,204,203,200_ Le temps des secrets - Marcel Pagnol Jean de Florette - Marcel Pagnol Dieu me déteste - Hollis Seamon

1. Le journal de Mr Knightley – Amanda Grange ✔

Revivez la fabuleuse histoire d’Emma de Jane Austen à travers le point de vue de Mr Knightley. Riche propriétaire terrien, le gentilhomme est à la fois amusé et exaspéré par sa jolie voisine, l’espiègle Emma Woodhouse. Pour occuper sa solitude, la jeune femme met à profit ses talents d’entremetteuse dont les conséquences désastreuses bouleversent la petite ville. Quand le séduisant Frank Churchill, objet de toutes les convoitises, s’établit à Highbury, Mr Knightley est dévoré par la jalousie…

2. Topaze – Marcel Pagnol 

Un modeste professeur, honnête, naïf et méprisé, se trouve embauché par un conseiller municipal véreux qui veut l’utiliser comme prête-nom… Topaze, créé en 1928, est le premier succès théâtral de Pagnol. C’est sa grande comédie de caractères, la plus classique, la plus moliéresque de ses pièces.

3. Le temps des secrets – Marcel Pagnol

Marcel Pagnol grandit et poursuit de nouvelles vacances d’été dans les collines du Garlaban, ensuite ce sera le moment d’entrer au Grand Lycée de Marseille (le Lycée Thiers). Et entre cette rentrée de grand garçon et ce début des vacances, milles tracas, milles secrets vont venir émailler ces tendres moments à la Bastide Neuve.

Au fil des rencontres, Pagnol apprend avec fierté ce qu’est la vie, les amis, les chagrins. De cette période charnière après l’enfance inconsciente, « Le temps des secrets » donne les éléments de réflexion.

4. Jean de Florette – Marcel Pagnol 

Au village des Bastides Blanches, on hait ceux de Crespin. C’est pourquoi lorsque Jean Cadoret, le Bossu, s’installe à la ferme, des Romarins, on ne. lui parle pas de la source cachée. Ce qui facilite les manoeuvres des Soubeyran, le Papet et son neveu Ugolin., qui veulent. lui racheter son domaine à bas prix…

5. Dieu me déteste – Hollis Seamon

New York, hôpital Hilltop. Richard sait qu’il ne fêtera pas ses dix-neuf ans, mais il a une furieuse envie de vivre ! Et d’embrasser Sylvie, la jolie fille de la 302… Contre la montre, le corps médical et sa famille toquée, ce Roméo casse-cou décide donc de flamber ses derniers rêves. Jusqu’à jouer son destin au poker, dans un des plus beaux bluffs jamais montés contre le sort…

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Avant toi – Jojo Moyes

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Présentation : Quand Lou apprend que le bar où elle est serveuse depuis des années, met la clé sous la porte, c’est la panique. En pleine crise, dans ce trou paumé de l’Angleterre, elle se démène pour dégoter un job qui lui permettra d’apporter à sa famille le soutien financier nécessaire. On lui propose un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. C’est alors que la jeune femme découvre Will, un jeune tétraplégique qui rêve de mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis.


Mon avis : 4,5/5

Nombre de pages : 528
Éditeur : Milady
Langue : Français
Prix : 7.90€

Dévoré en deux jours, j’ai tout simplement adoré ce roman. À la fois touchant, drôle et émouvant, il reste juste dans les questions qu’il traite et pourtant elles ne sont pas toujours faciles.

La confrontation entre Lou, une jeune femme pétillante, et Will, un homme tétraplégique des plus bougons, fait des étincelles. Ces deux là n’auraient jamais dû se rencontrer tellement ils viennent de mondes différents mais pourtant le duo fonctionne à merveille !

Au début j’avais quelques craintes. Le coup du gars handicapé/malade qui rencontre une jeune et jolie infirmière ça peut vite tourner au Harlequin. Quel plaisir alors de découvrir que Jojo Moyes nous propose ici une histoire avec des sentiments vrais et pas du tout exagérés. Lou est terriblement touchante mais ne tombe jamais dans la niaiserie, quant à Will, son tempérament austère n’a rien d’une fantaisie. Qui ne serait pas déprimé après avoir passé deux ans dans un fauteuil, paralysé de la nuque jusqu’aux pieds et assuré que son état ne s’améliora jamais, bien au contraire. Son comportement, sa froideur et son désir d’en finir avec la vie sont intelligemment traités.

