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Alan Rickman, l’acteur aux mille visages

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Aujourd’hui Alan Rickman nous a quitté. Ce début d’année est une véritable hécatombe et je tenais à vous parler de cet acteur, au combien grandiose, qui aura marqué le grand écran. Alan Rickman c’était une voix unique et un talent particulier pour alterner les rôles comiques et dramatiques. En nous quittant à 69 ans il laisse derrière lui une filmographie qui en ferait rougir plus d’un à Hollywood. Afin de le célébrer, regardons (à nouveau surement) un de ses films et pour vous aider dans votre choix voici deux films avec Alan Rickman qui m’ont énormément marquée au point de faire partis de mes préférés !

Love Actually

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Alan Rickman nous propose l’histoire la plus touchante de ce film. Avec Emma Thomson ils incarnent un couple uni qui va pourtant chavirer au contact d’une charmante secrétaire. En effet, Harry (Alan Rickman) sera troublé par la jeune femme au point de lui offrir un bijoux des plus symboliques : un médaillon en forme de coeur. Une histoire au combien universelle qui touche tout le monde. Une mari qui perd la confiance de sa femme mais un couple qui tente de garder la face devant leurs enfants. Une histoire touchante qui vient ajouter un peu de mélo à un film plein de bonheur, lui donnant ainsi un peu plus de profondeur !

Et n’oublions pas aussi ce fameux passage où il pousse une de ses employées à avouer ses sentiments à l’homme qu’elle aime en secret depuis bien trop longtemps.

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Sense & Sensibility

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Jane Austen n’a pas eu son pareil pour créer des personnages masculins qui font rêver. Beaucoup connaissent Mister Darcy mais beaucoup moins connaissent le Colonel Brandon et pourtant il est un personne lui aussi mystérieux et plein de bonté. Alan Rickman a joué son rôle au coté de Kate Winslet, Emma Thomson et Hugh Grant en 1995. Il a su incarner à la perfection ce personnage aux abords rustres, voire torturé, mais qui cache un coeur tendre qui ne bat que pour la belle et jeune Marianne Dashwood.

Etc…

Alan Rickman c’est aussi « Harry Potter », « Dogma », « Piège de cristal » et j’en passe. Longue serait la liste ! Je vous invite donc, si ce n’est pas déjà fait, à  découvrir cet acteur unique et plein de talent. Mais si vous hésitez, écoutez-le vous lire un sonnet de Shakespeare, cela devrait suffire à vous motiver !

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Raison et Sentiments – Sense and Sensibility

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Résumé : À la mort de leur père, Elinor et Marianne Dashwood se retrouvent dans une situation financière difficile. Elles sont condamnées à faire un beau mariage dans les plus brefs délais. Le brillant Edward Ferrars, le séduisant John Willoughby et le ténébreux Colonel Brandon se présentent aux soeurs. Mais rien n’est aussi simple. Quelle mystérieuse histoire sépare Willoughby et le colonel ? Quel secret Ferrars cache-t-il ?…


Mon avis : 3,5/5

J’ai recemment acheté le dvd de « Raison et Sentiments », je l’avais malheureusement raté lors de sa diffusion sur Arte pendant la période Jane Austen il y a quelques mois. Face à une météo qui ne donne pas envie de sortir je me suis enfin décidée à entamer cette fameuse histoire pleine de romance.

Je n’ai pas lu le livre, mais j’avais vu et apprécié le film de 1995 avec Kate Winslet, Emma Thomson, Hugh Grant et Alan Rickman. Un film cependant assez court est qui me semblait laisser quelques blancs. Dans cette dernière version (2008) on a assez bien géré le temps : trois épisodes d’un peu moins d’une heure chacun.

J’ai trouvé les acteurs excellents dans leurs rôles. J’avais quand même quelques appréhensions à voir David Morrissey incarner le Colonel Brandon car en ce moment je regarde « The Walking Dead » et il y joue Le Gouverneur, un personnage sombre et violent, voire vicieux. Je craignais donc de ne pas pouvoir me détacher de cette image. Et puis la magie a opéré, David Morrissey incarne à merveille l’homme bon et légèrement mélancolique. Je l’ai trouvé très touchant et bien plus séduisant que Dominic Cooper alias John Willoughby. À la place de Marianne je n’aurais pas hésité une seconde.

Colonel Brandon, Marianne et Willoughby

Colonel Brandon, Marianne et Willoughby

Les soeurs Dashwood sont bien plus approfondies que dans la version de 1995. Marianne m’est apparue moins naïve et plus touchante, quant à Elinor, elle est moins rigide, plus humaine. J’aimais beaucoup Emma Thomson et Hugh Grant mais j’ai toujours trouvé le couple, physiquement parlant, assez mal assorti. Ici pas de soucis, Dan Stevens et Hattie Morahan sont parfaits ensemble. On dirait presque qu’ils sortent du même moule.

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J’ai aussi beaucoup aimé les seconds rôles avec cette tendance très cliché à rendre les méchants laids. Enfin, sauf Dominic Cooper, il faut bien qu’il y ait LE personnage séduisant qui retourne sa veste en plein milieu de l’histoire. Cependant à par lui on est en plein conte pour enfants où si tu as un mauvais fond ça se verra forcément sur ton physique. Je vous laisse admirer cette sublime photo de famille en guise d’exemple.

John Dashwood avec sa femme Fanny et leur fils Henry

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Une chose m’a quand même manqué ou plutôt un personnage. Souvenez vous de l’adaptation de 1995 et des remarques pleines de sarcasme de Hugh Laurie ainsi que ses moues boudeuses. Un Mr Palmer qui avait déjà des airs de Dr House !