Le débat sur l’euthanasie partage souvent les gens. Ce récit permet de nous mettre à la place de quelqu’un qui souffre au point de vouloir en finir avec la vie et de ses proches qui l’aiment trop pour le laisser partir. Comment accepter d’accompagner son fils/amis/frère dans la mort ? Comment ne pas se sentir coupable ? Des parents sont-ils indignes si ils aident leurs fils à mourir ? Ou alors cela fait-il d’eux des êtres aimants et dévoués pour accepter d’exaucer le voeu de leur enfant en ignorant leurs propres sentiments ?

« Avant-toi » ne peut que toucher et faire réfléchir. On souffre, on rit et on pleure avec les personnages. Lou et Will nous offrent une histoire forte qui ne vous laissera pas indifférent. Adapté au cinéma, le film sort bientôt mais je ne sais pas si j’irais le voir. Cependant une chose est sûre, ce livre là est un véritable coup de coeur et j’ai très envie de lire la suite maintenant !

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Pride and Prejudice and Zombies

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Présentation : En plus de sa recherche du grand amour et d’indépendance, la belle Elizabeth Bennet doit composer avec une invasion de zombies.


Mon avis : 3,5/5

J’aime beaucoup « Orgueil et Préjugés » de Jane Austen, j’ai vu plusieurs adaptations du roman et même si je suis fan de « The Walking Dead » je dois avouer que l’idée de Mr Darcy et Elizabeth combattant les zombies ne m’attirait pas beaucoup. Je n’ai pas lu le roman « Orgueil et Préjugés et Zombies » de Seth Grahame-Smith, et les critiques assez moyennes ne m’ont jamais donné envie de franchir le pas mais lorsque le film est sorti (et au vu du casting) je me suis dis qu’il serait intéressant d’y jeter un coup d’oeil.

Je dois avouer que j’ai été agréablement surprise. Le rythme et la réalisation m’ont plu. On a vraiment de très belles images. Quand aux acteurs, j’ai eu un coup de coeur pour Matt Smith en Mr Collins. Il est vraiment très drôle dans ce rôle !

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Par contre je ne suis pas une grande fan de Lily James à la base, alors autant dire qu’elle ne m’a pas subjugué en Elizabeth Bennett. Elle n’est pas mauvaise mais il lui manque un petit quelque chose ou alors c’est son jeu qui fait que son personnage me laisse un peu de marbre.., À l’inverse je ne donnais pas cher de Sam Riley en Mr Darcy mais finalement sa version DD (dark-darcy) m’a séduite.

L’histoire est la même que celle de Jane Austen, a ceci près que l’Angleterre est envahit depuis des années par les zombies et que chacun tente de s’en sortir comme il peut. Les répliques les plus connues sont astucieusement placées.

Voila comment refuser une demande en mariage

Les zombies ne sont pas là uniquement pour rajouter du piquant. Au contraire, leur histoire est travaillée et intéressante. Elle s’imbrique dans la vie et le parcours des personnages. Et puis ces zombies là ne sont pas dénués d’intelligence, ce qui rajoute une note d’empathie. Tuer un être qui parle et réfléchi c’est tout de même autre chose que de tuer un mort vivant en mode automatique, mangeur de cervelles ou pas.

Certaines libertés sont prises avec l’intrigue originale, c’était obligé, mais elle ne font que renforcer les caractères des principaux personnages. Mr Darcy est beaucoup plus sombre, Mr Wickam plus diabolique et Mr Bingley souffreteux.

Enfin, j’ai aimé le placement de la scène du lac. Elle n’existe pas dans le roman de Jane Austen mais l’adaptation de 1995 avec Colin Firth l’avait rajouté et depuis elle est devenue CULTE !

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« Pride & Prejudice & Zombies » a donc vraiment été une bonne surprise. C’est l’avantage des films dont on attend rien, on finit souvent charmé. À l’inverse, combien de films ai-je attendu comme le messie pour me dire après visionnage qu’ils n’étaient vraiment pas terribles.