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« Raison et Sentiments » n’est pas la seule adaptation d’un roman de Jane Austen que j’ai eu la chance de voir, c’est pour cela qu’il ne rentrera pas dans mon top trois. J’ai passé un très bon moment mais je n’ai pas eu la même intensité d’émotions que j’avais eu pour « Persuasion » ou encore « Orgueil et Préjugés ». Les histoires de Jane Austen ont toujours des airs de contes de fées où les gentils ont droit à leur happy end. Et c’est la façon dont celui-ci arrive qui fait qu’une histoire est bonne ou pas. Attention, je ne dis pas que « Raison et Sentiments » est bâclé, bien au contraire. Mais seulement que les romances m’ont moins transportée. Pourquoi ? Je ne saurais dire… Peut-être que finalement cela vient du fait que nos deux héroïnes ont des caractères très éloignés du mien et donc ont fait que je n’ai pas pu vraiment m’identifier à elles…

En conclusion j’ai passé un très bon moment plongée dans cette fabuleuse époque faite de bals, de robes vaporeuses, de paysages grandioses et surtout de séduction. Et le fait que je ne classe pas cette adaptation au top est seulement dû au fait que les films tirés des romans de Jane Austen sont parmi mes préférés et certains comme « Persuasion » ou « Orgueil et Préjugés » me semblent indétronables.

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From Prada to Nada

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Résumé : Nora , une étudiante en droit, et Marie , une jeune étudiante qui aime faire la fête, vivent avec leur père dans un manoir luxueux de Beverly Hills. Mary est devenue tellement « 90210» qu’elle refuse d’admettre qu’elle est d’origine mexicaine. Quand leur père meurt soudainement, leur mode de vie chic est bouleversé. Elles découvrent qu’elles sont sans le sou et sont donc forcées de déménager chez leur tante Aurelia qui a une maison modeste, mais très vivante dans le quartier latino Boyle Heights à Los Angeles. Terrifiées à l’idée quitter leur monde de privilèges, Nora et Mary, qui ne parlent même pas espagnol, n’ont jamais eu de réelles responsabilités. S’adaptant progressivement à leur nouvel environnement, elles changeront leur BMW et leur Prius pour le transport en commun et embrasseront leur culture qu’elles ont refusé d’accepter depuis si longtemps.


Mon avis : 2,5/5

Nora et Mary ont perdu leur mère lorsqu’elles n’étaient encore que des enfants. Aimées et choyées par leur père, elles se retrouvent sans le moindre sous après sa mort. En effet, la dernière crise financière l’a ruiné, et ne laisse aux deux sœurs que des dettes. Obligées de vendre leur maison, leurs voiture, etc… elles finissent par aller habiter avec leur tante dans le quartier mexicain de East L.A.

Pendant ce temps la maison a été rachetée par Gabe, leur demi frère, qu’elles viennent tout juste de rencontrer. Ce dernier achète des maisons pour les redécorer et les revendre. Un travail qu’il exerce avec sa femme Fanny, une mégère qui ne voit pas d’un très bon œil Nora et Mary.

Nora (Camilla Bella) et Mary (Alexa Vega)

Nora (Camilla Bella) et Mary (Alexa Vega)

Nora se fait très vite à cette nouvelle vie. Travailleuse, elle se voit proposer un job dans un grand cabinet d’avocat dont le patron n’est autre qu »Edward, le frère de Fanny. Il est à l’opposé de sa sœur, gentil et attentionné, il est prêt à tout pour aider ceux dans le besoin. Mais Nora, en vraie working girl, refuse de tomber amoureuse, sa carrière est la chose la plus importante pour elle.

Vous l’aurez compris Nora c’est Elianor et Edward, c’est Edward Ferrars. Dans cette version moderne de « Sense and Sensibility » beaucoup de libertés ont été prises. Certaines ne dérangent pas, et s’avèrent même plutôt normales étant donné les deux périodes différentes. Mais pour ce qui est de la relation Nora & Edward, dans le film c’est comme si les rôles avaient été quelque peu inversés, car c’est Edward qui court après Nora, jusqu’à se prendre un magnifique râteau.

Du coté de Mary, elle est tombée sous le charme d’un des ses professeurs de littérature, Rodriguo. Intelligent, riche, il semble parfait sous tout rapport. Même la famille de la jeune fille tombe sous son charme, mis à part Nora, qui trouve que tout ça va un peu trop vite. En effet, Mary est persuadée qu’il est l’homme de sa vie, elle prévoit déjà de se marier avec lui et de racheter son ancienne maison. Jusqu’au jour où elle découvre qu’il est marié, et qu’il a bien racheté son ancienne maison, mais pas pour elle. Elle n’était qu’un jouet.

Ici aussi les choses divergent de l’histoire de Jane Austen, car Rodriguo, censé incarner Willoughby, cherche la fortune auprès des femmes de la société. Alors que dans ce film il est déjà riche et casé.

Bien sur tout fini merveilleusement bien. Mary tombe sous le charme du ténébreux Bruno, qui lui l’aime depuis le début, et Nora se mari avec Edward. Quand à Gabe, il se sépare de Fanny, et devient un vrai frère pour les deux jeunes filles. Le film prends des libertés, le jeu n’est pas toujours génial, mais ça se regarde quand même. C’est un remake populaire qui ne cherche pas à rivaliser avec l’œuvre originale, mais juste à divertir. En fait, pour moi, Jane Austen touchait des points sensibles à son époque comme la condition de la femme, l’importance de bien paraitre en société, etc… Mais tout cela mit dans le contexte d’aujourd’hui n’a plus de réelles significations, et peut vite tourner en bleuette pas très profonde si l’on ne retravaille pas suffisamment l’histoire comme Helen Fielding a pu le faire avec « Bridget Jones ».

Gabe, Bruno, Mary, Nora et Edward.

Gabe, Bruno, Mary, Nora et Edward.