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C’est lundi, que lisez-vous ? [47]

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Voila plusieurs mois que je n’avais pas tenu cette rubrique… La semaine dernière j’ai continué le dernier tome des aventures de Bridget Jones. Acheté d’occasion chez Gibert Jeune, j’étais assez pressée de voir ce que donnerait ce livre. Pour le moment j’aime assez même si on est loin des coups de coeur des deux précédents tomes. Une fois terminé je passerai à une Austenerie : « Le Journal de Mr Knightley » d’Amanda Grange et pourquoi pas un Pagnol aussi, j’ai enfin trouvé de nouveaux titres !

Ce que j’ai lu la semaine dernière :

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Ce que je suis en train de lire :

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Mes prochaines lectures :

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** Et vous, qu’avez-vous lu ? **

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La Trilogie des Fourmis, tome 1 : Les Fourmis – Bernard Werber

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Présentation : Pendant les quelques secondes nécessaires pour lire cette seule phrase vont naître sur terre quarante humains mais surtout sept cents millions de fourmis. Depuis plus de cent millions d’années avant nous, elles sont là, réparties en légions, en cités, en empires sur toute la surface du globe. Iles ont créé une civilisation parallèle, bâti de véritables royaumes, inventé les armes les plus sophistiquées, conçu tout un art de la guerre et de la cité que nous sommes loin d’égaler, maîtrisé une technologie stupéfiante. Elles ont leur propre Attila, Christophe Colomb, Jules César, Machiavel ou Léonard de Vinci. Le jour des fourmis approche. Le roman pas comme les autres nous dit pourquoi et nous plonge de manière saisissante dans un univers de crimes, de monstruosités, de guerres tel que nous n’en avons jamais connu. Au-delà de toute imagination. Il nous fait entrer dans le monde des infra¬terrestres. Attention où vous mettrez les pieds. Après avoir lu ce roman fascinant, vous risquez de ne plus regarder la réalité de la même manière.


Mon avis : 4/5

Nombre de pages : 320
Éditeur : Le Livre de Poche
Langue : Français
Prix : 6.50€

Voila des années que je ce roman m’intriguait. Petite, j’avais vu ma mère lire « La Trilogie des Fourmis » avec beaucoup de plaisir. Et malgré tout j’ai toujours remis à plus tard la lecture du premier tome… Récemment, alors que j’attendais mon vol à l’aéroport je suis allée m’acheter un livre mais autant dire que les boutiques dans ce genre d’endroit ce n’est pas La Fnac. Je me suis donc laissée tenter par « Les Fourmis ».

Ce premier tome a été complètement fou ! Une véritable immersion dans le fonctionnement, au combien captivant, des fourmis. Avant, je les voyais sans les voir mais maintenant j’ai envie de les protéger et de stopper la circulation si je remarque ces insectes traverser une route.

Organisation d’une fourmilière

Lire ce roman c’est découvrir une civilisation extraordinaire avec laquelle on cohabitait sans jamais lui prêter la moindre attention. Bien au contraire, les humains écrasent les fourmis, certains les brûlent avec une loupe et d’autres les enferment dans des boites mais peu se sont posés la question de savoir ce qu’est une fourmis. Grace à Bernard Werber on découvre ce « peuple », son mode de vie, son fonctionnement mais surtout sa superbe organisation. On finit par se sentir plus petit qu’elles, subjugué par leur raisonnement. Bien entendu il y a différentes sortes de fourmis, ici nous avons à faire à une catégorie « pacifiste » et presque sédentaire. La Rolls Royce des fourmis !

Autre point positif de ce roman, son coté deux histoires en une. Car en plus des fourmis, nous suivons les aventures de Jonathan Wells et de sa famille dont les vies seront à jamais chamboulées après avoir emménager dans la maison d’un oncle décédé, lui même fasciné par les fourmis.

En conclusion, ce premier tome était excellent et je vous le recommande fortement. Pas étonnant que 20 ans après sa sortie il continue d’être numéro un des ventes. Pour ma part, je me suis achetée la suite (« Le Jour des Fourmis ») afin de m’immerger une fois de plus dans cet univers passionnant !